L'actualité


Décès de Louis Viannet, ancien secrétaire général de la CGT

23/10/2017


C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Louis Viannet, Secrétaire général de la CGT de 1992 à 1999. C’est une perte immense pour notre pays et pour notre organisation. Louis était un homme et un dirigeant toujours à l’écoute des autres, connu pour sa grande ouverture d’esprit et porteur d’une vraie vision sur les évolutions de la société. Jeune militant au sein des PTT, chacun s’accorde à reconnaitre sa pugnacité revendicative et sa proximité permanente avec ses collègues. Après avoir occupé diverses responsabilités jusqu’au plus haut niveau de sa fédération, il intègre le bureau confédéral de la CGT en 1982 au congrès de Lille. A cette occasion, il est remarqué pour son intervention condamnant le tournant de la rigueur annoncée par Pierre Mauroy, le premier ministre de François Mitterrand. En 1992, lorsqu’il est élu secrétaire général de la CGT dans une France marquée par le chômage de masse, la casse industrielle et l’effondrement d’un monde bipolaire, il s’attèle avec conviction et clairvoyance à travailler à l’indépendance de la CGT tout en impulsant son ouverture vers la diversité du monde du travail. Il est très présent dans le mouvement social de 1995 où il œuvre pour un « syndicalisme rassemblé » persuadé que l’unité syndicale est nécessaire pour redonner espoir et confiance aux salariés et à l’ensemble du monde du travail. Il milite également avec succès pour que la CGT trouve sa place dans le syndicalisme européen. Après avoir quitté ses mandats, Louis n’a jamais cessé d’être présent aux côtés des militants et dirigeants de la CGT avec l’humilité et la réserve qui le caractérisait. Louis aura profondément marqué la CGT durant les années où il y a occupé des responsabilités, faisant en sorte que notre organisation évolue face aux réalités du monde du travail tout en restant fidèle aux valeurs émancipatrices fondatrices de la CGT.


Opération "limogeage" chapitre II

19/10/2017


En 2015, Madame la Présidente et la Majorité départementale s’étaient montrées rassurantes sur le devenir de l’ensemble des Directions comme sur celui des personnels – tous grades et/ou fonctions – qui les composent. Madame la Présidente avait d’ailleurs pris l’engagement qu’il n’y aurait « aucune chasse aux sorcières » sous sa gouvernance. Pourtant en juin dernier après une multiplication de mobilités d’office effectuées pour certaines dans une violence sans précèdent et /ou au mieux sans le moindre égard pour les personnels, notre organisation syndicale avait interpellé le cabinet et été porteuse d’une lettre ouverte pour dénoncer ces agissements.

Télécharger
Flash Info Limogeage chapitre 2102017.pd
Document Adobe Acrobat 90.1 KB


Nouvelle mobilisation CGT contre les ordonnances jeudi 19 octobre

11/10/2017


À l’issue d’une rencontre intersyndicale qui a réuni l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires, Unef, UNL et FIDL) le 9 octobre au siège de la CGT, les organisations syndicales ont décidé de se revoir le 24 octobre prochain, « pour faire le point sur l’ensemble des réformes du gouvernement : loi travail, baisse des APL, hausse de la CSG, réformes à venir de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la retraite », a déclaré Fabrice Angéi, interrogé par le service communication de la CGT. En attendant cette nouvelle intersyndicale, qui pourrait déboucher sur une journée d’action mi-novembre, la CGT pour sa part appelle à la mobilisation le 19 octobre. « Les ordonnances Macron ne sont pas derrière nous. Les routiers nous ont prouvé qu’on pouvait mettre en échec ces ordonnances. Ils ont gagné l’intégration des primes et indemnités dans le salaire de base », a expliqué Fabrice Angéi. Et d’ajouter : « Nos concitoyens contestent de plus en plus ces ordonnances : 65 % d’entre eux les rejettent et 57 % approuvent les mobilisations contre ces projets gouvernementaux. » Pour Fabrice Angéi, qui a par ailleurs participé à l’intersyndicale du 9 octobre, le gouvernement entreprend actuellement une déstructuration globale du modèle social français. La journée d’action du 19 octobre se veut donc « ancrée dans les entreprises, à partir des revendications de chacune des professions ». Contre la casse sociale, pour les 32 heures, les augmentations de salaire, la retraite pour tous par mutualisation, mobilisons-nous le 19 octobre prochain !


