"Rendez-vous salarial" du 7 juillet : dix ans, ça suffit !

L’urgence est à la revalorisation du point !

La crise sanitaire a souligné le rôle essentiel des services publics et l’engagement sans faille des agent.es publics au service de l’intérêt général, des conditions de vie et de la santé de la population. Avec le gel interminable de la valeur du point d’indice et le démantèlement des carrières, le gouvernement poursuit une politique d’austérité qui paupérise les personnels et conduit à la perte de l’attractivité de la Fonction publique et à son affaiblissement. Ces derniers mois ont confirmé la gravité de la situation dans la Fonction publique et l’urgence pour le gouvernement à répondre aux légitimes revendications salariales.

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Le monde d'après ressemblera au monde d'avant si nous ne faisons rien !

La crise sanitaire du Covid-19 a exacerbé les inégalités économiques, sociales et environnementales. Mais elle a aussi révélé l’échec du système libéral qui sert les intérêts de quelques-uns et qui, pour arriver à ses fins, exploite les êtres humains et la nature. Loin des engagements qu’il a pris en pleine crise, le gouvernement n’entend pas tirer les leçons des conséquences des politiques d’austérité. Par ses premières décisions, il persiste à vouloir emprunter le même chemin et imposer de nouveaux sacrifices sociaux et environnementaux comme solutions indépassables d’une relance économique. Le chantage opéré par le patronat et le gouvernement sur le temps de travail et les salaires contre le maintien de l'emploi confirme que le monde d'après ressemblera au monde d'avant si nous ne faisons rien.

 

Pour la CGT, il est possible et urgent de rompre avec ce modèle. Ensemble, nous pouvons imposer le choix du progrès pour un monde juste, durable et solidaire qui nécessite de fortes transformations économiques, sociales et environnementales. Si la CGT s’engage avec d’autres syndicats et associations à tracer les contours de ces changements, c’est avant tout avec l’ensemble de celles et de ceux qui travaillent, les retraités, les précaires, les privés d’emploi, qu’elle souhaite construire un monde plus respectueux de l’humain et de la nature.

 

Pour construire ce monde d’après, elle vous soumet ses propositions et vous propose d'engager le débat sur leur contenu. Il est temps que de nombreuses voix s'élèvent pour dire : « Plus jamais ça ! ».

Nous devons toutes et tous œuvrer pour imposer, par la mobilisation, un véritable changement de société porteur de progrès social et environne-mental.


29 juin 2020 – Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

Les élections municipales cru 2020 auront été d’un caractère exceptionnel par leur déroulement sur 3 mois entre le premier et le second tour et dans un contexte de pandémie. En pleine cohérence avec les colères exprimées ces derniers mois, le gouvernement et ses appuis locaux n’ont pas réussi leur implantation dans la plupart des grandes villes. L’extrême droite s’impose pour la première fois dans une ville de plus de 100 000 habitants. Dans ce contexte, la Fédération CGT des Services publics souhaite tout d’abord exprimer ses sentiments de solidarité, mais aussi de vive inquiétude pour les milliers de fonctionnaires et agents territoriaux qui sont désormais appelés à exercer leurs fonctions sous l’autorité d’exécutifs d’extrême droite, voire de droite extrême.

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Des services publics partout, pour toutes et tous

Parce que les services publics sont la cible de politiques régressives, de réductions massives des moyens, de privatisations, de suppressions de lits par milliers, de fermetures de services et de baisse d’effectifs, notre pays a été fortement fragilisé dans sa capacité à faire face aux effets de la pandémie du Covid-19. Malgré ces conditions terribles, les agents et salariés des services publics ont, une fois de plus, assuré leurs missions avec un sens exemplaire de l’intérêt général, dans tous les domaines : éducation et formation, action sociale et santé, emploi décent, justice et sécurité, logement, transports, énergie et eau, information, culture et communication.

 

Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs ont attaqué les services publics par des politiques d’austérité. Dernièrement, les décisions de fermeture de services publics se sont multipliées partout dans le pays, aggravant ainsi les inégalités sociales et territoriales.

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Après le succès du 16 juin, nous devons poursuivre les mobilisations !

Le 30 juin, la CGT appelle à se mobiliser, avec les personnels des hôpi-taux, des Ehpad, pour défendre l’emploi, les salaires et les conditions de travail !

Après des années de politiques ultra-libérales, Macron, ses ministres et le patronat comptent bien une nouvelle fois faire payer la crise aux salarié.e.s, aux retraité.e.s, aux privé.e.s d'emploi, aux précaires et aux jeunes. Le gouvernement, aux ordres du grand patronat et de la finance, ne tire pas les conséquences de la crise sanitaire. Il veut, au contraire, utiliser cette crise pour continuer et accélérer la destruction de nos conquis sociaux. Pour eux, l'équation est simple : des milliards pour les entreprises sans contrepartie, ni contrôle, alors que celles et ceux qui produisent les richesses et sont utiles au quotidien devront faire tous les efforts pour conserver leur emploi et leur salaire.


