Société

Solidarité avec l'Aquarius

En septembre sortira une double compilation avec l'aide d'Imhotep (du groupe IAM) et avec le soutien de nombreux artistes qui ont décidé de céder leurs droits en offrant une de leurs chansons. Cliquez ici pour en savoir plus !

 


Les croisières méditerranéennes de Bernard Lavilliers

« C’est très simple, je chante ce que je ressens. J’ai fait une chanson, "Croisières méditerranéennes", celles qu’on voit partir du port de Marseille, où j’ai chanté souvent. Ce sont des paquebots impressionnants de quinze ou vingt étages de haut, qui étaient sur les mêmes lignes de nage que les Zodiac pourris chargés de réfugiés. J’ai imaginé que ces paquebots de croisière tout blancs aux prix spéciaux pour les couples qui partent visiter les îles grecques ou italiennes ont pu croiser sur leur route des naufragés de l’exil. Le titre "Croisières méditerranéennes" est ironique, parce que ceux dont je parle ne sont pas sur les croisières Costa. Je suis associé à SOS Méditerranée, que je soutiens depuis le début. Parmi mes nouvelles chansons, elle est celle qui résonne le plus en ce moment. Je chante ce thème d’une voix assez douce, un peu comme un crooner. Ce qui enlève le côté pathos de ce que je raconte. Les mecs qui sont derrière des barbelés du côté des pays des Balkans pensaient peut-être que l’Europe serait plus accueillante. On parle d’eux comme de migrants en laissant croire qu’ils vont nous envahir. Pour moi, ce sont des réfugiés ou des exilés non volontaires. »

[Extrait de l'interview de Bernard Lavilliers au journal L'Humanité.]


Grèce : rendez-vous aux abattoirs

Manif à Athènes le 24 juin 2018

*Au sujet du titre « Rendez-vous aux abattoirs » Mikis salue Tsipras par une phrase d’Aris Velouchiotis, le grand Kapetanios de la résistance grecque.
Source : "Arrêt sur info"

Par Mikis Thédorakis (Décembre 2016)

 

Camarade Alexis, je te tire mon chapeau, parce que tu es un gros dur. Le plus gros des durs depuis 450 av. J.C. jusqu’à nos jours en Grèce. Parce que tu fais tout ce que tu veux sans tenir compte de quiconque. Tu prends ton avion personnel, tu le remplis d’amis et d’amies, tu pars à Cuba et tu laisses l’addition de 300.000 dollars à payer par les gugusses qui gagnent 300 € par mois dans le meilleur des cas. Tu fais tout ce qui te plaît.

Tu parles sur la Place de la Révolution où parlait Fidel, comme un révolutionnaire pur et dur. Tu te dresses de toute ta superbe contre le Capitalisme-Impérialisme. Tu te goinfres (600 euros pour un repas payé par le Ministre des Affaires Étrangères, donc par tes lèche-bottes).

Tu t’amuses, tu fais la fête, alors que les gugusses de Grecs font la queue pour retirer leur retraite, payer électricité, banques, hôpital et surtout austérité sur austérité.

Tu te la joues révolutionnaire et quand tu reviens, tu redeviens ce que tu étais, un gamin qui court pour exaucer tous les caprices de Merkel, d’Obama et de Juncker, que tu fustigeais de Cuba – et ça retombe à nouveau sur le dos du peuple grec si intelligent, parce que c’est lui qui a décidé d’être gouverné par des gens sans supporters et sans honneur, qui font joujou au gouvernement. Rendez-vous aux abattoirs *



Lectures

Aujourd’hui, le capitalisme domine le monde. Progrès éblouissants, puissance créatrice, vitalité stupéfiante, la planète croule sous les richesses mais jamais les inégalités n’ont été aussi violentes, jamais l’environnement n’a été aussi saccagé, jamais aussi peu d’hommes n’ont confisqué autant de richesses au détriment de la majorité… Tout ça, nous le savons, tout ça, nous le voyons. Alors que faire ? Réforme ou révolution ? Lutter pour un capitalisme à visage humain ou faire exploser cet ordre cannibale ? Jean Ziegler le répète : « j’appartiens au camp des ennemis du capitalisme. Je le combats. » Peu d’hommes sont aussi clairs aujourd’hui, aussi déterminés. Il explique pourquoi à sa petite-fille Zohra, en espérant qu’elle en verra la fin (Là-bas si j'y suis).

