PÉTITIONS

Pétition citoyenne contre la fermeture de la poste à Jouques

La fréquentation est aujourd’hui de 130 personnes/jour... Jouques a besoin de son bureau de poste ! En 2016, le groupe a fait un bénéfice de 849 millions d’euros, soit un bond de 33 %. En 2015, il remportait pourtant la palme des bénéficiaires du CICE, avec 341 millions d’euros d’aide publique. Et malgré tout, 6 284 postes furent supprimés !

Jouques doit garder son bureau de poste !

Téléchargez et imprimez la pétition... et faites-la signer !



Pétition : loi sanitaire et régressions sociales à venir

Pour une politique sociale et de santé juste et démocratique, contre la loi sanitaire et les régressions sociales

Le 22 juillet dernier, une tribune était signée par des dizaines de responsables d'organisations syndicales, associatives et politiques, de santé, d'élus et de personnalités, d'horizons très divers. Le 25 juillet, un accord était trouvé au Parlement pour une loi sanitaire conduisant à des régressions sociales inédites : possibilité de discriminer à l'embauche, de suspendre le salaire ou de licencier des salarié·e·s, en CDD ou précaires, parce qu’ils ou elles ne sont pas vacciné·e·s ; refus de patient·e·s dans les hôpitaux pour la même raison ; plus largement, instauration d'un contrôle et d'une surveillance généralisés sur la population. Il faut combattre la pandémie de façon juste et démocratique. D'autres mesures sont nécessaires pour cela. Devant la colère exprimée dans la rue et tout en appelant à une vaccination large et massive, un large arc de forces progressistes lance une pétition pour exiger une tout autre politique de lutte contre la pandémie. Une politique fondée sur la prévention et l'accès égal à la vaccination, des moyens bien plus importants pour la santé publique, la réduction des inégalités et la solidarité internationale


L'exigence des retraité·es

Signez la carte-pétition à Macron !

Téléchargez la carte-pétition, imprimez-la et retournez-la au Président de la République !

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NON au projet Hercule !

Satisfaction et vigilance après l'annonce du report de la réforme d'EDF

D’abord baptisé « Hercule » puis « Grand EDF » , le très contesté projet de réforme d’EDF est, selon une source gouvernementale citée par l’AFP, reporté car « à ce stade, les discussions n’ont pas abouti » avec Bruxelles et « il n’est pas envisageable d’avoir un projet de loi au Parlement dans l’immédiat. » Si le gouvernement préfère mettre ce report sur le compte des discussions avec Bruxelles, cette annonce n’est évidemment pas étrangère à la très forte opposition syndicale et politique qui s’est manifestée ces deniers mois. Elle est à mettre au crédit des syndicats de l’interfédérale de l’énergie qui combattent ce projet depuis des mois et qui ont largement mobilisé les énergéticiens. Les syndicat CGT, CGC, CFDT, FO ont d’ailleurs une fois encore fait pression sur le chef de l'État le 1er juillet en lui adressant un courrier unitaire pour lui demander de « renoncer à sa réforme herculéenne d'EDF et de ne pas écouter les sirènes des banques d'affaires » . Les syndicats estimant, notamment que le « gouvernement n'a toujours pas éclairci les nombreuses zones d'ombre liées aux négociations toujours en cours avec la Commission européenne. » L’interfédérale estime que « des points aussi essentiels que les modalités précises du nouveau mode de rémunération du parc nucléaire destiné à remplacer le dispositif aussi mortifère qu'inique qu'est l'AReNH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique », ndlr) , l'avenir du parc hydroélectrique ou le maintien des synergies opérationnelles entre EDF, son parc nucléaire et son parc hydroélectrique. La fin de ces synergies signifierait la désintégration de fait d'EDF ».

La destruction d’un service public

Fondée il y a 75 ans, issue du Conseil National de la Résistance, EDF est le fruit de la nationalisation de 1 450 entreprises privées de production et distribution d’énergie. Souhaité par le Général de Gaulle et le ministre de l’Industrie de l’époque Marcel Paul, ce service public a pour finalité de fournir tous les Français en électricité, au même prix et ce indépendamment de leur situation sur le territoire. La mise en place du projet Hercule est la mise à mort de ce bien commun stratégique pour le développement et la souveraineté de la France.

 

Un projet injuste piloté par des financiers

En 20 ans, les gouvernements successifs ont privatisé des secteurs entiers de notre économie au détriment du pouvoir d’achat des Français : la distribution postale, la télécommunication, les autoroutes ou encore des transports en commun. Le secteur de l’énergie a subi aussi la loi du marché. Depuis 2004, la séparation d’EDF et GDF, l’ouverture du capital, l’ouverture à la concurrence, sont autant d’étapes de destruction du service public de l’électricité qui ont eu deux conséquences pour les usagers, devenus des clients : une baisse de la qualité du service et l’augmentation du prix de l’électricité pour le compte des actionnaires (+50% en 15 ans). Hercule est le dernier domino d’un projet uniquement financier, sans dimension industrielle ni sociale. Hercule vise à éclater EDF en plusieurs sociétés concurrentes entre elles. Un projet faussement argumenté par des financiers dont le seul objectif est de mettre la main à cette grande entreprise au détriment de la transition énergétique.

 

Trois sociétés pour plus de profits

Si rien n’est fait, le projet Hercule aboutira au morcellement d’EDF en trois sociétés avec des propriétaires différents (“EDF Bleu”, “EDF Vert” “EDF Azur”), avec pour mot d’ordre la socialisation des pertes, la privatisation des profits.

  • EDF bleu détenu à 100% par l’État, sera la société en charge des activités de production nucléaire d’électricité. Celle-ci demandera des investissements lourds et des retours sur le long terme. Tout ce que fuient les financiers.
  • EDF vert, avec un capital ouvert à 30% dans un premier temps, sera la société qui regroupera la distribution (ENEDIS), le commerce, les services, EDF Renouvelables et les activités d’outre-mer. Des garanties de profits permanents pour les actionnaires.
  • EDF Azur sera la société en charge des installations de production hydrauliques. Bien que leur complémentarité assure le bon fonctionnent du système global (notamment au niveau des capacités de production), Azur sera strictement séparée des autres sociétés.

Ambroise Croizat mérite d’entrer au Panthéon

Il y a cent vingt ans ans, le 28 janvier 1901, naissait Ambroise Croizat. La France lui doit l’une de ses plus belles créations collectives : la Sécurité sociale. Il en fut la cheville ouvrière et le principal bâtisseur, en tant que ministre du Travail au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans le respect du programme du Conseil national de la Résistance. Depuis lors, des générations de citoyens ont eu la chance de bénéficier d’une ­couverture sociale ­exceptionnelle. Il faut bien mesurer l’œuvre civilisatrice d’Ambroise Croizat pour ce qu’elle est  : une étape fondamentale, révo­lu­tionnaire, dans la ­recherche d’une vie meilleure qui a toujours animé l’humanité.

 

L’objectif d’Ambroise Croizat était de briser l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail. Sa volonté, sa vision étaient de ne plus faire de la retraite l’antichambre de la mort, mais bien une nouvelle étape de la vie. Notre pays doit à ce militant communiste la générali­sation des retraites, les comités d’entreprise, la médecine du travail, la reconnaissance des maladies professionnelles, la prime prénatale… En tant que député du Front populaire, dès 1936, il avait déjà pris une part considérable dans l’instauration des congés payés, des conventions ­collectives et de la ­semaine de quarante heures.