ON LÂCHE RIEN !

MANIFESTATION

MARDI 17 DÉCEMBRE

À MARSEILLE AUX MOBILES



Rendez-vous mardi 17 décembre à 10h30 aux Mobiles en haut de la Canebière !

C’est le gouvernement qui, par son obstination, veut compromettre les congés
et les fêtes de fin d’année. Après la mobilisation exceptionnelle du 5 décembre qui a constitué un marqueur, il nous faut être plus nombreux et nombreuses
en grève et dans les cortèges, le mardi 17 décembre prochain.
Toutes et tous ensemble à la manifestation à Marseille !

Manifestation à Marseille le 10 décembre 2019 pour la bataille contre le projet de retraite à points

Le président et le gouvernement encouragent l’affrontement et la durée du conflit !

On nous avait promis les explications et la clarté après l’intervention du Premier ministre sur le projet de réforme des retraites. Mais, non seulement, il n’a pas levé les doutes, les inquiétudes ou la colère des grévistes et des citoyens en général mais il a élargi le front des mécontents. Ceux qui accusaient les salarié-e-s et les syndicats d’agir avant de connaître le contenu du projet en sont pour leur frais. Le Premier ministre a bien confirmé que tout le monde allait travailler plus longtemps dans le secteur public et privé, que les inégalités allaient se creuser à la retraite et que les futures générations étaient sacrifiées au nom de la rigueur budgétaire et dans un souci d’économie sur le dos de celles et ceux qui possèdent le moins. Le président de la République vient de le conforter en parlant de « réforme historique ».

 

L’ensemble des organisations syndicales de salariés, dans leur diversité, appellent à la mobilisation le mardi 17 décembre. Seul le patronat, notamment le Medef, approuve cette réforme avec un grand sourire. C’est un repère important pour le monde du travail quand le CAC 40 affiche un tel enthousiasme pour un projet de loi.  Stigmatiser les grévistes et les manifestants en les rendant responsables de la situation que connait le pays, c’est jeter de l’huile sur le feu et c’est attiser la haine et les colères.

 

Fort du soutien très majoritaire de l’opinion publique, la CGT appelle l’ensemble des salarié-e-s, précaires, privés d’emploi, retraité-e-s à participer massivement aux grèves du 17 décembre. Il s’agira de dire au président et au gouvernement : écoutez et entendez les aspirations et les revendications des travailleurs et des travailleuses ; retirez votre projet, reprenons les discussions et n’écartez, par dogmatisme, aucune proposition pour améliorer notre système de retraite qui est le meilleur au monde.


Plus que jamais, renforçons la mobilisation !

Communiqué unitaire des organisations, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, MNL, UNL et UNEF

Les organisations syndicales constatent que le gouvernement s’obstine sur son projet de régime unique à points et ne veut pas prendre la mesure de la mobilisation exprimée par les salariés en grève.

Au contraire, les annonces d’Édouard Philippe confirment que le projet du gouvernement conduirait à un recul des droits par la baisse programmée des pensions de tous les salariés du privé comme du public et l’obligation de travailler plus longtemps.

Il confirme en particulier le maintien d’un âge pivot à 64 ans obligeant à reculer son âge de départ. Ce sont en particulier les jeunes générations qui en subiront pleinement les conséquences, ayant les plus grandes difficultés à se constituer un droit à la retraite dans une société de chômage et de précarité ! Aucune prise en compte des propositions des organisations syndicales, qui appellent à renoncer à un tel projet pour ouvrir des négociations immédiates pour améliorer le système par répartition actuel. Plus que jamais, les organisations syndicales réaffirment leur appel à renforcer la mobilisation par la grève et sa reconduction quand les salariés le décident et par les manifestations notamment les 12 et 17 décembre prochains.

Soyons encore plus nombreux dans tous les secteurs professionnels pour gagner !


Préavis de grève du 17 décembre pour les personnels des archives départementales

Les syndicats CGT et FSU du Conseil départemental ont déposé un préavis de grève pour les personnels des archives à Marseille pour la journée du 17 décembre. Lire sur le préavis les motifs de cette grève.

Télécharger
001-10.pdf
Document Adobe Acrobat 43.1 KB


Rétrospective d'un printemps de la culture

Le collectif-culture CGT et la FSU du Conseil départemental publient deux documents. Le nouveau bulletin "Terrain glissant" et une rétrospective d'un printemps de la culture 2019 publié sur "Calaméo". À lire sans modération !



L’allocution du Premier Ministre confirme et aggrave les propositions contenues dans le rapport Delevoye.

