L'actualité


Solidarité financière et collecte de biens pour les sinistré·e·s

L’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, suite au drame de la rue d’Aubagne, a acté le 12 novembre la mise en place d’une collecte de biens et de dons pour les sinistré·e·s de Marseille. Nous comptons sur l’ensemble de nos organisations et des militants pour faire vivre cette solidarité à la hauteur des enjeux.

Les dons financiers sont à adresser à l’UD CGT 13 à l’ordre de « L’UD CGT 13 Solidarité », les biens collectés seront stockés à la Bourse du Travail.


Le discours qu'Emmanuel Macron a fait à ses amis du CAC 40


Après son allocution télévisée du lundi 10 décembre à 20 heures, le président de la République a écrit cette lettre retrouvée dans la poubelle jaune de l'Élysée. On vous la révèle en exclusivité. Toute ressemblance avec la réalité (sociale) est-elle pure coïncidence ?

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MACRON AU CAC40.pdf
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On va vous faire aimer l'impôt !

Augmenter les impôts et baisser les taxes : une urgence sociale !

 

Selon le dernier rapport de l’OCDE, la France, avec un taux de prélèvements atteignant 46,2% du Produit Intérieur Brut en 2017 serait championne du monde de la pression fiscale. La France championne du monde de la pression fiscale ? Faux !

 

Il est faux en effet de présenter ces données comme reflétant la fiscalité française. En effet, ces chiffres intègrent les cotisations sociales, qui ne sont ni des impôts ni des taxes mais un élément du salaire. De plus, d’un point de vue pratique, ces cotisations financent la sécurité sociale ; or, dans les pays où la sécurité sociale n’existe pas, les soins médicaux ne sont pas gratuits !

Ainsi les travaux de l’OCDE prouvent même que loin d’être un enfer fiscal, la France se situe dans la moyenne.

Une publication de la CGT-finances



Courrier d'organisations syndicales à MM. Darmanin et Dussopt

Courrier des organisations syndicales CFE CGC - CGT FP - FA FP - FSU et solidaires adressé à Monsieur Gérald Darmanin et Monsieur Olivier Dussopt concernant le pouvoir d'achat dans la fonction publique.

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2018-12-19-lettre_intersyndicale-darmani
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Liberté, égalité des droits pour la Journée Internationale des Migrants

Ce 18 décembre aura lieu la Journée Internationale des Migrant(e)s. Plus de 200 organisations, dont la CGT, participeront à des marches et rassemblements partout en France. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT appelle à se mobiliser contre le populisme et le racisme.



Le gouvernement joue à l’incendiaire social : c’est irresponsable !

Lycéens humiliés à Mantes-la-Jolie (capture d'écran).


Stop aux violences policières contre des manifestants pacifiques !

Les dernières semaines ont été marquées par de fortes mobilisations partout en France. Au niveau départemental, la contestation s’organise également dans de nombreux endroits. La journée de samedi 1er décembre a vu plusieurs manifestations converger sur le Vieux Port, de plus depuis vendredi des milliers de lycéens sont mobilisés sur leur lycée. Face à cette colère, la seule réponse du gouvernement est la répression et la violence policière. Depuis vendredi de nombreux blessés sont à dénombrer. Samedi l’usage de la force s’est fait notamment face à des familles et des personnes âgées. De nombreux lycéens ont été blessés, dont un grièvement brûlé au 3ème degré. De plus, une personne âgée résidant sur la Canebière est décédée suite à ses blessures dues à l’explosion d’une grenade lacrymogène devant sa fenêtre au 4ème étage. Ce jour encore, lundi 3 décembre, les lycéens réunis devant la préfecture et des militants CGT ont essuyé la répression policière orchestrée par un pouvoir aux abois entraînant plusieurs blessés par flashball. La CGT condamne l’usage de la force contre des manifestants pacifistes et prendront toutes les mesures nécessaires pour que les revendications puissent continuer à s’exprimer et faire plier ce gouvernement à la solde du grand capital.



Ensemble, défendons le service public et les fonctionnaires et agents publics qui le font vivre chaque jour !

La Fonction publique territoriale est particulièrement impactée : baisse des moyens et effectifs, augmentation de la précarité (34,7 % d’agents non titulaires), privatisation de missions, dégradation des conditions de travail et d’accueil des usagers, augmentation des tarifs pour le public, fermeture de lieux d'accueil publics (mairies, centres sociaux, bureaux de poste...), notamment dans la ruralité et les périphéries des Métropoles, éloignement des espaces locaux de démocratie…

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120 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique !

