Lutte contre l'extrême-droite


Face à l’extrême droite, honorons leurs victimes

Dans le contexte actuel de la montée des idées d’extrême droite, les médias nous annoncent une présidentielle jouée d’avance et chaque individu pétri des valeurs humaines, d’égalité, de liberté, fraternité, se demande ce qu’il peut faire.

 

Il y a des actes collectifs et individuels à portée de main et de portefeuille pour tous, s’inscrire dans toutes les commémorations des victimes du nazisme, de l’extrême-droite et de l’intolérance.

 

Près de chez soi, il y a des victimes à honorer pour le souvenir et pour porter le combat contre les idées qui font germer la haine, des colleurs d’affiches aux martyres les plus connus : faisons grossir le public qui participe à ces cérémonies, constituons des groupes, des foules pour rappeler que Guy Môquet et ses frères martyrs exigent des mobilisations fraternelles contre les idées de haine.

 

Envahissons avec nos amis et camarades Oradour sur Glane, le plateau des Glières, le mur des Fédérés, la carrière des fusillés, les places Sémard, la forêt de la Braconne… et affichons nos valeurs et nos couleurs : pas de place pour le brun, ça finit toujours dans la stigmatisation, la haine et la violence, quelle que soit l’échelle du terrain qu’on leur laisse.

 

« Le passé doit conseiller l’avenir. »
Sénèque | Les lettres à Lucilius, LXXXIII vers 64

 


Samedi 12 juin 2021 : mobilisation unitaire contre le racisme et les idées d'extrême droite


Le racisme et les idées d’extrême droite ont toujours été à l’encontre des intérêts du monde du travail et des travailleurs. Le racisme est un délit, il doit être combattu avec la dernière énergie et condamné comme tel.

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Les premiers signataires de l'appel :

Syndicats : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats De France, Syndicat de la Magistrature, UNEF (Union nationale des Étudiants de France), UNL (Union nationale des Lycéens), Fidl, MNL (Mouvement national Lycéen), Solidaires Etudiant-e-s, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), l’Alternative, Confédération Paysanne, USP (Union Syndicale de la Psychiatrie), CNT-SO, CGT-Police, Résilience France, SNMPMI (Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile).

 

Associations et collectifs : Attac, LDH, FCPE, Fondation Copernic, Oxfam, Alternatiba, Amis de la terre, Résilience commune, DAL, CNL (Confédération nationale du Logement), Comité justice pour ibo, Emancipation collective, Rencontre des justices, Coexister, CRAN, SOS Racisme, QNQF (Quartiers nord, Quartiers forts Marseille), Observatoire National contre l’extrême droite, MRAP, association ViSA, Femmes égalité, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif féministe Les Rosies, Les effronté.e.s, JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), AFPS, Conseil démocratique Kurde France, FTCR, CRLDHT, UTAC, France Amérique Latine, La Jeune Garde (Lyon, Strasbourg et Paris), Université Ouverte, Unis pour le climat et la biodiversité, collectif Police Contre la Prohibition, Youth For Climate, Changer de Cap, Compagnie Jolie Môme, Mémoire Traumatique et Victimologie, Héro.ïnes95, Union des Femmes Socialistes de Turquie, La Maison des Femmes de Montreuil, CNAJEP, les Francas, Solidarités Asie France, La Maison des Potes, Osons le féminisme, collectif Taubira Pour 2022, Le peuple uni, RAAR (Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes), Résister aujourd’hui, États généraux migrations, France Nature Environnement, Le mouvement pour une Alternative Non-violente, Reporters en Colère, La Fabrique des Mobilités, Carré Géo & Environnement France, La Cimade, Collectif occupation Odéon, Autres Brésils, L’UJFP (Union juive française pour la paix).

 

Médias : Regards, L’Humanité, Politis, Contretemps, Le Media, Blast, Kedistan, Lyon Insurrection, Bastamag

 

Organisations politiques : ENSEMBLE !, Génération.s, La France Insoumise, EELV, GDS, Nouveaux Démocrates, NPA, Place Publique, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, les jeunes écologistes, MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes), UEC, PEPS, Jeunes Génération.s, Rassemblement Communiste, UCL (Union Communiste Libertaire), PCOF, MdP (Mouvement des progressistes).

