L'Actualité


Le 9 mai, pour la défense des services publics, des milliers de manifestants !

Plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires sont descendus dans la rue ce jeudi 9 mai pour réclamer l'arrêt de la réforme de la fonction publique et l'externalisation des missions (la privatisation) au détriment du citoyen. L'intersyndicale a réaffirmé sa volonté de mettre en œuvre un processus de mobilisation qui s'inscrit dans la durée. À Marseille ce sont plus de 30 000 manifestants qui ont été recensés derrière les banderoles des fédérations de fonctionnaires. Le gouvernement doit retirer son projet de casse !

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Désinformation générale et mensonges médiatiques délibérés

« Les médias audiovisuels ont piétiné l’information. Une fois de plus. Les événements survenus à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, en fin de manifestation du 1er mai, ont débouché sur un vaste épisode de désinformation relayé par de nombreuses télévisions et radios. Un épisode qui témoigne de la précipitation des journalistes, y compris de certains journalistes de terrain, de l’absence totale de vérification et de recoupement des sources, de la reprise en boucle de la communication gouvernementale et de la hiérarchie hospitalière, de la marginalisation de témoignages contradictoires, et enfin, d’un mensonge délibéré. »

Par Frédéric Lemaire, Maxime Friot, Pauline Perrenot – jeudi 2 mai 2019 / Acrimed


Voir la vidéo du "Monde"



1er mai 2019 : plus de 310 000 manifestants dans toute la France

Cette journée de lutte internationale des travailleurs s’est traduite sur tout le territoire par près de 250 manifestations. Plus de 310 000 salariés, privés d’emploi et retraités se sont rassemblés pour exprimer au gouvernement mais aussi au patronat l’exigence d’autres choix politiques en faveur d’une hausse des pensions et salaires, de plus de justice fiscale, de services publics de proximité, d’une politique sociale répondant aux besoins de la population. L’expression revendicative de ce jour, cumulée aux nombreuses luttes dans les entreprises, dans plusieurs branches d’activité, la fonction publique, les actions spécifiques des retraités, les actions interprofessionnelles viennent démontrer, s’il le fallait encore, la colère sociale, l’attente de décisions majeures au profit de ceux qui ne vivent que de leur travail. La CGT va continuer à militer pour élargir le rapport de force nécessaire afin de conquérir de nouveaux droits et contrer les mauvais coups de ce gouvernement et de sa majorité parlementaire.

Le syndicat CGT du CD13 a écrit à Madame Hidalgo, maire de Paris

Madame la Maire,

Nous suivons avec attention les mobilisations des territoriaux de Paris et nous partageons leur détermination pour la défense des services publics et du statut de la fonction publique. C'est avec consternation que nous prenons connaissance des lourdes sanctions que l'appareil bureaucratique de la ville de Paris a instruites à l'encontre de nos camarades Christian et Jean-Jacques pour leur participation à des actions collectives et syndicales pour défendre les services publics et les emplois statutaires. Vous trouverez ci-joint notre motion pour vous demander l'annulation de ces nouvelles sanctions à leur encontre. La ville de Paris, son conseil municipal et sa Maire n'ont pas besoin d'aider Macron, le Medef et les collaborateurs des nantis et des ultra-riches dans leur politique de répression syndicale et d'étouffement des luttes sociales.
Dans l'attente de votre décision, nous vous prions de croire, Madame la Maire, à nos sentiments respectueux..

Pour le syndicat, Alain Zammit


Grand débat : des mesures qui ne sont pas à la hauteur de l'enjeu

Les annonces du président de la République confirment la mise en place de mesures qui ne sont pas à la hauteur des exigences portées par les différents mouvements sociaux qui secouent le pays ces derniers mois. Les conclusions du grand débat génèrent à la fois colère, indignation et appellent nécessairement à des mobilisations pour modifier profondément les orientations politiques actuelles, ouvrir d’autres perspectives et réduire les inégalités sociales et territoriales de notre pays, que les propositions risquent au contraire d’aggraver.