Le Premier ministre a dévoilé le lundi 29 octobre sa méthode pour supprimer 120 000 agents d’ici à 2022. Tout y passe : salaire au mérite, généralisation des contractuels, réductions d’effectifs, suppressions de missions, disparitions des instances représentatives des personnels... Entretien avec Jean-Marc CANON, pour la CGT fonction publique.



Gagnons l'égalité hommes/femmes dans la fonction publique !

La CGT lance une grande consultation inédite auprès de toutes les femmes, syndiquées ou pas, en emploi ou non, pour connaître leurs attentes.

 

À vous de jouer !

 

Prenez une dizaine de minutes pour participer sur :

www.consultation-femmes-cgt.fr

 

 Lisez le 4-pages fédéral CGT



Manifestation à Marseille du 1er décembre | quelques photos


Agissons le 1er décembre ! Urgence salaires, emplois et justice sociale

Des salariés actifs et retraités, des citoyens expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et au travers de nombreuses journées d’action et de grèves.

Alors que la France est en 2017 le 5ème pays producteur de richesses dans le monde, le chômage, le travail précaire s’accroissent et plongent dans le désarroi de plus en plus de familles, de citoyens. La préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois. Ça ne peut plus durer ! Une société qui n’offre pas de perspectives à ceux qui produisent les richesses par leur travail, ni à la jeunesse pas plus qu’aux retraités, est une société sans avenir.

Le gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le Président de la République, ses ministres, sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de « petites phrases ». Cette politique lui revient en boomerang en plein visage. La responsabilité du gouvernement est énorme. Le surnom de président des riches est bien justifié. À force de tirer sur la ficelle, les premiers de cordée seront bien seuls au sommet.

 

 Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :

  • l’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;
  • la prise en charge des transports par les employeurs ;
  • une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;
  • une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

 Ces revendications sont urgentes et légitimes.

 

Le gouvernement instrumentalise les enjeux environnementaux, alors que rien ne se fera si on ne prend pas en compte le lien unissant cause sociale et cause écologique. Nous refusons cette nouvelle division orchestrée par l’Élysée entre les citoyens qui seraient responsables en matière environnementale et les autres. Nous refusons de mêler nos voix avec ceux, comme le Patronat, qui font volontairement l’amalgame entre taxes et cotisations sociales.

Dans cette période de clair-obscur où peuvent surgir les monstres, la CGT appelle les citoyens à ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes. C’est bien tous ensemble que nous pourrons infléchir la politique du Président des riches. Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications. 

Le 1er décembre, la CGT appelle tous les citoyens, les salariés actifs et retraités à se joindre aux manifestations des privés d’emploi pour exiger des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement et du patronat

 

Déclaration confédérale CGT, le 20 novembre 2018

Contre la vie chère, pour l'augmentation des salaires, traitements, pensions et minima sociaux, contre le chômage et la précarité

  • À partir d’un SMIC à 1800 €, augmentation de 300 € des salaires, traitements, pensions et minima sociaux.
  • L’indexation des salaires sur l’indice (réel) des prix.
  • Une Sécurité Sociale qui rembourse à 100 % et financée par les cotisations, la mise à contribution des revenus du capital et la suppression de la CSG.
  • Stop à l’évasion fiscale, arrêt des cadeaux fiscaux tel que le CICE (100 millions) aux entreprises, rétablissement de l’ISF (impôt sur la fortune).
  • Une fiscalité plus juste, mettant à contribution les hauts revenus pour développer les Services Publics, garants de la cohésion sociale et l’égalité de traitement sur l’ensemble du pays.
  • Sortir du secteur marchand l’énergie, l’eau, le raffinage, la santé, l’éducation, le logement, le transport, les télécommunications et activités postales.
  • Limitation au minimum de la TVA.
  • Baisse immédiate des prix des carburants et un prix unique fixé par l’État dans tout le pays.

Violences sexistes et sexuelles : ça suffit !

Partie prenante dans le mouvement #NOUSTOUTES, la CGT appelle à toutes les mobilisations unitaires du samedi 24 novembre 2018, dans les territoires et les entreprises. Les chiffres sont édifiants : 8 viols ou tentatives de viol ont lieu, chaque jour, sur les lieux de travail, tandis que 80 % des femmes salariées considèrent que, dans le travail, les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes. Face à ce phénomène grave et massif, la CGT fait des propositions pour produire du changement et agir, à commencer par l’obtention d’une obligation de négocier sur cette question.