 
Informations et contact : appelpourleslibertes@gmail.com

Marine Le Pen n’est absolument pas du côté des travailleurs

Aujourd’hui, il n’y a plus de complexe chez les gens qui défendent des idées d’extrême droite. Ils s’attaquent aux étrangers, à ceux qui défendent les droits de l’homme. Comme le montre ce youtubeur qui reproduit l’attaque d’un militant insoumis. C’est une idéologie qui prône la violence. Il y a quelques années, ça aurait provoqué une large vague de manifestations, de réactions fortes de la population. Mais, aujourd’hui, il y a une grande indifférence. Il est temps que le peuple de gauche s’affirme haut et fort. Les idées d’extrême droite ne doivent pas continuer à occuper l’espace médiatique et ne doivent pas être vues comme un recours contre des années de politique austéritaire, de droite comme de gauche. J’espère que ces manifestations seront bien remplies et que ça enverra un signal fort, dans un climat inquiétant.

Marine Le Pen est très antisyndicale. Elle a une dent contre la CGT. Quand, il y a plus d’un an, nous avions déposé un préavis de grève à la Fédération des Services publics, Marine Le Pen avait crié haro contre la CGT en disant qu’on avait un comportement honteux. Elle n’est absolument pas du côté des travailleurs. Et on le voit dans les collectivités aux mains du RN, les fonctionnaires ne sont pas des personnes qu’ils veulent garder. Ils participent à la casse de la fonction publique et du statut de fonctionnaire. Ils préfèrent privilégier le recrutement direct qu’on appelle du clientélisme et avoir des agents aux ordres.


Depuis de nombreux mois les agressions contre la CGT et ses militants s’intensifient

Tags, dégradations de locaux, menaces écrites ou verbales allant même jusqu’à des menaces de mort et des agressions physiques. L’ensemble de ces faits sont inadmissibles, inacceptables, répréhensibles et extrêmement graves.

La CGT a toujours combattu les idées de l’extrême droite en menant les batailles pour la défense des intérêts des salariés et en démontrant la nocivité de ces idées pour le salariat. En ayant pignon sur rue et leurs ronds de serviettes dans la plupart des médias, les représentants de l’extrême droite diffusent leurs discours de haine sans aucune limite, leur conférant une quasi normalité et une soi-disant légitimité tant dans les propos que dans les actions. La surenchère verbale faite par une partie de la classe politique dites républicaine, reprend à son compte idées et vocabulaire, conduit à un état de violence dans les rapports jamais vu depuis longtemps dans notre pays.


Chaque jour les digues sautent, ouvrant la porte à des faits de violences contre ceux qui ne pensent pas comme eux. Ne nous y trompons pas, lorsqu’ils sont élus, l’ensemble de leurs votes s’inscrivent dans la logique de détricotage des droits sociaux et d’attaques des plus faibles d’entre nous. Leur vision du monde est ultra libérale. La haine de l’autre et le racisme sont leur terreau consistant à montrer nos voisins, nos collègues, comme nos ennemis. Cela permet de masquer les vraies réalités de nos maux que sont l’injustice sociale et ceux qui en bénéficient. Face à ce déferlement, nous avons besoin plus que jamais de démonter ce discours de haine et en parallèle de mener le combat pour défendre l’emploi, les services publics, améliorer les conditions de travail, obtenir des augmentations de salaires qui nous permettront de vivre dignement de notre travail.


La CGT ne cessera jamais le combat contre les idées d’extrême droite et ceux qui les accompagnent. Elle continuera de défendre ses militants contre les basses attaques verbales ou physiques qu’ils subissent malheureusement au quotidien. Chaque salarié la trouvera à ses côtés pour, ensemble, combattre l’injustice et imposer une société plus juste, fraternelle et solidaire.


C’est pourquoi la CGT appelle l’ensemble de ses adhérents à se mobiliser samedi 12 juin prochain.


Appel pour les libertés, contre les idées d’extrême-droite

Un collectif de militantes et militants politiques, associatifs, syndicalistes et de personnalités de la société civile appelle à une grande manifestation pour dire non à l’extrême-droite et à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement.