Une nouvelle fois, le patronat, les plus fortunés sont exonérés et le capital n'est aucunement mis à contribution pour répondre aux fractures sociales et territoriales. Quant à « l’art d’être français » et à la teneur inquiétante des propos sur l’immigration et l’identité nationale, la CGT dénonce un discours nauséabond renouant avec une période très sombre de notre histoire. Ces propos ne peuvent que fractionner la société.  Les salariés, retraités, privés d’emploi, les  travailleurs en général ne peuvent se contenter des annonces de ce soir et devront se mobiliser pour gagner une autre répartition des richesses, seule solution pour entrevoir des horizons meilleurs :

 
•    l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier, par la revalorisation du Smic, des salaires, des pensions de retraite et des minima sociaux ;
•    la relance des dynamiques budgétaires pour développer l’emploi, des investissements sur l’ensemble du territoire ;
•    la modernisation et le développement des services publics attaqués encore récemment par une réforme rétrograde de la Fonction publique.

 

Nous appelons à la mobilisation, le plus largement possible, dans les entreprises, les établissements, dans les localités, le 1er Mai puis le 9 mai pour gagner des avancées contribuant au progrès social.


Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême-droite. Lutter contre le Rassemblement National et ses propositions ultra-libérales

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier, combattre l’extrême droite - Histoire croisée du syndicalisme et de l’extrême droite" a été réalisé par l'Institut d'Histoire Sociale-CGT, dans le cadre de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL « Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »



Urgences sociales, fiscales... La réponse CGT en 19 propositions

Alors que le Président de la République va annoncer ses mesures à la suite du débat national, la CGT a mené son véritable débat à travers les cahiers d'expression revendicative populaire, donnant ainsi la possibilité à toutes et tous de faire entendre leur voix. On le sait, le système libéral et mondialisé ne profite qu'aux multinationales et aux très riches. 87% de nos concitoyens demandent un changement de politique économique et sociale. La lutte pour la justice sociale, fiscale ou la justice climatique est un tout, un même combat visant à changer de système. Ainsi, la CGT a regroupé ses 19 propositions en 5 urgences.


Les dangers de la loi de transformation de la Fonction publique

Privatisation et abandon de missions, augmentation de la part individuelle de la rémunération, introduction des ruptures conventionnelles pour inciter les titulaires à quitter la Fonction publique, etc. Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération des Services publics nous explique pourquoi il est urgent de se mobiliser contre le projet de loi de transformation de la Fonction publique.

Parce que leur raison d’être est la satisfaction de l’intérêt général, la promotion du « bien commun », et la recherche du progrès social permanent, les Services Publics sont la colonne vertébrale de l’intervention publique. Ils doivent d’abord répondre mieux aux attentes et besoins des populations et donc à l’intérêt général. Ils sont les outils de la solidarité, de la citoyenneté et de la cohésion sociale.



Le combat contre le projet de loi fonction publique c’est une lutte pour la population, les agents, le progrès social

Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a multiplié les attaques contre les agents de la Fonction publique : gel de la valeur du point, rétablissement du jour de carence, remise en cause de missions publiques, nouvelles et massives suppressions d’emplois, etc. À présent, il s’attaque frontalement au Statut général avec un projet de loi aux dispositions dévastatrices. En dépit de l’opposition de la plupart des organisations syndicales, le pouvoir exécutif presse le pas en escomptant faire adopter ce texte législatif fin juin au Parlement.
La CGT ne laissera pas faire cette œuvre de démantèlement.
Pour faire grandir l’indispensable processus de mobilisation, elle passe au crible les principales mesures hautement nocives du projet de loi.


3 tracts CGT sur le projet de loi fonction publique :

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Loi fonction publique : CAP/carrière/salaire/mobilité
2019_03_13_loi_fp_cap_v2.pdf
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Loi fonction publique : dialogue social/CT/CHSCT
2019_03_13_loi_fp_dialogue_social.pdf
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Loi fonction publique : recours aux contrats
2019_03_13_loi_fp_contrats.pdf
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Métropole / Département : le préfet a remis son rapport à Matignon

Le préfet des Bouches-du-Rhône, Pierre Dartout, a remis au premier ministre, le mercredi 13 mars, son rapport sur l’avenir de la métropole Aix-Marseille-Provence et du Département des Bouches-du-Rhône. « Le gouvernement a rapidement décidé de lancer une nouvelle concertation d'un mois sur la possible fusion de la Métropole avec le département des Bouches-du-Rhône, avant une visite d'Édouard Philippe prévue le 12 avril, a annoncé Matignon mercredi. Cette concertation avec "les acteurs locaux", confiée à la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, doit se pencher sur les différents scénarios de fusion figurant dans le rapport du préfet. "Le gouvernement se prononcera à l'issue de ce processus sur les suites susceptibles de leur être réservées", indique Matignon dans un communiqué. » (Journal La Marseillaise).