Contre la régression sociale, la lutte continue !

12/10/2017


Face à la détermination de Macron et son gouvernement de transformer notre société pour l’adapter, coûte que coûte, aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé, la mobilisation de tous doit s’amplifier ! Que l’on soit jeune, privé d’emploi, salarié ou bien retraité, agissons tous ensemble contre la généralisation de la précarité au travail comme dans notre vie quotidienne. C’est bien dans cette logique qu’est attaqué notre code du travail, le statut et les missions de la fonction publique tout en détruisant simultanément l’ensemble des protections que cela soit la sécurité sociale, les retraites, le droit à la formation et l’assurance chômage. Rien ne justifie ces régressions sociales, si ce n’est l’augmentation des profits des actionnaires. Quand un gouvernement décide unilatéralement d’amplifier les cadeaux fiscaux aux plus riches et l’exonération de cotisations au patronat, il s’agit bien de choix politiques et non pas d’un manque de moyens. Aucun retraité, jeune, privé d’emploi, salarié du privé ou du public n’est épargné.



12 septembre : portraits de manif...


Tract fédération CGT services publics

Tract ingénieurs - cadres - techniciens UGICT CGT

4 pages fédération CGT services publics



Quand les dockers de San-Francisco appellent à la grève contre les suprémacistes

25/08/2017


Le 26 août, un groupe suprémaciste blanc a prévu de défiler à San-Francisco. Il devra se frotter au syndicat des dockers, l’ILWU, qui appelle à la grève et à marcher sur le lieu du rassemblement. Une mobilisation syndicale qui donne corps à la devise « une injustice faite à l’un ou l’une est une injustice faite à toutes et tous ».

La motion a été adoptée le 17 août par la section de San-Francisco de l’International Longshore and Warehouse Union (ILWU, syndicat des ports et docks). Ce syndicat de masse, organisant la puissante corporation des dockers et dont 60 % des membres sont afro-américains, se réclame d’une longue tradition de riposte ouvrière au racisme et au fascisme. Outre les exemples qui en attestent cités dans le texte de l’ILWU, le site britannique libcom.org, qui a mis en avant cette action, en mobilise d’autres à l’appui.

Télécharger
Quand les dockers de San Francisco...pdf
Document Adobe Acrobat 343.3 KB

Cnfpt : remise en cause du droit à la formation

12/07/2017


La formation professionnelle est, de longue date, un axe revendicatif essentiel pour le salariat. Deux raisons se conjuguent pour donner corps à cette revendication d’un droit à la formation professionnelle continue – dans l’acceptation large de cette définition, c’est-à-dire de toutes les formations postérieures à l’entrée dans la vie active.

 

La politique du CNFPT est en train de se modifier de façon importante. La baisse de la cotisation, qui se  pérennise, conduit l’exécutif du CNFPT à s’adapter aux exigences gouvernementales de «  faire plus avec  moins.  »  Cela se caractérise par plusieurs mesures  :

  • une diminution de l’offre de formation en présentiel au profit du distantiel (formation  numérique, MOOC,...),
  • une gestion de plus en plus numérisée des inscriptions,
  • une remise en cause du principe de regroupement avec une baisse des formations en intercollectivité et une augmentation des formations en intra collectivité, souvent réalisées sur  mesure à la demande des employeurs,
  • la remise cause de la formation sur le temps de travail, avec le développement de la pédagogie  inversée et la culture du devoir. C'est-à-dire que le stagiaire doit, avant de participer à une action  de formation, effectuer un travail personnel d’étude, de recherche et de lecture,  
  • un recul des formations de préparation aux concours et des formations d’intégration.
Télécharger
Memo_Revendicatif_FormationProf-Adopté C
Document Adobe Acrobat 172.7 KB

Gouvernement Macron-Philippe : vers une loi El-Khomri XXL !