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons toutes et tous que le climat politique et social en France, comme partout en Europe et dans le monde est de plus en plus imprégné́ par l’extrême droite et ses idées. Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous appelons à une réaction forte, unitaire et rassembleuse, pour réaffirmer notre combat commun contre l’extrême droite, ses idées, et toutes celles et ceux qui participent à sa propagation. De Bolsonaro à Trump en passant par Orban et Salvini, nous assistons à une offensive raciste et réactionnaire particulièrement inquiétante pour l’avenir de la planète. En France, cette offensive raciste a pour corollaire la multiplication des politiques sécuritaires, liberticides et anti-sociales.

 

Braises incandescentes

Ce climat ne doit rien au hasard. Le gouvernement, et ses quatre vigies Darmanin, Vidal, Blanquer et Schiappa, se chargent de l’alimenter depuis des mois. De la loi sécurité́ globale à la loi sur le séparatisme en passant par la chasse à l’islamo-gauchisme et la suppression de l’Observatoire de la laïcité, ce quinquennat accumule les gages à destination de l’extrême droite, en reprenant ses éléments de langage mais aussi certaines de ses propositions. Quand on souffle sur des braises incandescentes et qu’on passe son temps à attiser les haines, cela a des conséquences concrètes. Cela peut même conduire au pire comme nous l’avons vu récemment avec l’attentat contre la mosquée de Bayonne.

 

Après l’envahissement du Conseil régional d’Occitanie par l’Action Française, le saccage d’une librairie et l’attaque de la marche lesbienne à Lyon par des identitaires, les polémiques sur le prétendu islamo-gauchisme et le prétexte de groupes de parole entre personnes discriminées pour attaquer l’UNEF ou s’en prendre à Audrey Pulvar, un cap supplémentaire vient d’être franchi. En moins de 72 heures, un néo-nazi voulant mener un attentat contre la mosquée du Mans a été arrêté, la mosquée de Nantes a été, elle, incendiée, et le centre culturel islamique de Rennes a été recouvert de tags islamophobes. Un appel de militaires factieux, s’appuyant sur la chasse aux sorcières lancée par des membres du gouvernement, est diffusé par l’hebdo d’extrême droite Valeurs Actuelles et est soutenu par Marine Le Pen sans réaction d’Emmanuel Macron ni que gouvernement ne porte plainte devant la justice.

 

Amalgames honteux

Nous ne pouvons accepter que celles et ceux qui subissent haine, discrimination, et injustice soient aujourd’hui accusés de racisme et jetés en pâture par l’extrême droite. Nous n’acceptons plus que la lutte contre les actes terroristes, que nous condamnons fermement, s’accompagne d’amalgames honteux Nous ne pouvons accepter que nous militantes et militants politiques, syndicaux, associatifs soyons montrés du doigt alors que chaque jour ce gouvernement déroule un tapis rouge à l’extrême droite avec ses Lois réactionnaires et liberticides. Nous ne pouvons plus accepter les menaces directes qui nous sont maintenant faites.

 

Nous, militantes et militants politiques, associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile appelons à une grande manifestation pour dire non à l’extrême droite, à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement et défendre nos libertés individuelles et collectives.

 

Nous nous adressons aux associations, syndicats, collectifs, partis qui partagent le fond de cet appel pour qu’ils se réunissent afin d’en construire les conditions.

 