Les personnels hospitaliers et des Ehpad ont fait preuve d'une implication sans faille pendant l’épidémie. Le gouvernement leur a promis des médailles et des primes distribuées de manière partielle et aléatoire, alors que les personnels veulent des augmentations et des recrutements. Le grand plan santé débouche sur une promesse d’investissement de 6 milliards alors qu’il en faudrait bien plus pour pallier aux manques budgétaires cumulés que nous dénonçons depuis des années. Malgré les grands discours, les employeurs et le gouvernement, reprennent et amplifient les réformes et les plans sociaux programmés avant la crise.


Communiqué intersyndical CGT, FIDL, Solidaires, FSU, UNEF et UNL

Retraites, santé, protection sociale : tout doit changer

Alors que le gouvernement n’a toujours pas retiré définitivement sa réforme des retraites et qu’il a engagé plusieurs discussions, celle du « Ségur de la santé » sur le système de soins, mais aussi celle autour de la création d’un « 5ème risque Perte d’autonomie » dans le cadre d’une loi « Grand âge », les organisations appellent à une réorientation globale des politiques suivies sur l’ensemble de ces sujets. Elles se félicitent de la réussite des mobilisations des personnels de santé et des usager es du 16 juin. La crise sanitaire a en effet révélé le besoin de conforter l’ensemble de notre modèle pour plus d’égalité et de solidarité.

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Le Rassemblement national condamné par la justice !

Dans l’affaire des kits de campagne, le FN, devenu RN, a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Paris, pour « recel d’abus de biens sociaux », à une amende de 18 750 euros. Le tribunal a estimé ne pas avoir trouvé de « manœuvres frauduleuses », ni de preuves de surfacturations dans le système de kits de campagne obligatoirement commandés par les candidats frontistes aux législatives de 2012 et remboursés par l’argent public. En revanche, les juges ont considéré que le parti était coupable d’avoir profité d’avantages indus auprès de la société de communication Riwal, comme les emplois fictifs de Nicolas Bay et David Rachline. Ont été condamnés le conseiller de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon (2 ans et demi de prison dont dix mois ferme et 250 000 euros d’amende), l’eurodéputé Jean-François Jalkh (deux ans de prison dont six mois ferme), et le trésorier du RN Wallerand de Saint-Just (6 mois de prison avec sursis). [L'HUMANITÉ]

Le parquet de Paris a annoncé à l'AFP avoir fait appel le 19 juin du jugement du tribunal correctionnel qui a relaxé l'ex-Front national d'accusations d'escroquerie dans le financement des législatives de 2012 et l'a condamné uniquement dans un sous-volet de cette affaire.


Droit de manifester

Nous ne demanderons pas l'autorisation !

Le droit de manifester est une liberté fondamentale. Il est une condition et une protection pour les autres libertés. Il permet de dire ensemble comment on veut vivre.

Depuis 1935, il s’exerce par simple déclaration. C’est ainsi qu’il a traversé le siècle et les crises pour arriver intact jusqu’à nous. Ces dernier mois, l’état d’urgence sanitaire a conduit le gouvernement à interdire tout rassemblement et toute manifestation. Mais, l’amélioration de la situation sanitaire ne l’a pas conduit à déconfiner le droit de manifester.

 

Le 13 juin dernier, c’est le Conseil d’État qui en a rappelé toute l’importance. Il a suspendu l’interdiction du droit de manifester. Il a aussi rappelé que les lois existantes permettaient de garantir la protection de la population contre l’épidémie de Covid-19. Moins de 2 jours plus tard, un nouveau décret est venu instaurer un régime d’autorisation inédit. En moins de deux jours, sans débat, sans vote, sans consultation, le gouvernement a construit de toute pièce et imposé un régime qui vient bouleverser des décennies de libertés. Ces dispositions soumettent le droit de se rassembler et de manifester à l’autorisation préalable des autorités. Le gouvernement ne peut pas décider seul du cadre dans lequel s’exercent les libertés fondamentales. La crise actuelle ne l’autorise pas à aller au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour garantir la sécurité sanitaire.

 

C’est pourquoi le Syndicat des Avocat de France, le Syndicat de la Magistrature, la FSU, l'Union syndicale Solidaires, la CGT, FO et le Droit au Logement, ensemble, ont saisi le Conseil d’État de plusieurs requêtes, afin que soit préservée la liberté de manifester.

La liberté de manifester ne peut pas être suspendue à la seule volonté du pouvoir exécutif. Alors, nous ne demanderons pas l’autorisation d’imaginer, de penser et de vouloir un monde plus juste. Nous ne demanderons pas l’autorisation de manifester nos idées, nos opinions, nos revendications.


Plus jamais ça : un monde à reconstruire

Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai. Nous pensons que le moment est venu de préciser les contours du « plus jamais ça » que nous mettions en avant dans cette tribune le 18 mars et auquel nous entendons désormais donner plus de corps. Désormais il est nécessaire de dépasser l’effet de sidération paralysant que génère le traumatisme de la crise sanitaire. Il s’agit d’amener la population à se saisir de ce moment pour exiger que des enseignements en soient tirés.