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Mission devenir de la Métropole : le rapport du préfet
projet final rapport métropole 13-03-201
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Stop aux dérives sécuritaires ! Et maintenant l'armée ?...

La CGT condamne fermement les annonces du gouvernement sur la gestion du maintien de l’ordre. La CGT le met en garde sur les graves incidents que généreraient les mesures annoncées, si elles étaient mises en œuvre lors des prochaines manifestations. La dernière annonce concernant la mobilisation des soldats de Sentinelle dans le cadre des manifestations, en d’autres termes l’utilisation de l’armée contre la population, est une grave dérive qui rappelle les époques les plus sombres de notre histoire...

La CGT condamne fermement les annonces du gouvernement sur la gestion du maintien de l’ordre. La CGT le met en garde sur les graves incidents que généreraient les mesures annoncées, si elles étaient mises en œuvre lors des prochaines manifestations.

La dernière annonce concernant la mobilisation des soldats de Sentinelle dans le cadre des manifestations, en d’autres termes l’utilisation de l’armée contre la population, est une grave dérive qui rappelle les époques les plus sombres de notre histoire.

Nous condamnons fermement cette atteinte inqualifiable à la démocratie.

Des militaires eux-mêmes se disent inquiets de cette situation et alertent sur la dangerosité de leur intervention dans les manifestations.

Dès lundi 18 mars, notre organisation dénonçait les interdictions de manifester sur certains périmètres à Bordeaux, Toulouse, Paris dans des lieux emblématiques, l’aggravation de la répression en cas de participation à une manifestation non déclarée, une plus grande autonomie des forces sur le terrain pour disperser les manifestants avec notamment l'usage de « drones » et « de produits marquants », l’encouragement à utiliser les LBD.

Ces mesures conduisent, d’une part, à limiter le droit de manifester et, d’autre part, à une escalade incontrôlée de la violence.

Alors que des instances européennes et internationales ont, de manière unanime, dénoncé les atteintes excessives à la liberté de manifester, l’escalade des violences policières et l’usage des LBD en France, le gouvernement insiste et persiste en portant toujours un peu plus de graves atteintes aux libertés fondamentales.

Nous ne laisserons pas le gouvernement fuir éternellement ses responsabilités, ni bafouer les droits des citoyennes et citoyens sous prétexte de sécurité ou d’ordre public.

Face aux urgences sociales et climatiques, la colère est légitime et des réponses politiques doivent être apportées d’urgence. La CGT s’engage résolument dans la poursuite des mobilisations et manifestations, pour renforcer le rapport de force indispensable pour gagner les justes revendications portées dans les luttes des salariés, retraités privés d’emplois.


Des centaines de milliers de manifestants en France le 19 mars !

Des milliers de manifestants partout en France ce mardi 19 mars... À Marseille, le défilé a rassemblé de très nombreux militant·e·s et sympathisant·e·s CGT, mais aussi de la FSU, de Solidaire. Quelques "Gilets jaunes" ont également battu le pavé. Une manif qui a permis d'exprimer le refus de la politique ultra-libérale de Macron et de son gouvernement.


Mardi 19 mars : ne les laissons pas faire ! Unie·e·s pour gagner !

Le grand débat national que le Président de la république a été contraint d’initier a censément ouvert la question de la réforme de l’État et des services publics. Si le projet de loi est d’ores et déjà bouclé et que son adoption par le Conseil des Ministres a lieu avant les conclusions du grand débat, cela démontrerait que tout était bouclé par avance. Sur le fond, nos organisations syndicales rappellent qu’elles sont opposées à nombre des dispositions de ce projet de loi qui porteraient gravement atteinte au Statut Général, aux conditions de travail des agents et à la qualité du service public rendu. C’est pourquoi, les organisations syndicales demandent une nouvelle fois sa suspension et l’ouverture de véritables négociations visant à mieux reconnaître les qualifications des agents, à améliorer leurs carrières et à conforter les missions publiques. Elles soulignent à nouveau qu’il faut mettre un terme immédiat au gel de la valeur du point et, par des augmentations générales, restaurer le pouvoir d’achat de tous les agents de la Fonction publique.…

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Appel CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, UNL-SD à une journée d’action, de mobilisations et de grève le 19 mars

La situation sociale en France est marquée par l’expression diverse et multiple d’un mécontentement social grandissant, par l’aspiration à une véritable justice sociale et fiscale, par la dénonciation des reculs sur les libertés publiques comme individuelles. Le mouvement des gilets jaunes est l’expression récente de cette profonde crise sociale. Alors que les annonces faites par le président de la République ou son gouvernement n’ont pas répondu aux attentes, alors que des lois portant atteinte aux libertés syndicales et de manifester sont votées, que les prix des produits de consommation courante continuent à la hausse, que la suppression de l’ISF n’est pas remise en cause, que le chômage progresse… Le « grand débat national » ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales.

