Retraités


Macron sur TF1 : communiqué de l'Union Confédérale des Retraité.e.s-CGT

Une main sur le cœur, notre portefeuille dans l'autre

Dans l'entretien accordé à TF1 le jeudi 12 avril 2018, Le président de la République a voulu faire oublier les propos méprisants que ses ministres et lui même ont tenus à l'égard des retraités. Il a même nié que son premier ministre ait qualifié de "retraités aisés" ceux qui percevaient 1200 €, seuil à partir duquel s’applique la hausse de la CSG, alors que lui même avait déclaré en août 2017 : "Je leur demande donc, pour les plus aisés, un effort, je l’ai dit." Toujours le même discours, la compassion en prime «Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille» dit-il, mais c’est notre portefeuille qu’il prend pour cible. Ce serait pour relancer l'économie en rémunérant mieux le travail. C’est aussi pour cette raison qu'il a supprimé l'impôt solidarité sur la fortune (ISF). Donc il exige la solidarité des retraités mais en exonère les plus riches de ce pays. Selon lui enrichir les plus riches, favoriserait l'investissement et l'emploi. Le problème qu'il se garde d'évoquer et que le journaliste ne lui oppose pas, c'est que la part des dividendes distribués n’a cessé augmenter ces dernières années tandis que les investissements et les salaires stagnent. Et la France est championne d'Europe des dividendes ! Il aurait été crédible s'il avait taxé les profits qui n'étaient pas réinvestis, mais il l'a refusé.

Il remercie les retraités. Cela ressemble à de la gratitude mais signifie aussi que pour lui il n'est pas question de revenir sur la ponction opérée sur leurs revenus. "Je respecte les peurs (...) mais "le fait que des gens soient mécontents ne m'arrête pas". Traduction: vous avez tort d'avoir peur et je n'entendrai pas vos protestations. "J'ai besoin de vous" sous-entendu : les retraités seraient ingrats et égoïstes de pas répondre à son appel à l'aide. Vous ne nous culpabiliserez pas Monsieur le président de la République, les retraités ont travaillé 40 ans et plus de leur vie pour produire les richesses de ce pays. Ils ne sont en rien responsables de la dette de la France. Les responsables sont les gouvernements qui ont dirigé le pays. Vous avez fait partiedu précédent et vous poursuivez dans la même voie. En accélérant le démantèlement de notre modèle social, votre politique entraine désordres, souffrances et chaos dans tout le pays. Avec 8 autres organisations nous lançons une pétition pour l'annulation de la hausse de la CSG et pour la revalorisation des pensions. C’est la meilleure contribution que nous puissions apporter à l’économie du pays et nous sommes bien décidés à la faire partager massivement et à nous retrouver dans la rue le 14 juin dans toutes les régions de France.



Les retraité.e.s en colère ont participé aux manifestations du 19 avril 2018

La colère des retraités ne faiblit pas après les énormes manifestations du 15 mars. Le président de la République devra assumer une lourde responsabilité s’il persistait à ignorer le malaise, le mécontentement et la colère que sa politique engendre dans le pays. Lorsque les conditions de travail et de vie de tant de salariés et de retraités sont mis en cause c’est que l’intérêt général lui-même est menacé. Le président de la République a trompé les retraités en faisant croire à des millions d’entre eux que la hausse de la CSG ne les concernerait pas. Il a tenté de les opposer aux salariés et aux jeunes en les laissant traiter par ses ministres « d’égoïstes » et de « génération dorée ». Il a tenté de les culpabiliser au nom de la solidarité intergénérationnelle, alors que dans le même temps il supprimait l’impôt solidarité sur la fortune ! Même méthode avec les cheminots. Il ne se passe pas un jour sans qu’ils soient stigmatisés par les médias dans une quasi unanimité qui sent fort la manipulation. Les cheminots ne défendent pas que leur statut ni leurs seuls intérêts. C’est le service public du chemin de fer qu’ils défendent contre les dangers d’une privatisation qui fera les mêmes dégâts que l’on constate en Angleterre ou en Allemagne, notamment pour les usagers. C’est si vrai qu’en Grande Bretagne une majorité de la population souhaite la renationalisation du chemin de fer. Une idée fait son chemin : si tant de choses vont mal dans notre pays c’est qu’il y a quelque chose de profondément nocif dans la politique ultralibérale de ce président qui pré- tendait moderniser le pays. Les incantations sur les thèmes de la crise, de la dette, de la compétitivité et de la mondialisation pèsent sur les consciences. Mais devant autant d’injustices et de mécontentements chacun, chacune peut douter de la légitimité et de la viabilité des politiques mises en œuvre. Le contraste avec les amabilités et les cadeaux accordés sans retenue et « en même temps » aux plus riches décrédibilise un peu plus les intentions affichées par le président-beau parleur.


Réforme des retraites Macron : vers une nouvelle baisse des pensions

Le président de la République a nommé un haut-commissaire aux retraites, M. Delevoye, pour faire passer l’ensemble des régimes de retraite existant sur un système par points (les cotisations achètent des points, les retraites sont calculées avec la valeur de service des points achetés, comme par exemple à l’IRCANTEC ou à l’ARRCO-AGIRC). Un projet de loi serait présenté en 2019. La même valeur d’achat et de service serait utilisée pour l’ensemble des régimes. Cette harmonisation rendrait inutile de fusionner tous les régimes de retraite en un seul, du moins dans un premier temps. Tout laisse penser qu’un tel système se traduirait par une baisse de la pension pour la majorité des fonctionnaires, même dans l’hypothèse, non confirmée à ce stade, d’une intégration des primes dans la cotisation [Cliquer l'image pour lire le 4 pages].