 

Lire le tract confédéral CGT


Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2019

L’ensemble des caisses nationales de Sécurité sociale ont été réunies le 2 octobre 2019 pour donner un avis motivé sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2019. Elles l’ont massivement rejeté ; c’est un fait historique pour la Sécurité sociale face à une attaque sans précédent des fondamentaux, des principes et valeurs qui gouvernent la Sécurité sociale. En remettant en cause « l’autonomie des finances sociales à l’égard du budget de l’État », le gouvernement entend bien organiser le plus grand holdup du siècle en utilisant le budget de la sécu pour réduire le déficit de l’État.

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Déclaration de la CGT
declaration_plfss_2019.pdf
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La CGT publie ses cahiers revendicatifs dans les 3 fonctions publiques

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Les cahiers revendicatifs CGT des 3 fonctions publiques
election_fp_2018_-_doc_revendicatif_3_ve
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Hausse des carburants : entre exaspération et instrumentalisation

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux comme les grands médias se font l’écho d’un appel à « bloquer » le pays pour condamner la hausse du prix des carburants. Si la colère peut s’entendre car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable, il est nécessaire de regarder de près les contours de cette initiative. Il faut examiner, aussi, avec attention les enjeux réels liés au pouvoir d’achat des Français, en lien avec les dispositifs et autres prélèvements assurant notre modèle social et la solidarité nationale.

 

L’appel lancé un samedi, sans réelle ambition de bloquer l’économie, s’appuie sur une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs et les solutions préconisées pour sortir de cet engrenage sur le long terme demeurent floues, voire dangereuses pour le monde du travail. Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d’une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique, alors que chaque dispositif joue un rôle différent et déterminant dans le cadre de notre modèle social et républicain. Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération !

(lire le communiqué complet ci-contre)

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COMMUNIQUE CGT HAUSSE PRIX CARBURANTS.pd
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Gilets Jaunes / Ph. Martinez à France-inter : la question, c'est les salaires !

La CGT a contribué à faire augmenter le mouvement de colère qui date de plusieurs mois. Philippe Martinez dénonce des récupérations politiques mais aussi patronales :  derrière le "non à l'augmentation des taxes", il y a des patrons qui mettent les cotisations sociales. Il y a des grands patrons qui favorisent les arrêts de travail (par exemple, Michel-Edouard Leclerc).
Nous pensons que cette colère est légitime, mais il faut que le débat soit plus large que ça : le fond du fond, c’est la question des salaires. Voilà une mesure que le gouvernement pourrait prendre rapidement : on propose que le smic soit valorisé largement à la fin de l’année.
Depuis trois ans, on nous accuse régulièrement de vouloir tout bloquer... et aujourd'hui, on serait dépassés, inquiets ?
Ce qu’on veut aussi c’est que notre message soit entendu : la question du pouvoir d’achat est bien plus large que celle des taxes.
On pourrait reparler de la question de la SNCF en matière d’écologie et de mobilité. Il ne faut pas supprimer des petites lignes mais en ouvrir de nouvelles, il faut favoriser le transport de marchandises par train
Il ne peut pas y avoir de mesure environnementale sans s’occuper des travailleurs et l’inverse. Trop souvent on oppose les deux. Nous on a un concept de développement humain durable qui conjugue les deux. 
Le gouvernement essaie de répondre assez rapidement à une colère, mais c’est un pansement sur une jambe de bois. Quand on ferme un service public dans une petite commune, qu’est-ce qu’on fait ? On prend sa voiture pour aller plus loin.
Vous savez à quel âge moyen on achète sa première voiture neuve ? 57 ans.
Il faut favoriser les augmentations de salaire pour pouvoir avoir accès à des véhicules propres avec des technologies nouvelles. Quand on n’a pas d’argent, pas de quoi se loger, pas de boulot, avoir une prime pour l’achat d’une voiture ce n’est pas la première préoccupation.

Extraits de l'interview de Philippe Martinez à France-inter le 16 novembre 2018.