 

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APPEL À LA JOURNÉE NATIONALE D'ACTION DU 19 MARS
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La loi liberticide "anti-casseurs" votée au Sénat : l'arbitraire total !

Macron va saisir le Conseil constitutionnel, signe de la fébrilité du Président et de son gouvernement. Ci-dessous, le communiqué de la CGT publié le 12 mars :

De manière tout à fait inédite puisque cela sera la 2ème fois sous la Vème République, le Conseil Constitutionnel va être saisi directement par le Président de la République d’une proposition de loi. La loi liberticide dite « anti-casseurs », issue du groupe Les Républicains et votée par l’Assemblée nationale, doit être examinée en seconde lecture au Sénat aujourd’hui 12 mars. Il est déjà prévisible que le gouvernement français va être une fois encore montré du doigt dans sa politique de surenchère sécuritaire face au mouvement social qui dure depuis des mois.
Voulant sans doute couper l’herbe sous le pied à l’opposition qui avait déjà fait savoir son intention de saisir le Conseil constitutionnel sur cette loi, Emmanuel Macron cherche probablement à s’abriter derrière une décision du Conseil constitutionnel.
Pour la CGT, c’est le signe d’un Président et d’un gouvernement sous haute pression dans un contexte social explosif.

En effet, l’étau se resserre avec les multiples recommandations, alertes et mise en garde internationales et européennes. Le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et l’ONU ont, de manière unanime, dénoncé les atteintes excessives à la liberté de manifester, l’escalade des violences policières contre les manifestants et notamment l’usage du LBD (dit « flash-Ball »).
Cela conforte notre démarche puisqu’avec de nombreuses organisations syndicales et associatives de défense des droits fondamentaux, nous n’avons eu de cesse de dénoncer cette loi liberticide portant en germe des atteintes graves aux libertés fondamentales. Suite à un recours commun, le Conseil d’État devra d’ailleurs prochainement se prononcer sur l’interdiction des LBD.
La CGT ne lâchera rien et demande donc l’abandon pur et simple de cette proposition de loi et l’interdiction des armes mutilantes contre les manifestants.



Le projet de loi de "transformation de la Fonction publique" menace gravement notre statut

Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale CFDT – CGT – FA-FPT – FO – FSU – UNSA et SUD se sont réunies le 22 février dernier. Elles constatent que le gouvernement vient de publier son projet de loi "de transformation de la Fonction publique" à grand renfort de communication et envisage de procéder, à la hussarde, en bafouant la démocratie sociale et les organisations syndicales.  Ce projet de texte constitue une attaque d’ampleur contre la Fonction publique et plus singulièrement contre le versant territorial.



Grand débat national et grandes manipulations

Le Grand débat national lancé par Emmanuel Macron à grand renfort de publicité a donc débuté depuis la mi-janvier. Cette initiative est présentée comme un lieu d’échanges privilégiés avec les citoyens, sans tabou ni a priori. Tout y est à ce point ouvert et les sujets mis en avant si bien abordés sur le fond que les réponses vont émerger et vont permettre de sortir par le haut de la crise actuelle. Ça, c’est pour le discours officiel du pouvoir en place.  Mais, la réalité est toute différente.