Premiers signataires : Arié Alimi, avocat - Ariane Ascaride, actrice – Manon Aubry, députée européenne (co-présidente du groupe GUE/NGL) - Clémentine Autain, députée (LFI) - Esther Benbassa, sénatrice (EELV) – Manu Bompard, député européen (groupe GUE/NGL) - Taha Bouhafs, journaliste (Le Média) - Julia Cagé, economiste - Anthony Caillé, syndicaliste CGT-Police - Emilie Cariou, députée (Nouveaux Démocrates) - Majdi Chaarana, trésorier de l’UNEF - Eric Coquerel, député (LFI) - Esther Cyna, enseignante à l’université Sorbonne-Nouvelle – Françoise Davisse, réalisatrice - Pascal Debay, responsable confédéral du collectif contre l’extrême droite pour la CGT - Laurence De Cock, historienne – Joséphine Delpeyrat, porte-parole de Génération·s – Jean-Marc Devauchelle, secrétaire général fédération SUD Santé Sociaux - Alma Dufour, chargée de campagne aux amis de la terre - Mathieu Delvaminck, président de l’UNL - Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice – David Dufresne, cinéaste et écrivain - Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL - Eric Fassin, sociologue et anthropologue - Elsa Faucillon, députée (PCF) – Caroline Fiat, députée (LFI) - Aurélie Filippetti, autrice et ancienne Ministre de la Culture – Gérard Filoche, porte-parole de GDS - Léa Filoche, conseillère de Paris (Génération·s) - Bruno Gaccio, journaliste – Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France - Denis Gravouil, secrétaire Général CGT spectacle - Benoit Hamon, fondateur de Génération·s et ancien ministre - Cédric Herrou, militant pour l’aide aux migrants – Julien Hezard, secrétaire général de l’UD CGT Meurthe et Moselle - Pierre Jacquemain, journaliste (Regards) – Eddie Jacquemart, président national de la CNL - Aurore Lalucq, députée européenne (Place Publique) - Mathilde Larrère, historienne des Révolutions – Yvan Le Bolloc’h, acteur - Benjamin Lucas, coordinateur national de Génération·s - Mélanie Luce, présidente de l’UNEF – Corinne Masiero, comédienne - Caroline Mécary, avocate - Jean Luc Mélenchon, député, Président du groupe LFI – Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME CGT - Danièle Obono, députée (LFI) - Younous Omarjee, député européen (LFI) – Mathilde Panot, députée, co-présidente du groupe LFI - Gilles Péret, réalisateur - Eric Piolle, maire de Grenoble (EE-LV) – Ugo Palheta, sociologue (Université de Lille) – Stéphane Peu, député (PCF) - Jean Louis Peyren, syndicaliste CGT Sanofi – Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble - Thomas Piketty, économiste – Pablo Pillaud-Vivien, journaliste (Regards) - Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération Cgt des Services publics - Thomas Portes, porte-parole de Génération·s - Paul Poulain, membre fondateur d’Emancipation Collective - Philippe Poutou, porte-Parole du NPA - Gaël Quirante, secrétaire départemental Sud PTT 92 - Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris (EE-LV) - Ali Rabeh, maire de Trappes (78) - Muriel Ressiguier, députée (LFI) - Sandrine Rousseau, économiste (EE-LV) - Danielle Simonnet, conseillère de Paris (LFI) - François Ruffin, député (LFI) – Anthony Smith, syndicaliste CGT Inspection du travail - Mireille Stivala, secrétaire générale de la Fédération Cgt de la Santé et de l’Action sociale - Aurélien Taché, députée (Nouveaux Démocrates) – Azzedine Taibi, maire de Stains (PCF) - Sophie Taillé-Polian, sénatrice (Génération.s) – Baptiste Talbot, coordinateur de la CGT Fonction publique - Fabien Villedieu, syndicaliste SUD Rail - Emmanuel Vire, secrétaire général du syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT).


Le Rassemblement National, héritier de Hitler et de Pétain

Au niveau politique et géopolitique l'extrême droite, les droites extrêmes et leurs alliés de circonstance semblent avoir le vent en poupe. Dans plusieurs pays ils accèdent au pouvoir, quelquefois dans le cadre de coalitions, avec à chaque fois au-delà des promesses faites aux travailleurs des conséquences désastreuses sur leurs libertés, leurs droits sociaux et en ne modifiant en aucune façon le rapport capital / travail. L'extrême droite vise à briser les conquis sociaux et à affaiblir, en les divisant, les travailleuses et les travailleurs ! De plus, le développement de médias d'extrême droite, complotistes, racistes, la reprise des thématiques et des idées d'extrême droite dans de nombreux débats est une alerte pour notre démocratie. Partout sur l'échiquier politique jusqu'au plus haut niveau de l'État ces idées nauséabondes viennent éloigner le débat public des exigences sociales que nous portons, notamment sur la réduction du temps de travail, la hausse des salaires, ou bien encore la fiscalité ou la question de l'évolution écologique de notre industrie.