05/07/2017


Le gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif :

- avoir une législation du travail renforçant les droits de l’ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;

- dénoncer l’idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.

 

Sur la base d’un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus.

 

Où en est-on à ce jour ? D’un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l’autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi. On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille revendication du Medef. On y apprend également qu’il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours. Et la liste est longue…

 

Alors que 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente ! La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance. Nous refusons d’ores et déjà d’entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C’est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d’information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l’été car il n’est pas question d’accepter ce marché de dupes.

 

La CGT considère que la mobilisation doit s’amplifier, s’ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d’une volonté de changement en matière économique et sociale.

 

C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d’action et de grève dans toutes les entreprises et services, publiques-privées.


Comité de défense des libertés ouvrières et syndicales

12/07/2017


Avec la gouvernance Hollande-Valls-Macron, ce sont près de 2 000 délégués syndicaux qui ont été licenciés, attaqués en justice avec l'insistance du ministère du Travail (voir aussi les dossiers comme les Good Year, Air France...). À la répression anti sociale pour briser la mobilisation pour l'abrogation de la loi dite "travail" s'est ajouté l'arbitraire des plans Vigipirate... et les plans d'état d'urgence (qui ne servent qu'à la répression sociale.... voir aussi les 3 000 militants assignés à résidence à titre préventif pendant le sommet COP 21 à Paris). Aujourd'hui, l'offensive patronale et gouvernementale à l'encontre de la CGT et de ses responsables à PSA nous appelle à la plus grande vigilance et à une solidarité renforcée. La création du comité de défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA est une nouvelle initiative de résistance dont vous trouverez ci-dessous la présentation.




LES ARMES NUCLÉAIRES SONT ILLÉGALES DEPUIS LE 7 JUILLET 2017 !

La CGT exige que la France ratifie et applique le Traité d’interdiction
des armes nucléaires de l’ONU paraphé par 122 pays.


La cour des comptes préconise le gel du point d’indice pour faire des économies sur les salaires des fonctionnaires.

01/07/2017


Pour la CGT Fonction publique, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes !  Ses dernières préconisations d’hier le confirment amplement. Constatant un « dérapage » des dépenses publiques (sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire mais ce n’est pas le propos de ce communiqué), la Cour se fend d’un certain nombre de préconisations, dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif !

 

Résumons :

- Gel de la valeur du point d’indice ;

- Suppression du supplément familial de traitement ;

- Deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’Etat (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;

- Baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrières ;

- Augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain) …

 

N’en jetons plus, la coupe est pleine !

Au moins pourra-t-on sans regret dissoudre l’IFRAP puisque la Cour des Comptes le concurrence et le dépasse dans son libéralisme délirant…  Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans ses recommandations, notons que, à aucun moment, elle ne s’interroge sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an- qui depuis sa mise en place début 2013 a permis au chômage…de s’accroître d’un demi- million de privés d’emplois supplémentaires !

Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018. On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…

 

Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le démantèlement de la grille indiciaire unique.

 

C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT Fonction publique appelle à s’emparer de la journée d’action interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre.


Enquête sur les risque psycho-sociaux : une imposture ?