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GRAND DÉBAT NATIONAL ET MANIPULATION
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L'ARGUMENTAIRE CGT SUR LE GRAND DÉBAT
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8 mars 2019 : un appel de syndicats, associations féministes, ONG et organisations de jeunesse

15h40, pourquoi ? 15h40, c’est l’heure à laquelle les femmes arrêtent d’être payées chaque jour, sur la base d’une journée standard (9h00 – 12h30  /13h30 – 17h).  Les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes, parce qu’elles sont 30% à travailler à temps partiel,  parce qu’elles sont concentrées dans des métiers dévalorisés socialement et financièrement, parce qu’elles n’ont pas de déroulé de carrière, parce qu’elles touchent moins de primes, d’heures supplémentaires C'est comme si elles arrêtaient tous les jours d’être payées à 15h40. Pour dire que nous exigeons nos droits. Pour exiger que notre travail soit reconnu et rémunéré. Pour imposer la fin des violences et garantir nos libertés de choix. Pour gagner l’égalité. Pour faire entendre nos revendications à nos employeurs et au gouvernement. Nous appelons à une grève féministe le 8 mars, à des actions des rassemblements, des manifestations. Débrayons à 15h40. Portons toutes et tous un foulard violet !



Pouvoir d’achat : 8 organisations syndicales de la Fonction publique appellent les agents à se mobiliser !

Nos organisations syndicales (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) représentatives de plus de 5 millions d’agents, lancent une pétition pour exiger une revalorisation salariale de toutes et tous les agent-es. Nous appelons l’ensemble des collègues à la signer et faire signer massivement.

 

Au quotidien, les agents publics travaillent au service de l’intérêt général et font vivre des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire. Améliorer leur pouvoir d’achat est d’autant plus urgent que, depuis son arrivée, le gouvernement a accumulé des mesures négatives à leur encontre (gel de la valeur du point d’indice, mauvaise compensation de l’augmentation de la CSG, rétablissement du jour de carence…).

 

Au cours des prochaines semaines, les militant.e.s iront sur le terrain, pour faire signer cette pétition, également disponible en ligne.

Les premiers signataires de cette pétition sont :

  • Jean-Marc Canon (CGT Fonction publique)
  • Mylène Jacquot (CFDT Fonctions publiques)
  • Luc Farré (Unsa Fonction publique)
  • Bernadette Groison (FSU)
  • Gaëlle Martinez (Solidaires Fonction publique)
  • Bruno Collignon (FA-FP)
  • Nathalie Makarski (Services publics CFE-CGC)
  • Denis Lefebvre (CFTC Fonctions publiques)


Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique

Les personnel.le.s sociaux et médico-sociaux, avec la CGT, n’ont eu de cesse depuis des années d’exiger des gouvernements et ministères successifs une réelle reconnaissance de leurs qualifications et responsabilités. Aujourd’hui, après avoir été reporté encore d’une année, le décret n° 2017-901 du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d’emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs, fait état d’une reconnaissance à minima en catégorie A… dont les mesures les plus significatives n’arriveront qu’en janvier 2021.


1er février : accès à la catégorie "petit A" dans la Fonction publique

Face au projet de contre-réforme de la Fonction publique et au rapport parlementaire sur le devenir du CNFPT et des CDG : les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale se mobilisent. Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale CFDT – CGT – FA FPT – FO – FSU – UNSA – SUD se sont réunies le 22 février. Le gouvernement vient de publier le projet de loi Fonction publique à grand renfort de communication et envisage de procéder, à la hussarde, en bafouant la démocratie sociale et les organisations syndicales. Ce projet de texte constitue une attaque d’ampleur contre la Fonction publique et plus singulièrement contre le versant territorial... [lire le communiqué]



L'augmentation du point, c'est mieux que les heures sup' !

Après les annonces du président de la République, le secrétaire d’État en charge de la Fonction publique affirme que faire des heures supplémentaires, sans cotisations sociales ni impôt sur le revenu, c’est mieux, plus gratifiant et moins onéreux que d’augmenter la valeur du point d’indice. Voilà bien des propos qui relèvent avant tout de l’intox !

Voilà bien des propos qui relèvent avant tout de l’intox ! Essayons donc d’y voir plus clair.


① La première entourloupe, c’est de comparer des dispositifs qui ne sont pas du même ordre. Comme le pouvoir en place feint de l’oublier, rappelons une vérité toute simple : les heures supplémentaires sont celles accomplies au-delà de la durée légale du travail ! Autrement dit, il ne s’agit en aucun cas d’une augmentation salariale comme l’est la revalorisation du point d’indice. Avec les heures supplémentaires, on se situe complètement dans le « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy.

② La seconde manipulation du gouvernement est d’affirmer que cela revient moins cher d’actionner le levier des heures supplémentaires que de revaloriser la valeur du point et que, de surcroît, c’est bien plus rémunérateur pour le salarié. Et le secrétaire d’État d’avancer le coût de 2 milliards d’euros pour 1 % de hausse de la valeur du point.