 


Scène terrible à Marseille : la catastrophe était prévisible

Scène terrible à Marseille rue d'Aubagne dans le 1er arrondissement, où 3 immeubles se sont effondrés ce lundi 5 novembre 2018 faisant de nombreuses victimes. À la tristesse provoquée par cette catastrophe succède à présent la colère. Car au moment de faire le point sur les causes de cet accident – pour que cela ne se reproduise plus – les autorités politiques se déresponsabilisent une fois de plus. Dans un communiqué publié par la ville de Marseille on peut même lire : « Ce dramatique accident pourrait être dû aux fortes pluies qui se sont abattues sur Marseille ces derniers jours ». La mairie tient donc son coupable : la pluie. Sans doute est-elle frustrée de ne pouvoir enfermer cet assassin notoire afin de redonner à la ville son surnom de « ville du soleil », faute de pouvoir redonner la vie à ceux qui en ont été privés injustement. Mais pour la CGT, il ne s'agit pas d'un accident qui serait le fruit du hasard des circonstances météorologiques, mais il s'agit bien d'une catastrophe qui était prévisible et qui aurait donc pu  être évitée.

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EFFONDREMENT 3 IMMEUBLES MARSEILLE DECLA
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Rendez-vous salarial du 17 octobre 2018 : de vieilles recettes !

La présente réunion intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant pour la Fonction publique et ses personnels. Ainsi, pour ne prendre que l’actualité la plus récente, notre organisation syndicale tient à rappeler son opposition résolue à la mise en œuvre d’un système de retraite par point qui, outre la liquidation du régime général et de l’ensemble des régimes spéciaux, a pour objectif clé d’organiser une baisse drastique du niveau des pensions et des retraites. Dans le même temps, les projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale confirment l’entreprise de démolition des politiques publiques mises en œuvre dans les trois versants de la Fonction publique. Plutôt que de condamner la Fonction publique et ses personnels à une austérité budgétaire toujours plus conséquente, la CGT propose de mobiliser les richesses produites pour assurer un financement pérenne de l’exercice des missions dans l’intérêt général des citoyen.nes. Il s’agit aussi de dégager les moyens budgétaires nécessaires à l’amélioration des conditions de vie au et hors travail et à l’augmentation du pouvoir d’achat de toutes et tous, actifs et retraité.e.s, fonctionnaires et agents non titulaires. Enfin, la CGT réitère ses exigences quant à la prise en compte de ses revendications au sujet du projet de protocole d’accord relatif à l’égalité professionnelle qui présente une dimension salariale.

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Déclaration liminaire de la CGT
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Communiqué de la CGT
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Pour un accueil digne des migrants : la CGT PACA mobilisée à Montgenèvre

Une centaine de militants de la CGT se sont mobilisés, mardi 23 octobre 2018, à Montgenèvre dans les Hautes-Alpes, à l’initiative de la CGT Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il est 11 heures sur le pont de Montgenèvre et toutes les unions départementales CGT sont représentées sur ce lieu, « rendez-vous des élans de solidarité internationale » comme le souligne Gilles Fournel, secrétaire général du comité régional CGT PACA. Face à la montée des extrémismes en Europe, la CGT a fait le choix de l’égalité : il n’y a pas de différence entre un migrant économique, climatique, ou fuyant la guerre. Sur ce lieu connu surtout pour ses pistes de skis, les militants CGT sont venus montrer le plus beau visage de la France : solidaire, fraternel, hospitalier et combatif.



Des milliers le 9 octobre pour les salaires, les retraites et l'emploi


Pourquoi les augmentations générales sont indispensables...

Rappelons brièvement la situation : depuis 2010, la valeur du point d’indice a subi un gel quasi ininterrompu, sauf par deux revalorisations de 0,6 % en juillet 2016 et février 2017. Le premier des résultats, c’est que, de janvier 2010 à aujourd’hui, par rapport à l’inflation, la dévalorisation dépasse aujourd’hui les 9 % ! La confirmation récente de la décision gouvernementale de ne procéder à aucune augmentation de la valeur du point jusqu’à la fin 2019 ne pourra qu’aggraver ce décrochage d’une ampleur historique sans précédent. Cette injustice sociale et cette ineptie économique détérioreront comme jamais le pouvoir d’achat de tous les agents et plongeront un grand nombre d’entre eux dans des difficultés extrêmes.

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Quelques chiffres suffisent à le démontrer :

• En 2018, plus d’un million d’agents sont payés entre le SMIC et le SMIC + 10 % (et encore, c’est beaucoup moins pour ceux qui sont à temps incomplet imposé). C’est deux fois plus qu’il y a 20 ans !
• En 2018, un agent de catégorie B déroulant sa carrière complète sur deux grades connaît une amplitude indiciaire (indice de recrutement rapporté à l’indice sommital) de 56 %. C’était 72 % il y a 20 ans et pour une durée de carrière moins longue !