14/06/2017


La collectivité a lancé une grande enquête sur les RPS publié sur l'intranet du Conseil départemental. À sa lecture on s’interroge : mais de quoi parle-t-on ? Et les faits de maltraitance, de harcèlement et de souffrance au travail connus et reconnus (tentative de suicide à la direction de la communication, 22 protections fonctionnelle, à la Direction des transports où tout va bien, où la DRH refuse une enquête à la demande de notre syndicat mais en diligente deux en dehors du CHSCT dans deux services de cette Direction…) ? Pourquoi ces dénis ?  La délégation CGT au CHSCT et le syndicat restent mobilisés et vigilants concernant la santé des personnels.  Un seul conseil : participons à cette enquête, assurons une participation massive… Un réflexe : vous êtes confronté.e à ces risques psychosociaux ? Ne restez pas isolé.e et venez en parler avec les délégués CHSCT ou avec les permanents syndicaux !


Collectif culture

 

Face à la dégradation du service public en matière culturelle sur le plan départemental, des agents de chacun des services de la Direction de la Culture ont constitué un collectif. Ce dernier qui se réunit régulièrement permet de centraliser les informations et d’échanger sur les problématiques communes à l’ensemble des agents. Véritable temps de concertation et de libre expression, ces réunions visent à trouver des solutions pour préserver et améliorer les conditions de travail dans chaque établissement en tenant compte des missions spécifiques de chacun et en préservant la qualité d’un service pour tous les publics.

 

Vous voulez rejoindre le collectif ? Contactez le syndicat et/ou Jean-François GAST au 04.13.31.19.71

 



Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie. Déclaration de la Commission exécutive confédérale

25/04/2017


Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

 

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédé sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

 

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.


La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

 

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

 

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.



Pour une société plus juste, dans un monde de paix !

01/05/2017


Partout en France, 280 000 manifestants (110.000 en 2016), jeunes, salarié-e-s, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi, se sont mobilisés pour revendiquer des droits et défendre, plus largement, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.
Dans les grandes villes comme dans des centaines de petites localités, une même aspiration au progrès social et à la rupture avec les politiques libérales s’est exprimée.
Les effets de ces politiques sur le monde du travail ont rendu possible, pour la seconde fois sous la cinquième République, l’accès de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle.
Tout en dénonçant le danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail qu’incarne le FN, parti néo-libéral, ce 1er mai est l’expression de revendications sociales.
Diminution du temps de travail pour travailler mieux et travailler tous, augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux pour vivre dignement, défense des services publics pour en finir avec la désertification de trop nombreux territoires, ré-industrialisation et de nouveaux droits d’expression et d’intervention des salariés, tels ont été les mots d’ordre des cortèges.
Comme en 2002, 2007 et 2012, ce 1er mai se situe dans un contexte politique particulier, celui de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. La CGT, dans une volonté d’unité syndicale, confirme son combat contre l’extrême droite et la nécessité de lui faire barrage en toutes circonstances !
La CGT va poursuivre et amplifier son action, elle va, sans relâche, lutter contre la destruction du Code du Travail et, plus largement, la remise en cause de notre système de protection sociale, dont le système de retraite par répartition.
Il n’y aura aucune trêve sociale pour le futur Président de la République. En finir avec les divisions, la haine, l’exclusion, le racisme, la xénophobie et le sexisme, implique des politiques qui portent l’intérêt commun et non les seuls intérêts du capital et du monde de la finance.
La CGT est déterminée à incarner ce syndicalisme combatif, responsable et force de propositions, ce syndicalisme de rassemblement des travailleurs, à leurs côtés dans leurs luttes et leur aspiration à une société plus juste dans un monde de paix !