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L'AUGMENTATION DU POINT D'INDICE
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L’intersyndicale Fonction publique écrit au Premier ministre sur le pouvoir d’achat et le futur projet de loi

Monsieur le Premier ministre,


Nos organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC, CFTC, représentatives de plus de 5 millions d’agent.e.s, s’inquiètent de l’avenir promis à la Fonction publique.


Face aux inégalités sociales et territoriales, au sentiment d’abandon d’une grande partie de la population, la Fonction publique a un rôle important à jouer. Sans les agent.e.s, qu’ils soient dans le versant de l’État, celui de la Territoriale ou de l’Hospitalière, les missions indispensables des services publics au service des usagers ne peuvent être rendues, l’isolement est renforcé et les inégalités grandissent. (Lire la suite ci-contre)

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L'INTERSYNDICALE ÉCRIT AU PREMIER MINISTRE
2019_02_07_lettre_commune_premier_minist
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5 février 2019 : des dizaines de milliers de manifestants dans les rues de Marseille. 300 000 dans toute la France !

Quelque 200 manifestations ont rassemblé 300 000 personnes partout en France pour marquer l’acte 1 des convergences entre les gilets jaunes et les syndicats le 5 février. Hausse des salaires, justice fiscale et répartition des richesses ont été des revendications centrales de la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle à l’appel de la CGT, Solidaire et la FSU, localement rejoints par Force Ouvrière.

La Fédération estime que la journée du 5 février a marqué une étape significative dans le processus de lutte et la convergence d’action et de revendication de toutes celles et ceux qui luttent, qu’elles et ils soient travailleurs en lutte avec leurs syndicats, gilets jaunes, jeunes, privés d’emploi, retraités. Le meilleur moyen d’affirmer notre attachement au droit de manifester, c’est d’être toujours plus nombreux dans la rue pour porter les revendications.

 

La Fédération appelle à continuer d’agir en ce sens, notamment dans le cadre des mardis de l’urgence sociale décidés par le Comité confédéral national de la CGT, en organisant des assemblées générales pour débattre avec nos collègues de la situation, en proposant la syndicalisation CGT, en faisant remplir les cahiers d’expression populaire, en faisant signer la pétition unitaire sur l’augmentation des salaires dans la Fonction publique, en participant aux initiatives de lutte et de déploiement organisées par nos structures interprofessionnelles et aux convergences organisées avec les gilets jaunes sur les revendications communes.

 

La Fédération appelle à réussir un grand 8 mars – journée internationale de lutte pour les droits de femmes – pour l’égalité

professionnelle femmes hommes et à construire le nouveau temps fort interprofessionnel décidé pour la mi-mars. Elle appelle enfin à préparer la nécessaire mobilisation la plus unitaire possible dans la Fonction publique, pour l’avenir des missions, pour exiger la fin de l’austérité salariale et mettre un coup d’arrêt au projet gouvernemental de destruction des principaux fondements du Statut des fonctionnaires contenu dans le futur projet de loi Fonction publique.



La CGT exprime sa profonde inquiétude face à l’escalade des tensions au Venezuela.

Elle condamne fermement l’ingérence étrangère, incarnée en premier lieu par les États-Unis, qui ont reconnu Juan Guaidó comme « président par intérim » alors même qu’il n’y a pas de vacance du pouvoir. Cet « adoubement » par le président Trump porte la signature de John Bolton, son secrétaire à la sécurité nationale, qui s’est juré de faire tomber les pays de la « tyrannie de la troïka », à savoir le Venezuela, Cuba et le Nicaragua. Mais, cet acharnement politique ne saurait masquer la convoitise économique des États-Unis pour le pétrole vénézuélien. À cette ingérence, s’ajoute maintenant celle de plusieurs pays de l’Union européenne dont la France qui vient, aujourd’hui, de reconnaître la légitimité de Juan Guaidó, au mépris du processus démocratique légitime au Venezuela. Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a refusé d’accéder à la demande de Guaidó de reconnaître sa légitimité, indiquant que là n’était pas le rôle des Nations Unies. Il a, en revanche, proposé ses bons offices pour tenter de résoudre cette crise. De leur côté, les présidents du Mexique et de l’Uruguay ont convoqué, le 7 février, une conférence internationale, dans le but de trouver une issue raisonnable et pacifique à la situation actuelle. Le président Maduro a annoncé sa participation à cette conférence et s’est déjà engagé à la tenue d’élections législatives au cours du premier trimestre.