 


Augmenter les salaires, pensions et minima sociaux : c’est possible !

La question du pouvoir d’achat est une des premières préoccupations des salariés, des privés d’emploi et des retraités. Il s’agit de l’aspiration légitime à pouvoir vivre dignement et ce quelle que soit sa situation sociale ou professionnelle. Il s’agit aussi de permettre une relance de l’économie, dont tous conviennent qu’elle ne pourra véritablement se faire que grâce à la consommation des ménages. Le patronat, comme le gouvernement, cherche à limiter – voire à empêcher – toute hausse de rémunération, que ce soit par l’augmentation des salaires, des minima sociaux ou des pensions. Ils prônent et mettent en place des dispositifs de gel des augmentations et, lorsqu’une augmentation de la  rémunération des salariés à lieu, c’est quasi systématiquement par le biais de primes, donc d’éléments de la rémunération non pérennes et ne participant pas au financement de notre système de protection sociale.

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20180704_pouvoirachat_tract_sr_rc_ca-2-1
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Attaque frontale contre la Sécu : le gouvernement sort de l’ombre !

Une modification de grande portée qui risque de changer la nature même de la Sécurité sociale. C’est en pleine nuit et en catimini qu’un amendement d’un député LREM a été adopté pour remplacer le terme « Sécurité sociale » par « Protection Sociale » dans plusieurs articles de la Constitution. Loin d’être un amendement de forme, cette modification portera gravement atteinte à la nature même de la Sécurité Sociale. Cela prépare à la remise en cause du financement de la maladie, mais aussi du chômage et s’inscrit dans le projet de réforme des retraites envisagé pour 2019 par le Président de la République et son gouvernement. La Sécurité Sociale impose la notion de redistribution. Pas la protection sociale ! Il n’existe pas actuellement de définition juridique du périmètre de la protection sociale, contrairement au terme de « Sécurité Sociale qui inclut une notion de redistribution (entre actifs et retraités, entre personnes bien portantes et malades etc.). Remplacer « Sécurité Sociale » par protection sociale est une remise en cause du sens de la Sécurité Sociale « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. » De plus, l’objectif à peine voilé de ce changement est de soumettre l’assurance-chômage et les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, comme les régimes spéciaux, aux futures lois de financement de la protection sociale. Cet amendement rétrograde, vise à permettre au gouvernement d’engager son projet de remise en cause de notre système de retraite solidaire par répartition ! La Sécurité Sociale repose sur des droits financés par des cotisations, c’est-à-dire par le travail et non pas, par ce que vise le gouvernement : l’impôt, c’est-à-dire la fiscalisation de la Sécurité Sociale. On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt !La Sécurité Sociale n’est pas soumise à la concurrence, la protection sociale si ! La CGT agit pour la reconquête de la Sécurité Sociale, c’est là un choix de société qui appel à l’intervention et à la mobilisation de tous !


Samedi 26 mai, une marée populaire : des milliers à Marseille !

Les mouvements citoyens, associatifs, syndicaux et politiques se félicitent des marées populaires du samedi 26 mai. Ce sont près de 80 organisations qui, en unissant leurs forces, ont rassemblé des centaines de milliers de manifestantes et manifestants partout sur le territoire. Dans leur diversité, ils et elles ont défilé pour exiger plus d’égalité, de justice sociale, d’écologie et de solidarité et donc une tout autre politique que celle du gouvernement. Ce déferlement populaire porte l’espoir d’alternatives sociales. Il témoigne de la détermination des citoyens à rompre avec les choix d’Emmanuel Macron, une politique au service du patronat qui vise à imposer toujours plus d’austérité en matière de service public, de protection sociale et de garanties collectives et des reculs sur la santé et la protection de l’environnement, etc. Fortes de ces initiatives, les organisations appellent à une amplification du mouvement social et s’engagent, chacune dans leurs champs respectifs, à soutenir et à développer toutes les luttes en cours, dans les entreprises, les services, les lieux d’études et aux côtés des précaires, privés d’emploi et retraités. Nos forces sont engagées pour la défense du service public ferroviaire, pour un enseignement supérieur accessible à toutes et tous, pour les services publics et la défense des droits des salariés du public comme du privé, pour les droits des migrant.e.s, pour l’avenir des générations futures. Les organisations, partageant le constat d’une réelle urgence sociale, décident de poursuivre le travail engagé afin de faire grandir le mouvement social contre les politiques de casses sociales et environnementales et pour le progrès social. Elles discuteront rapidement des formes précises que ce travail en commun peut prendre.