Un 1er mai revendicatif dans la rue

24/04/2017


Le 1er mai 2017 se tiendra entre les deux tours de l’élection présidentielle. Chacun peut mesurer le contexte et les enjeux qui risquent d’y être posés : la présence de l’extrême droite au second tour, pour la deuxième fois en quinze ans, est assurée. Le danger est de plus en plus réel et il n’est pas né de rien. Ses causes sont à chercher dans l’addition de décennies de politiques tournées vers la satisfaction des actionnaires, du grand patronat, de l’argent pour l’argent, d’affairisme, de magouilles et de petits arrangements dans les salons huppés de l’entre soi. Cela fait des années que certains crient au loup alors qu’ils n’ont rien fait pour l’empêcher de s’installer devant la bergerie. La CGT, elle, n’a pas attendu cette impasse pour combattre l’extrême droite. Ce combat est même inscrit dans notre histoire : antifascistes hier, antifascistes aujourd’hui, nous serons bien évidemment antifascistes demain ! Mais au-delà de ce combat, n’est-il pas grand temps d’en finir avec les choix politiques qui ouvrent la voie au pire ? Les politiques d’austérité, la déconstruction méthodique des services publics, l’appauvrissement culturel, l’accroissement des inégalités sociales, le pillage des pays dits « pauvres », les aventures militaires désastreuses ?  Il nous faut penser un nouveau cadre de développement de l’humanité et l’imposer par nos luttes. C’est là l’enjeu de ce 1er Mai, qui sera celui du combat pour la justice sociale, pour la solidarité internationale, la paix et un autre futur que celui qu’on souhaite nous imposer.


Vers l'égalité réelle hommes/femmes

18/03/2017


Premier facteur explicatif des inégalités professionnelles, le temps des femmes est très différent du temps des hommes. Assumant toujours l’essentiel des tâches ménagères, les femmes sont confrontées à des doubles journées, et 30 % d’entre elles sont enfermées dans des emplois à temps partiel, notamment pour les ouvrières et employées. Le résultat : un salaire partiel, une flexibilité et des amplitudes horaires maximum. C’est ce que l’on appelle le « plancher collant ». Pour les femmes cadres, c’est le « plafond de verre » : l’impossibilité d’avoir une carrière comme d’accéder aux responsabilités, et une pression permanente – ce n’est pas pour rien que le nombre de burn out est deux fois plus élevé chez les femmes. 
Réduire le temps de travail, c’est permettre aux hommes comme aux femmes d’avoir du temps libéré pour leur parentalité, leurs loisirs et leurs engagements sociaux et sociétaux. C’est aussi, comme le démontre le bilan des 35 heures, un moyen pour réduire le nombre de temps partiel et créer des emplois. 
Baisser la durée légale de travail à 32 heures sans perte de salaire et l’accompagner de politiques publiques de prise en charge de la petite enfance et de lutte contre les stéréotypes, c’est rapprocher le temps des femmes et celui des hommes et se donner les moyens de faire enfin de l’égalité femmes/hommes une réalité.


Les retraités se mobilisent en France et à Marseille

27/03/2017


Les retraités sont de plus en plus victimes des politiques austéritaires du gouvernement (blocage des pensions depuis plus de 1 400 jours, mesure fiscales difficiles à supporter, dégradation du système de santé...). Pour leur permettre de se faire entendre, neuf organisations (CGT, CFTC, CGC, FO, Solidaires, FSU, FGR, LSR, Ensemble et solidaires) appellent à une journée nationale de mobilisation et d’action le 30 mars 2017. Une conférence de presse se tiendra le jour même à 11 heures au siège de la CGT à Montreuil. Ces organisations ont également mis en ligne un questionnaire pour mieux connaître les retraités, mieux les représenter et mieux agir en leur faveur. N’hésitez pas à le remplir si vous êtes concerné-e !


Baptiste Talbot secrétaire de la Fédération CGT des services publics

Il faut des services publics forts dans tout le pays, pour contribuer au développement économique et à l’aménagement du territoire. La dépense et la commande publiques sont des leviers puissants pour créer des emplois et lutter contre le fléau du chômage. Par exemple, le programme Airbus n’aurait pu voir le jour sans l’investissement de la puissance publique. La CGT appelle les salariés, les citoyens le 21 mars à participer aux initiatives territoriales qu’elle organise.

 



Solidarité avec les migrants : non au racisme !

