Une véritable mascarade ! Le gouvernement persiste dans sa politique de non-revalorisation du point d’indice, et confirme une nouvelle cure d’austérité. Pour des services publics efficaces, il faut au contraire une augmentation des salaires des agent·es. Lors du rendez-vous salarial du 8 juillet dernier, le gouvernement n’a annoncé aucune revalorisation du point d’indice, gelé depuis trois ans, alors que l’inflation reprend de plus belle.
Le décret relatif aux autorisations spéciales d’absence et aux aménagements horaires liés à la parentalité et à certains évènements familiaux dans la fonction publique est enfin paru au Journal officiel. Malgré un rejet à l’unanimité des organisations syndicales représentatives lors de son dernier examen au Conseil commun de la fonction publique, fin avril.
Le jeudi 9 juillet, la CGT a annoncé la mise en place d'un plan d'urgence de lutte et d'adaptation des conditions de travail face au changement climatique. Sophie Binet et les représentants des fédérations de la santé, du bâtiment, des transports, de l'énergie ou encore des services publics se sont rassemblés pour présenter les difficultés rencontrées dans chacun de ces secteurs et donner de premiers outils aux travailleuses et travailleurs.
Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. D’un côté, 415 milliards d’euros de crédits au titre de la loi de programmation militaire auxquels 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés pour militariser toujours plus l’économie et la société françaises ! 211 milliards d’euros alloués chaque année aux entreprises sans contreparties, ni évaluation ni contrôle, etc.
Au sommaire :
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a fait passer au 49.3 le projet de loi de finances 2026 qui plafonne les recettes du CNFPT à 397 millions d’euros. C’est l’article 135 de la loi de finances 2026. Conséquence : cette mesure ampute de 45 millions d’euros les recettes du CNFPT. C’est un hold up de 45 millions d’euros sur le CNFPT et le droit à la formation professionnelle des agents des collectivités locales.
C’est une attaque contre le salaire socialisé des agents des collectivités locales.
Cette mesure n’a fait l’objet d’aucun échange, ni avec les fédérations syndicales des fonctionnaires territoriaux, ni avec les employeurs locaux, ni lors du débat parlementaire. Elle est inacceptable, car elle porte directement atteinte au droit à la formation professionnelle des agents des collectivités locales, menace la qualité de la formation professionnelle et donc la qualité du service public local.C’est un racket de 45 millions d’euros du salaire socialisé des fonctionnaires agents territoriaux. L’ensemble des fédérations syndicales demande un rendez vous au 1er ministre pour porter l’exigence de l’annulation de l’article 135 de la loi de finances et de la mesure de plafonnement des recettes du CNFPT qu’il contient.
Nous invitons les agents des collectivités locales à signer massivement la pétition :
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du syndicat CGT du Conseil Départemental des
Bouches-du-Rhône !
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