Les retraité.e.s sont en colère. Le 15 mars cela va se voir et s'entendre !

Cela fait bientôt un an que Macron a parlé et écrit à propos des retraités, cela fait 8 mois que le groupe des 9 lui a écrit pour lui demander un rendez-vous, il n’a jamais voulu les recevoir. Pire il agit : en augmentant de 25 % le taux de la CSG aux retraités, prétendument par solidarité pour les actifs… Nous exigeons qu’il reçoive les représentants des 16 millions de retraités ! Cette nouvelle baisse des pensions s'ajoute à une liste déjà longue de diminution du pouvoir d'achat des retraités : la CASA (financement de la dépendance, payée uniquement par les retraités) de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les célibataires, les veuves et veufs ayant élevé seul un enfant, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis 4 ans. Nous exigeons de revoir le financement de la dépendance et l’annulation des mesures fiscales. Et comme si ça ne suffisait pas, en 2018 sera à nouveau gelée les pensions et les complémentaires. Le 1er janvier, sont arrivées les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant... Nous exigeons la revalorisation et le rattrapage immédiat des pensions ! Les neuf organisations nationales de retraités (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP, Ensemble &Solidaires-UNRPA, LSR), appellent à l'action nationale, le 15 mars 2018 pour exiger la revalorisation des pensions et l'annulation de l'augmentation de la CSG. L'objectif à terme de celle-ci étant la remise en cause de notre modèle social et de fait de notre Sécurité Sociale. Les unions de retraités des Bouches du Rhône (UDR FO, USR CGT, UNIRS Solidaires, Retraités FSU, FGR FP, LSR) appellent les retraités à la mobilisation le 15 mars 2018.


Manifestation unitaire à 10h30 à Marseille

au bas de la Canebière

Le 15 mars, retraités et EHPAD dans la rue

 

Suite à la réunion de l’intersyndicale du 26 février, l’horaire du rassemblement a été avancé à 10 H 30 ; donc, rendez-vous à 10H30 en bas de la Canebière. Le 15 mars, les personnels des EHPAD, hôpitaux gériatriques et services pour personnes âgées, en grève se rassemblent devant la Mairie et convergeront vers le rassemblement des retraités pour un pique-nique de lutte. Pour rendre cette initiative visible, réaliser des pancartes collées sur des cartons avec des slogans pour écrire votre colère, emporter des sièges pliants, et pour symboliser ce que nous pourrions devenir avec la politique « antisociale » du gouvernement envers les retraité-e-s, se vêtir en pyjama, robe de chambre, des tenues un peu effilochées, emmener déambulateurs, cannes, fauteuils roulants, etc. Pour le pique-nique possibilité de sandwichs (jambon, saucisson, fromage) et une bouteille d’eau (50 cl) à 3 € sandwich et eau.

 


Non à la baisse des pensions ! Les retraité.e.s dans l'action


Les retraitées et les retraités : ni privilégiés ni assistés ! Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d’euros par an. Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations. » Les retraité-e-s n’ont pas attendu le Président Macron pour faire preuve de solidarité et cette nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations. Cette nouvelle baisse des pensions s’ajoute à une liste déjà longue de diminution du pouvoir d’achat des retraités : la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions pendant 4 ans. Et comme si ça ne suffisait pas, la pension de 2018 sera à nouveau gelée et les complémentaires bloquées pour très longtemps. Le 1er janvier, sont arrivées les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant...

À l'appel de CGT - FO - CFTC - CFE/CGC - FSU - Solidaires - LSR - Ensemble et solidaires

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Retraités/retraitées : ni nantis, ni enfants gâtés, ni privilégiés !


Augmentation de la CSG, baisse des APL, baisse des pensions, le  pouvoir d'achat des seniors ne cesse de diminuer. Les retraités revendiquent le droit à une retraite décente, à la santé et à l'autonomie tout  comme le droit au logement, aux loisirs, à la culture, à la pratique sportive, à l'information... Le droit à vivre dignement ! Les syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU appellent à manifester à Marseille jeudi 23 novembre à 10H00 au Vieux-Port.

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impôts : où en est la réforme promise ?


La grande réforme fiscale promise par le candidat Hollande et reprise par le gouvernement Ayrault est tombée aux oubliettes comme la quasi-totalité des promesses faites en 2012. Cette réforme devait réduire le poids de la TVA et réviser l’impôt sur le revenu pour en refaire un impôt véritablement progressif avec des tranches plus nombreuses pouvant aller jusqu’à 60 ou 65 %. Seule une dernière tranche à 45 % a été créée.

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La section syndicale retraité.e.s du CD13

L'Union Confédérale des Retraités est l'organisation spécifique de la confédération pour l'activité syndicale en direction des retraités, des préretraités, des veufs, des veuves et des chômeurs âgés. L'UCR-CGT se fixe pour mission de défendre les intérêts des retraités, mais elle organise aussi les loisirs avec son association LSR. Elle édite un bimestriel "Vie nouvelle".

Forte de plusieurs dizaines d'adhérent-e-s, la section syndicale se réunit tous les mois à l'Hôtel du Département. 


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Les retraité.e.s CGT des Bouches-du-Rhône se donnent rendez-vous sur ce site !

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