08/03/2017


Les migrant-es sont l’objet d’échanges et de débats nauséabonds depuis plusieurs mois, avec une violence dans l’expression des propos, désormais sans limite. Alors que ces personnes fuient la misère et la guerre, des voix s’élèvent pour exprimer le rejet de l’Autre, de l’étranger, ces voix hurlent et vocifèrent des slogans haineux : en France, c’est le FN qui veut exclure les enfants étrangers de l’école publique ; dans l’UE ce sont la construction de murs en Croatie, en Hongrie, en Espagne, et en France ( Calais) ; aux Etats-Unis, c’est Trump qui interdit l’entrée aux musulmans de certains pays ; en Afrique du Sud, les tensions communautaires sont à leur comble ! ... (lire la suite sur le tract).

Télécharger
Manif 21 mars migrants fyers couleur.pdf
Document Adobe Acrobat 4.0 MB


Après le vote du Parlement européen, le combat se poursuit

19/02/2017


 

Le Parlement européen a approuvé mercredi 15 février l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA). Son application nécessite la ratification des 38 parlements nationaux et régionaux du Canada et de l'UE. Le combat se poursuit, contre la ratification de ce texte dangereux. Un débat démocratique s'impose.  408 voix pour, 254 contre et 33 abstentions : le Parlement européen a approuvé mercredi 15 février l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) malgré les protestations argumentées et les nombreuses manifestations des organisations de la société civile (dont la CGT) de part et d’autre de l’Atlantique. C’est en effet sans aucun débat démocratique que l’accord a été négocié par la Commission européenne et le Canada, au mépris des intérêts économiques, sociaux et environnementaux des peuples.  Le texte prévoit en effet, notamment, de supprimer 99 % des droits de douane, mais aussi d’« harmoniser » les réglementations et les normes censées protéger les droits sociaux ou environnementaux, en vérité de déréglementer. Il menace ainsi la santé des travailleurs et des consommateurs, ainsi que l’agriculture. Il permet aussi de fait la privatisation de services publics, et attribue aux entreprises, notamment aux multinationales, des pouvoirs exorbitants face aux États eux-mêmes (voir l’article en lien ci-dessous). Il crée ainsi des « tribunaux arbitraux », lesquels pourront être saisis par une entreprise contre des États dont les réglementations ou législations contrarieraient ses intérêts en particulier financiers.  L’application de l’accord nécessite, après ce vote, la ratification des 38 parlements nationaux et régionaux des États membres de l’UE et du Canada. Mais, en violation de toute forme de démocratie, une grande partie du texte devrait être appliquée de manière provisoire dès ce printemps.  D’ores et déjà, comme l’explique Attac, des initiatives sont organisées pour que les parlements nationaux et régionaux ne ratifient pas le texte et que des débats publics soient organisés.

 

Le combat contre le CETA continue…


7oème anniversaire du statut de la fonction publique

3/12/2016


Télécharger
Le statut a 70 ans.pdf
Document Adobe Acrobat 1.6 MB

Le nouveau gouvernement présidé par de Gaulle met en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance, lequel ne dit pas un mot du statut de la Fonction publique. Il faut élaborer une nouvelle Constitution, rétablir l’autonomie communale, reconstruire le pays et son appareil productif, des services publics républicains. Lucien Jayat préside la commission d’épuration et de réhabilitation dans les administrations et collectivités locales. Après l’adoption de la nouvelle Constitution de la IVe République, Maurice Thorez est nommé ministre d’État chargé de la Fonction publique. Les deux statuts de Vichy sont abrogés et Thorez met en place une commission syndicale d’études avec la CGT et la CFTC. Jacques Pruja, de la Fédération Générale des Fonctionnaires CGT, qui va devenir UGFF, pilote les négociations. Il s’inspire beaucoup du statut anglais du "Civil service" au sujet duquel il publie une série d’articles dans La Tribune des fonctionnaires.