 

Derrière la stratégie de normalisation

Pour rappel, malgré sa stratégie de "normalisation" le Rassemblement national est bien ce parti d'extrême droite, raciste et xénophobe. Anciennement nommé Front National, créé en 1972 par d'anciens collaborateurs pétainistes, il se situe clairement dans la lignée des ligues fascistes des années 30. Ses liens de très grande proximité avec les mouvements identitaires racistes et violents le démontrent encore aujourd'hui. Depuis plusieurs années, leur gestion de communes a démontré les choix politiques mettant en pratique leurs idées racistes, violentes, contre les associations de solidarité et les organisations syndicales. Leur acharnement contre le Secours Populaire sur Hayange ou bien la politique anti-pauvres, l'anti-syndicalisme CGT et le racisme assumé par le maire de Béziers sont les premiers signes de ce qu'engendrent des représentants de l'extrême droite au pouvoir.

 

Extrême droite et menaces contre les syndicalistes

Récemment les menaces de mort contre deux militants de la CGT en Moselle engagés au Secours Populaire vient rappeler aussi le vrai visage des héritiers de Hitler et Pétain, la violence de cette extrême droite qui par ailleurs n'hésite pas à recourir à des actes terroristes et des meurtres dans plusieurs pays européens. En tant que syndicalistes, salariés du public comme du privé, retraités et privés d'emploi nous avons une responsabilité particulière. Notre devoir est d'avoir toujours en main notre boussole émancipatrice pour éviter la catastrophe à venir de l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir.

 

Syndicalisme : le choix de la justice, de l'égalité des droits et de la solidarité

Par ailleurs la CGT organise et syndique tous les salariés quelles que soient leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. Accepter les thèses de l'extrême droite sur la "priorité nationale", la fausse réalité d'un "grand remplacement des populations dites de souche par des personnes d'autres continents" soi-disant à l'œuvre en France, l'immigration comme cause du chômage ou bien encore le refus de la régularisation des sans-papiers est totalement incompatible avec les valeurs de la CGT. L'extrême droite ne porte pas les valeurs que défend la CGT qui, dans le préambule de ses statuts, stipule agir "contre toutes les discriminations, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions". Nous sommes engagés pour un monde de justice sociale, de paix et d'égalité. Par conséquent nous menons de tout temps une farouche bataille contre le racisme et l'extrême droite, ses idées, ses pratiques. Notre travail interne reste à poursuivre et notre engagement auprès des salariés pour les convaincre de la dangerosité du fascisme doit toujours être parmi nos priorités.

 

Continuons donc à faire de la CGT un rempart contre la montée du fascisme, comme elle l'a été dans toute son histoire. Appelons le monde du travail à se mobiliser contre les idées d'extrême droite et contre le racisme. C'est dans cet objectif que la CGT dans l'unité avec d'autres organisations associatives, politiques, syndicales appelle à une journée nationale d'actions partout en France le samedi 12 juin.

Pierre Bousquet, à l'origine du RN s'engagea dans la 33e division SS "Charlemagne" ou "33. Waffen-Grenadier-Division der SS Charlemagne (französische Nr. 1)"  (écusson en haut de la page).


Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême-droite. Lutter contre le Rassemblement National et ses propositions ultra-libérales



Menaces de coup d’État militaire : la CGT appelle à la vigilance et exige une enquête approfondie

Le 21 avril dernier, date anniversaire de la tentative de putsch des généraux pendant la guerre d’Algérie et de la première qualification de l’extrême droite au second tour de la présidentielle, le site du journal d’extrême droite Valeurs Actuelles a publié un texte, signé par 20 anciens généraux, concluant sur une menace de coup d’État militaire. Enjoignant le gouvernement à faire preuve de plus de fermeté à l’égard d’"un certain antiracisme", "de l’islamisme et des hordes de banlieue", cet appel décrit un pays qui serait au bord de la guerre civile et se termine sur une menace d’intervention des forces armées "dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national". Ce texte est cosigné par plus d’un millier d’autres personnes dont les noms ont été publiés avec leurs grades militaires.

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COMMUNIQUÉ CONFÉDÉRAL CGT
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