Nul ne saurait nier la situation économique et sociale épouvantable du Venezuela, pas plus que le manque de respect des droits humains. Mais, la CGT reste convaincue que c’est par un dialogue apaisé entre toutes les parties prenantes que pourra se dessiner une sortie démocratique et souveraine de cette crise. Il faut substituer à l’ingérence extérieure la coopération internationale. La CGT se déclare prête à œuvrer aux côtés de la Confédération syndicale des Amériques (CSA) afin de coopérer avec les travailleurs et les organisations syndicales du Venezuela.


« Dégeler le point d’indice, c’est la priorité des priorités »

Extrait de l’interview de Baptiste Talbot du 21 décembre 2018

Le dégel du point d’indice pour les fonctionnaires est "la priorité des priorités", a affirmé vendredi 21 décembre sur france-info Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT service public. "Le meilleur moyen de faire en sorte qu’il y ait une amélioration concrète réelle et immédiate de la situation des agents de la fonction publique, c’est de dégeler le point d’indice", a-t-il estimé. "Comme le gouvernement semble reconnaître qu’il y a un problème de pouvoir d’achat dans ce pays, nous allons dire au gouvernement qu’il doit donner l’exemple et qu’il doit consentir à des gestes forts pour les salaires de ses propres agents", a-t-il expliqué.

 

La "smicardisation" de la fonction publique

Baptiste Talbot a rappelé quelques chiffres qui reflètent, selon lui, la "smicardisation et paupérisation de la fonction publique : il y a 5 millions de personnels de la fonction publique. Parmi eux, il y en a plus d’un million qui sont au Smic ou un peu au-dessus du Smic. Une proportion qui a doublé en 20 ans", a-t-il expliqué.

Au-delà du dégel du point indice, le syndicaliste ne serait pas contre un geste supplémentaire, qui serait le "bienvenu". "Si d’aventure le gouvernement décide le versement d’une prime exceptionnelle, je ne suis pas en train de vous dire que la CGT l’écartera d’un revers de la main (...) Cela voudrait dire qu’il y a de l’argent disponible et dans ce cas-là, nous disons que, pour que les mesures soient pérennes, mieux vaut augmenter le point d’indice", a-t-il suggéré.

 

À travers la mobilisation des "gilets jaunes", Baptiste Talbot se "félicite que l’action collective soit réhabilitée et produise des résultats". Mais "le gouvernement doit faire attention à ce qu’il fait. Est-ce qu’on n’est pas en train de donner une prime à ceux qui mettent le feu ? Pendant des mois, le gouvernement n’a pas écouté les syndicats dans le cadre d’un dialogue social apaisé (...) Si on souhaite apaiser la situation, il faut savoir discuter et consentir à des gestes", a-t-il lancé


"Philosophie" : quand Luc Ferry en appelle aux armes...

« Quand on voit des types qui tabassent à coups de pied un malheureux policier par terre, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois ! Ça suffit, ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d’extrême droite et extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper des policiers. […] On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies »


Le discours qu'Emmanuel Macron a fait à ses amis du CAC 40


Après son allocution télévisée du lundi 10 décembre à 20 heures, le président de la République a écrit cette lettre retrouvée dans la poubelle jaune de l'Élysée. On vous la révèle en exclusivité. Toute ressemblance avec la réalité (sociale) est-elle pure coïncidence ?

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MACRON AU CAC40.pdf
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On va vous faire aimer l'impôt !

Augmenter les impôts et baisser les taxes : une urgence sociale !

 

Selon le dernier rapport de l’OCDE, la France, avec un taux de prélèvements atteignant 46,2% du Produit Intérieur Brut en 2017 serait championne du monde de la pression fiscale. La France championne du monde de la pression fiscale ? Faux !

 

Il est faux en effet de présenter ces données comme reflétant la fiscalité française. En effet, ces chiffres intègrent les cotisations sociales, qui ne sont ni des impôts ni des taxes mais un élément du salaire. De plus, d’un point de vue pratique, ces cotisations financent la sécurité sociale ; or, dans les pays où la sécurité sociale n’existe pas, les soins médicaux ne sont pas gratuits !

Ainsi les travaux de l’OCDE prouvent même que loin d’être un enfer fiscal, la France se situe dans la moyenne. (Une publication de la CGT-finances)