 

Le Seuil - 128 pages / 9.00 € TTC (EAN 9782021397222).



À l'affiche au cinéma...

En guerre

C’est un film d’action. Un film d’action collective, même. Peut-être faut-il commencer par là pour appréhender En guerre, le nouveau film de Stéphane Brizé, en compétition au Festival de Cannes, qui sort sur les écrans aujourd’hui. Car le pire serait qu’il soit reçu comme un film à charge ou à thèse. Ce qu’il n’est pas. Pas de tendres victimes ou de méchants bourreaux cyniques. Le récit évite toute vision manichéenne et préfère un vrai face à face nourri par une volonté farouche de comprendre ce qui mène des salariés au débordement, à la violence, soudaine et furtive, qui éclate dans des reportages télé. Les images de salariés en colère, en grève ou en pleine manifestation sur fond de fermeture d’usine sont devenues courantes dans le paysage médiatico-économique ces dernières années. Ici, Perrin Industrie, une entreprise de métallurgie, annonce sa fermeture alors qu’elle fait encore des bénéfices, qu’elle a empoché des aides d’État en vue de développer l'emploi et que les salariés ont accepté de travailler 40 heures hebdomadaires payées 35 pour garder leur job. Ce scénario est un classique de l’action syndicale. Ses détails sont pourtant moins connus du grand public. Stéphane Brizé se saisit de cette parole non tenue, argument dramatique classique par excellence, pour dérouler une trame narrative menée tambour battant. Les salariés ont quatre mois pour mener la bataille et tenter de s’opposer à la délocalisation du site, jugé trop peu rentable par les actionnaires. Une injustice contre laquelle l'État lui-même ne peut rien… (Extrait de l'article de la NVO).


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Non

Durant la réforme du Code du travail de 2016 en France, l'usine Radial ferme après un mouvement de grève long et harassant. Jeansé, Juliette, Bruno, Christine et Pierre se retrouvent pour "fêter" entre amis leur prime de licenciement. En rentrant chez lui, Bruno refuse violemment de se soumettre à un contrôle de gendarmerie. NON raconte l'itinéraire d'une colère lointaine, furieuse et virale. La bande de copains va partir en orbite pour garder ce qui leur reste d'humanité.


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La Villa


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La victoire des Fralib


Après la bataille victorieuse, maintenant le film ! « 1336 jours, des hauts, débats mais debout » est l’histoire des Fralib, que raconte avec talent dans un documentaire Claude Hirsch. C’est le récit de ces 1336 jours de combat pour une reprise d’usine par 82 salariés entêtés, qui refusent que ferme leur boite, et qui réussiront à la faire renaitre, rebaptisée 1336. C’est l’histoire du combat d’humbles ouvriers, contre une multinationale, Unilever, qui voulait les condamner au chômage, quand bien même leur activité était rentable. Entre 2010 et 2014, les Fralib se sont battus, ont médiatisé leurs actions, pour finalement gagner le droit de reprendre la boîte, sous la forme de la société coopérative ouvrière provençale, thés et infusions (Scop-TI).



Visiter le camp des Milles

Seul grand camp français d'internement et de déportation encore intact et accessible au public, le Camp des Milles abrite aujourd'hui un important musée historique, tourné vers l'Éducation et la Culture. S'appuyant sur l'histoire du lieu, son action est destinée à renforcer la vigilance et la responsabilité de chacun, face aux racismes, à l'antisémitisme et à tous les fanatismes.

  •  Le volet Historique - connaître l'histoire des internements et des déportations des Milles vers Auschwitz (1939-1942)
  • Le volet Mémoriel - découvrir un camp quasiment intact qui fut un " Vel d'Hiv du Sud " sous autorité française
  • Le volet Réflexif - inédit sur un lieu de mémoire : des clés de compréhension pluridisciplinaires sur les mécanismes humains qui peuvent mener au génocide.