La CGT constate que le gouvernement reste sourd aux exigences exprimées par les millions de salariés, jeunes, retraités, privés d’emploi, mobilisés massivement depuis des semaines et soutenus majoritairement par l’opinion publique. C’est le choix du sacrifice de la jeunesse de notre pays qui est assumé par le gouvernement.
Le gouvernement non content de faire une réforme systémique annonce une modification des paramètres de départ en retraite dès l’année prochaine entrainant le recul de celui-ci. Ainsi, toutes les classes d’âge et toutes les professions du public et du privé sont concernées par les mesures annoncées par le Premier ministre. Le gouvernement tente la division des salariés, y compris dans la même entreprise et la même profession.
Le gouvernement ne remet pas en cause le blocage des 3 leviers de financement que sont : les 14% du PIB consacré au financement, le plafonnement à 120 000 euros annuel des salaires soumis à cotisation et l’augmentation des recettes indispensables à l’amélioration du système actuel.
Cela dans un contexte où 6 millions de retraitables sont attendus d’ici 2042. Il apparait donc clairement que la variable d’ajustement serait la valeur du point et donc la baisse du niveau des pensions.
Par ailleurs, le gouvernement décide d’une réforme et confie aux « partenaires sociaux » le soin de sa mise en œuvre et d’en gérer les conséquences pour l’ensemble de la population, sous le contrôle des orientations budgétaires du gouvernement. Dès lors, ressurgissent les méthodes anti-démocratiques avec la volonté de vouloir passer par ordonnances et décrets des arbitrages essentiels pour l’avenir de nos retraites.
Le gouvernement maintient le cap sur la suppression des 42 régimes spéciaux et particuliers tout en précisant que certains secteurs bénéficieraient d’un traitement particulier. Cette mesure est aussi une négation de la reconnaissance de la  pénibilité au travail. La CGT revendique la prise en compte de la pénibilité du travail par des départs anticipés avant 60 ans pour les salariés du privé comme du public.   
Avec ces mesures, les femmes restent les grandes perdantes de cette réforme quoi qu’en dise le Premier ministre. La CGT exige la mise en place immédiate de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes telle que la loi le prévoit déjà.
Ajoutons à cela, la tentative de recycler des mesures déjà existantes (minimum de pension à 85% du Smic (soit 1000 euros), pension de réversion, allocation vieillesse des parents au foyer,…) comme des avancées sociales.
Le Premier ministre avait prévenu qu’il n’y aurait pas d’annonces magiques, le contenu de sa prise de parole le confirme.
Il y a donc nécessité à amplifier et élargir le rapport de force et ce, dès jeudi 12 décembre et mardi 17 décembre 2019.

Le 11 décembre 2019

Les réactions des centrales syndicales

« Le gouvernement s’est moqué du monde (…) Tout le monde va travailler plus longtemps, c’est inacceptable », a réagi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Dans un communiqué (voir ci-dessus), la CGT pour qui avec ce projet nous sommes « toutes et toutes perdants » et « la jeunesse sacrifiée » ajoute : « le gouvernement reste sourd aux exigences exprimées par les millions de salariés, jeunes, retraités, privés d'emploi, mobilisés massivement depuis des semaines et soutenus majoritairement par l'opinion publique.».
Cela « ne peut que confirmer la nécessité de renforcer la mobilisation », a abondé Force Ouvrière qui voit dans le recul du gouvernement sur l'application de la réforme (de la génération 1963 à 1975) « une conséquence de la mobilisation exceptionnelle » engagée le 5 décembre.
François Hommeril, président de la CFE-CGC juge lui aussi la « réforme de plus en plus dangereuse. »
La CFDT elle-même, pourtant favorable à un système à points, considère que la ligne rouge est franchie. « Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, c’était le fait de ne pas mélanger la nécessité d’une réforme systémique (…) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie », a réagi Laurent Berger à l'issue de l'allocution du Premier ministre.


L’opposition à la réforme des retraites se confirme !

Avec 1 million de manifestants dans plus de 200 manifestations organisées ce mardi 10 décembre, c’est une nouvelle journée de mobilisation réussie alors même que cette date est apparue très récemment dans le calendrier après une première journée d’ampleur historique.

Enfermé dans son déni, le Gouvernement et sa majorité tenteront de réduire l’action d’aujourd’hui au seul nombre de manifestants présents dans les rues. Il apparaît clairement que l’opposition sur le fond de la réforme s’installe durablement dans l’opinion publique.

 

Ainsi, les actions de grève se multiplient dans des entreprises du secteur privé à l’instar des raffineries, dans les secteurs de l’Agro-alimentaire (Madrange, Danone, Bonduelle...) de la métallurgie (à l’instar d’Airbus, Téfal ...) ; dans l’énergie où les baisses de production sont importantes ; comme dans le secteur public où les taux de grévistes restent élevés amenant des fermetures d’écoles et d’administrations diverses.

 

L’excès de communication déployé par le Gouvernement pour tenter de désamorcer la situation est un échec, force est de constater que le monde du travail, de la jeunesse et des retraité.e.s se sont de nouveau massivement mobilisés ce jour pour exprimer leur volonté de bénéficier d’un régime de retraite solidaire et intergénérationnel à l’opposé du projet présidentiel. Allant même jusqu’à entraîner la mobilisation de secteurs professionnels peu enclin à la manifestation à l’instar des syndicats de la Police Nationale.

 

Au regard de cette journée, la CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisés à s’inscrire dans les prochaines mobilisations interprofessionnelles du jeudi 12 décembre et du mardi 17 décembre 2019.


