Préavis de grève de la Fédération CGT des services publics du 1er au 30 avril

Le préavis de grève déposé par la Fédération : un outil qui vise, en dernier recours, à protéger les agents exposés au coronavirus. À la suite du dépôt d’un préavis de grève, Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération CGT des Services publics, explique pourquoi ce dernier vise d’abord à protéger les agents dépourvus face au Covid-19.


Interview de Philippe Martinez dans "HuffingtonPost"

« Au HuffPost, le secrétaire général de la CGT livre son analyse de la crise sanitaire et économique actuelle et ses remarques toujours virulentes à l’encontre de la politique menée. S’il reconnaît “l’écoute” de certains ministres et de “bonnes mesures” comme la prime pour les indépendants ou l’arrêt maladie pour les parents qui gardent leurs enfants, il réclame d’urgence l’arrêt des activités économiques non essentielles, plus de protection pour les salariés en première ligne et le paiement intégral du salaire pour les salariés en chômage partiel. Entretien. »



Coronavirus : la priorité c’est protéger ! Tract de la Fédération CGT des services publics


Face à un virus qui se propage très vite et qui a déjà tué des milliers de personnes dans le monde, la priorité est bien de prendre toutes les mesures de prévention pour assurer la sécurité et la santé de l’ensemble de la population. L’Europe est devenu l’épicentre de la pandémie et en France comme ailleurs ce sont les travailleuses et travailleurs qui sont en première ligne face aux impacts sociaux, sanitaires et économiques de cette crise. Ne pas les protéger ne fera qu’accroître la vitesse de la propagation de la maladie. Cette situation génère, pour les salariés encore présents sur leur lieu de travail, un état d’inquiétude et de panique grandissant.

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Macron dit : « Nous sommes en guerre... » les femmes, elles, sont au front !


Au-delà de l’impact sanitaire sur la santé de chacun.e, le COVID-19 va lourdement pénaliser les femmes parce qu’elles sont au front pour assurer les services publics et en première ligne pour réaliser les tâches domestiques et familiales.


Les femmes déjà pénalisées professionnellement par rapport aux hommes – n’oublions pas qu’elles gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes – risquent d’être touchées de façon particulière par les mesures envisagées pour réduire la propagation de l’épidémie. Le gouvernement devra apporter des garanties suffisantes et les Instances Représentantes du Personnel (IRP) et représentant.e.s du personnel vont enjoindre les employeurs à protéger les travailleuses, notamment les plus précaires, les femmes en temps partiel, celles accueillant des jeunes enfants et celles au contact du public.


Crise sanitaire : lettre ouverte de la Fédération CGT des Services publics aux ministres


Cette crise sanitaire à laquelle nous devons faire face collectivement et solidairement implique fortement les fonctionnaires territoriaux et agents des services publics. Il est officiellement reconnu que le COVID-19 se transmet par voie aérienne et la sphère orale, notamment par projection lors de toux, d’éternuements et postillons.

Il semble donc majeur que le principe de précaution s’applique à tous les corps de métiers de la Fonction publique territoriale. En effet, nos collègues sont, pour la très grande majorité en contact constant avec le public.

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"Grand-Écran", le journal du syndicat n° 69

La diffusion du journal est reportée à la fin de l'épidémie... Vous pouvez le lire ici !

Au sommaire du journal de mars 2020 :

  • Le dossier des retraites
  • Ça bouge au CD13 ! Actualité dans les services
  • Le RIFSEEP : nouveau régime indemnitaire
  • La rupture conventionnelle
  • La PPR : période de préparation au reclassement
  • Les interventions de vos élu·e·s CGT au CHSCT
  • La santé au travail
  • Démasquons Le Pen et le Rassemblement National !


Réunion du 16 mars 2020 au ministère de l’Action et des Comptes publics


consacrée à la situation des agents de la Fonction publique face au coronavirus COVID 19

En pièce jointe, fichier compilé suite à la réunion du 16 mars :

- intervention de la CGT
- synthèse des annonces lors de la réunion
- communiqué du ministère

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Le monde du travail doit être mobilisé unique-ment pour les besoins essentiels


Le monde, notre pays, traversent une crise sans précédent. L’urgence est aujourd’hui à protéger la santé de toutes et tous et à assurer la satisfac-tion des besoins essentiels de la population.