Réforme des retraites Macron : vers une nouvelle baisse des pensions

Le président de la République a nommé un haut-commissaire aux retraites, M. Delevoye, pour faire passer l’ensemble des régimes de retraite existant sur un système par points (les cotisations achètent des points, les retraites sont calculées avec la valeur de service des points achetés, comme par exemple à l’IRCANTEC ou à l’ARRCO-AGIRC). Un projet de loi serait présenté en 2019. La même valeur d’achat et de service serait utilisée pour l’ensemble des régimes. Cette harmonisation rendrait inutile de fusionner tous les régimes de retraite en un seul, du moins dans un premier temps. Tout laisse penser qu’un tel système se traduirait par une baisse de la pension pour la majorité des fonctionnaires, même dans l’hypothèse, non confirmée à ce stade, d’une intégration des primes dans la cotisation [Cliquer l'image pour lire le 4 pages].



Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite


Le documentaire "Aujourd’hui comme hier, combattre l’extrême droite - Histoire croisée du syndicalisme et de l’extrême droite" a été réalisé par l'IHS-CGT (Institut d'Histoire Sociale), dans le cadre de la campagne CGT - Solidaires - FSU - UNEF - FIDL - UNL « Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques » initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris. Ce documentaire de 11 minutes permet de se réapproprier l'histoire de la lutte antifasciste d'un point de vue syndical.

Il appartient aux syndicats de lutter contre les idées fascistes et d'extrême-droite.



Égalité femmes/hommes : la fonction publique n’est pas exemplaire


À l’occasion du 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, le Président de la République a porté l’égalité entre les femmes et les hommes comme « Grande Cause Nationale » du quinquennat. Lors des précédents Conseils Communs de la Fonction Publique, le Ministre de l’Action et des Comptes Publics, Gérard Darmanin, a annoncé une concertation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique. Dans le même temps Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a promis « un plan dur et concret » sur l’égalité salariale pour les prochaines semaines. Elle a d’ailleurs déclaré que : « l’État n’est pas exemplaire, il doit le devenir, c’est un des axes prioritaires de ma feuille de route ». La CGT ne cesse de dénoncer et de combattre les inégalités, de porter les revendications pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais, les inégalités perdurent dans la Fonction publique au niveau du traitement, du déroulement des carrières professionnelles et du niveau des pensions. Il y a bien urgence à agir pour faire cesser l’inadmissible : à 50 ans, une femme dans la fonction publique gagne, en moyenne, 4000 euros de moins par an qu’un homme en catégorie C, 5400 euros en moins en catégorie B et 11 400 euros en A. Le gouvernement ne peut pas rester sur des effets d’annonce et de communication. Pour cela, il doit cesser la politique de restriction budgétaire qu’il nous impose et qui, de fait, aggrave les inégalités. Pour exemple, le rétablissement du jour de carence dans la Fonction publique dans la loi de Finances de 2018, est une nouvelle attaque faite aux fonctionnaires. Cette mesure injuste a des effets négatifs et particulièrement pour les femmes. Concernant le gel du point d’indice, les annonces de non revalorisation vont entraîner des pertes considérables pour les agent-e-s de la Fonction publique, composée à 62% de femmes. Les conséquences sont plus marquées chez les femmes lésées sur les déroulements de carrière et sur les pensions. Un rapport de l’OCDE rappelle que les infirmier-e-s en France, ont un salaire 5% inférieur au salaire moyen, constat également fait pour les enseignant-e-s français, métiers qui sont à prédominance féminine. Ensuite, les annonces doivent être suivies de faits et actes visant à supprimer concrètement les inégalités. Nous pensons aussi que les employeurs publics doivent être irréprochables en la matière.

 

Pour cela, des négociations doivent être engagées, au plus vite, à partir du bilan du Protocole d’accord égalité de 2013, signé par tous les employeurs de la fonction publique et par toutes les organisations syndicales. La CGT veut des actes forts de la part du gouvernement. Nous n’accepterons pas un semblant de concertation sur le sujet. La CGT continuera à se battre pour obtenir, entre autres, la revalorisation des métiers à prédominance féminine, des mesures pour ne pas pénaliser les femmes pendant leur maternité, une analyse sexuée des conditions de travail, des avancées sur la résorption de l’emploi précaire, la mixité des métiers, l’articulation vie privée/vie professionnelle et une réelle politique de prévention des violences sexistes et sexuelles.