Jean-Paul Delevoye menant la réforme des retraites est lié aux assureurs privés (les rapaces en embuscade !)

Alors qu'il doit convaincre les Français du bien fondé de son projet de réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye omet de signaler qu'il fraie avec les assureurs privés. Or, si les pensions de retraite diminuent, les assurances privées sont à l'affût pour récupérer le marché.

Il ne fait pas parler de lui uniquement en raison de la réforme qu'il porte, celle du système de retraites aujourd'hui solidaire, la plus contestée du moment. Si Jean-Paul Delevoye fait aujourd'hui le buzz sur les réseaux sociaux, c'est en raison d'un petit oubli : lors de sa déclaration d'intérêt à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) alors qu'il était nommé ministre délégué le 3 septembre, monsieur Delevoye a oublié de signaler ses liens avec le lobby de l'assurance.

Jean-Paul Delevoye assumait en effet jusqu'à ce lundi 9 décembre un mandat d'administrateur de l'IFPASS, qui n'est autre que l'institut de formation des assureurs. Quel lien, avec la réforme des retraites ? En fait celle-ci vise à basculer d'un système solidaire vers un système à points, permettant aux assureurs de lorgner sur un marché porteur.

Avec lui, c'est "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais !"


Le mépris des médias pour les manifestants : une raison de plus pour se mobiliser !

À chaque mouvement social, les médias dominants, leurs chefs et leurs éditocrates, soutiennent avec zèle les "réformes" libérales, et aboient contre celles et ceux qui font grève. La mobilisation contre la réforme des retraites ne fait pas exception. 28 secondes données à un représentant syndical CGT ou cet autre coupé toutes les 5 secondes par l'intervieweur, voilà ce qu'offre le service public !

Lire le tract d'"Acrimed"

Télécharger
tract_acrimed.pdf
Document Adobe Acrobat 1'019.8 KB

Ces éditocrates qui agissent sur les chaînes du service public ou les chaînes privées.


CNRACL : notre caisse de retraite, on y tient !

Le gouvernement s’apprête à lancer une réforme des retraites visant à remettre en cause les fondamentaux de nos régimes de retraite… Le même gouvernement porte des coups graves contre notre CNRACL… Il est indispensable de maintenir les mobilisations pour conserver un régime de retraite par répartition à prestation définies…  C’est vrai pour les actives et les actifs, mais aussi pour les retraité.e.s… Notamment pour le fonds d’action sociale… Alors, dans l’action et la mobilisation  !


Manifs : le guide militant face à la police

  • En manifestation, quelques conseils simples…
  • Infractions pour lesquelles un·e militant·e peut être arrêté ou auditionné
  • Ce que les forces de l'ordre peuvent faire et ne pas faire
  • Vos droits face à la police
  • Le fichage des militant·e·s
  • Les suites en cas de mauvais traitements


L'extrême droite n’est pas bienvenue dans nos manifestations !

En soutenant la grève du 5 décembre, le Rassemblement national, parti d'extrême droite, joue encore la confusion mais ses positions sociales ne sont qu’une mascarade.

L’extrême droite, dont les positions racistes divisent les travailleurs et travailleuses, n’a pas sa place dans nos manifestations.

« Les solutions de gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux. Le problème dans notre pays c'est pas l'immigration, c'est le partage des richesses. il y a des solutions simples. Nous, on est pour la retraite à 60 ans. Il suffit de reprendre les exonérations de cotisations dont bénéficient un certain nombre d'employeurs, ça représente 20 milliards. Il y a de quoi financer largement la retraite à 60 ans et améliorer les pensions », a déclaré Philippe Martinez, en réaction au soutien affiché du RN à la grève du 5 décembre.  En effet, le Rassemblement national s’est fendu d’un communiqué début novembre : la présidente du parti d'extrême droite « apporte son entier soutien au monde du travail, qui a des intérêts communs. »

 

Nous n'avons rien en commun !

Ce communiqué est dans la ligne du confusionnisme propre à ce mouvement qui feint de défendre des « positions sociales » sans jamais remettre en cause l’organisation capitaliste du travail ou les politiques patronales. L’extrême droite adopte un discours « social » tout en restant sur une ligne nationaliste et raciste, qui cherche à se faire passer pour une forme de lutte contre le capital. Ils préfèrent diviser les travailleurs et travailleuses que combattre les politiques qui détricotent les conquis sociaux. En effet, les positions « sociales » du RN s’inscrivent dans un tout autre cadre que nos revendications. La priorité nationale et les mesures discriminatoires envers les étrangers sont au cœur de leur projet, là où nous défendons l’égalité des droits de tous les travailleurs et travailleuses comme un principe fondamental et émancipateur, permettant d’améliorer l’ensemble des droits ainsi que les conditions de travail et de vie. C’est pourquoi le RN n'est et ne sera pas le bienvenu dans nos luttes, qui sont des luttes pour le progrès social et la défense des tous et toutes les travailleurs.

Nous sommes une organisation avec l'antiracisme chevillé au corps et nous n'aurons jamais rien en commun avec un mouvement qui porte une idéologie raciste et xénophobe.