Le monde du travail est pleinement mobilisé en ce sens. La CGT œuvre, à tous les niveaux, pour lui permettre de faire face à la situation. Dans tous les secteurs assurant la satisfaction des besoins vitaux, travailleuses et travailleurs sont à leur poste dans des conditions de difficulté croissante. C’est notamment le cas des personnels de santé, de ceux des services de l’État, des transports, de l’énergie, des sapeurs-pompiers, des salariés du commerce, de la logistique, de l’agroalimentaire, de l’eau, des agents de propreté, des éboueurs, des personnels de crèche qui assurent la garde des enfants de celles et ceux qui sont au travail

 

La CGT salue leur dévouement et, dans bien des cas, leur héroïsme. Elle agit avec elles, avec eux, pour faire respecter leurs droits et garantir leurs conditions de travail. Elle apporte son soutien à tous, celles et ceux qui, par l’action collective, par l’usage du droit de retrait, luttent pour défendre leurs droits à la santé et à la sécurité. Le gouvernement et les employeurs doivent tout faire pour fournir, sans délai, les équipements de protection indispensables à celles et ceux qui travaillent.

 

La crise en cours confirme la profonde dangerosité des coupes budgétaires de notre système de santé, de protection sociale et la casse des garanties collectives. Elle montre le rôle indispensable et solidaire de nos services et entreprises publics. Il n’est pas concevable que ces politiques dites de réduction de dépenses publiques, puissent être poursuivies.

 

Parce que la recherche du profit a encore moins de sens qu’à l’accoutumée, la CGT demande l’arrêt immédiat de toutes les activités ne participant à la production de biens et de services répondant aux besoins essentiels de la population. Il en va de la santé des salariés et de leurs familles. Il en va aussi de l’impérieuse nécessité de ne pas engorger davantage les services de secours et les établissements de santé.

 

Le gouvernement doit garantir le maintien plein et entier de la rémunération de tous les salariés quelle que soit leur situation. Si nécessaire, il doit, pour cela, mettre à contribution les capitaux privés, notamment ceux du secteur assurantiel.

Le 17 mars 2020

Notre modèle social est un atout, il doit être renforcé. De ce point de vue, la CGT considère que les annonces de suspension des réformes, dont celle des retraites, sont un premier pas qui devra conduire à des décisions plus radicales. Quand le temps sera venu, elle agira en ce sens dans l’unité la plus large possible.


Communiqué intersyndical : CFE-CGC, CGT, FO, Solidaires, FSU, FIDL, MNL, UNEF, UNL


Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respec-ter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord. De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l'exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.
L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

 Le 16 mars 2020


Une adresse de Madame la Présidente aux agents du Conseil départemental


Suppression du jour de carence pour tous les agents en arrêt-maladie

« Madame, Monsieur,

En raison de la situation exceptionnelle que traverse notre pays et afin de garantir un traitement équitable pour l'ensemble de la population, j'ai décidé de suspendre le jour de carence pour tous les agents en arrêt maladie, à compter du 12 mars. Je compte également sur chacun d'entre vous pour respecter les consignes de prudence, de manière à préserver votre santé et celle de vos proches. Je sais que je peux compter sur votre vigilance et sur votre grande responsabilité.
Je vous en remercie chaleureusement. »

Martine Vassal
Présidente du Conseil départemental

des Bouches-du-Rhône


La CGT interpelle Madame la Présidente au sujet des personnels des collèges


Fermeture des collèges lundi 16 mars : quelles dispositions pour les agents ATC et ATI ?

Madame la Présidente,


Nous nous permettons de vous interpeller au sujet des annonces faites par le Président Macron avec, entre autres mesures, la fermeture des collèges dès lundi « jusqu’à nouvel ordre. »
Notre interpellation concerne principalement les ATC ainsi que les ATI qui travaillent dans les collèges du département mais aussi plus généralement tous les personnels du Conseil départemental des bouches-du-Rhône, quelles que soient les directions.
Vous vous doutez certainement du type de questionnements légitimes des personnels qui sont aussi des parents d’élèves et qui seront impactés non seulement sur leur lieu de travail mais aussi par les fermetures de crèches, écoles lycées et universités ainsi que par les mesures « économiques » prises par l’État en la matière, comme le chômage partiel dans les entreprises, les transports etc…


Aussi, tout en comprenant les difficultés qu’engendrent pour les services du Département une annonce brutale faite hier soir, pourriez-vous nous préciser quelles dispositions vous comptez prendre en direction des agents du département et quelles dispositions sanitaires ?


Dans l’attente, nous vous prions d'agréer, Madame la Présidente, l’assurance de nos sentiments respectueux.

Alain ZAMMIT, secrétaire général du syndicat


Coronavirus : appel à la responsabilité du gouverne-ment et du patronat

Au-delà, des conséquences sanitaires, l’épidémie de Coronavirus met, entre autres, en lumière le besoin de protection sociale et de lutte contre la précarité. Les mesures d’interdiction d’événements publics avec des seuils de plus en plus bas, le ralentissement économique (et les mauvais choix accumulés de la globalisation qui l’amplifient) font que des milliers de travailleurs en contrats précaires ou faussement indépendants perdent ou vont perdre leur travail, partiellement ou totalement.

Les salariés permanents sont déjà victimes de pressions inacceptables et pour les CDD, intérimaires, intermittents, CDI à temps partiel, notamment pour les femmes, c’est à nouveau la double peine : des contrats sont annulés et leur accès aux droits sociaux, assurance chômage ou sécurité sociale, est menacé.
Ils payent des années de politique de flexibilisation et de précarisation des différents gouvernements, notamment via les réformes du Code du travail et la politique patronale de recours massif à toutes les formes d’emplois précaires. Ils payent aussi le durcissement des règles d’assurance chômage : augmentation des seuils d’accès au 1er novembre 2019, baisse drastique de l’indemnisation au 1er avril 2020. La CGT a construit, depuis plusieurs années, la revendication d’une sécurité sociale professionnelle, pour garantir le maintien du contrat de travail et du salaire. La crise nouvelle provoquée par le virus montre la nécessité de mettre en place cette sécurité sociale intégrale !
 
La CGT demande donc au gouvernement :

  • de garantir le paiement de tous les contrats de travail, y compris les CDD en cours ou prévus dans tous les secteurs concernés par les problèmes économiques ;
  • de renoncer immédiatement au décret du 26 juillet 2019 cassant les droits à l’assurance chômage au 1er novembre 2019 et 1er avril 2020 ;
  • de prolonger et étendre les droits à indemnisation du chômage des travailleurs privés d’emploi et/ou précaires ;
  • de garantir les droits à indemnités maladie, en tenant compte des situations de perte d’emploi et en supprimant les seuils d’accès au droit.
Manifestation à Marseille le 10 décembre 2019 pour la bataille contre le projet de retraite à points

Retraite : la justice, c’est de retirer le projet !

Depuis le 5 décembre, notre pays vit au rythme des mobilisations populaires contestant le projet de réforme des retraites du gouvernement. Plus les jours passent, plus l’incompréhension et le rejet de ce projet sont importants et massifs dans l’opinion publique.

Ni juste, ni simple : voilà ce que dit la CGT depuis plus de deux ans. Les ministres eux-mêmes sont à court d’arguments pour convaincre, incapables d’expliquer ce que signifie une carrière complète. Ce que nous avons en revanche tous compris, c’est que cette réforme est d’abord budgétaire et veut nous contraindre à travailler au moins jusqu’à 65 ans, que cet âge soit appelé « pivot » ou « d’équilibre ».

Même le Conseil d’État confirme les arguments de la CGT sur de nombreux points. Le gouvernement veut donc demander au Parlement de voter une loi à plusieurs inconnues (pénibilité, âge de départ, montant des pensions, valeur du point…).

La CGT porte un autre projet, celui d’une société solidaire. Nous pensons que notre système actuel peut être amélioré pour mieux correspondre aux défis et aux réalités de temps. Il doit corriger les inégalités dont sont principalement victimes les femmes et les jeunes durant leur vie active. Ainsi, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes est une urgence absolue. Elle permettrait de réduire les écarts de pension. Il est également urgent de prendre en compte les années d’études.

Si le gouvernement peine à trouver des ressources pour financer ces solidarités, voici quelques suggestions : augmenter les salaires pour une plus grande rentrée de cotisations sociales, revoir les exonérations de cotisations patronales notamment pour les grands groupes, taxer les produits financiers, etc.

Face à un gouvernement et un président autoritaires, refusant la contradiction et surtout d’être à l’écoute des citoyens, nous devons amplifier la mobilisation. La bataille est loin d’être terminée, une autre réforme est possible. Alors toutes et tous ensemble, agissons !

Document 4 pages confédéral sur la retraite >>>

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