L'actualité


Quand les dockers de San-Francisco appellent à la grève contre les suprémacistes

25/08/2017


Le 26 août, un groupe suprémaciste blanc a prévu de défiler à San-Francisco. Il devra se frotter au syndicat des dockers, l’ILWU, qui appelle à la grève et à marcher sur le lieu du rassemblement. Une mobilisation syndicale qui donne corps à la devise « une injustice faite à l’un ou l’une est une injustice faite à toutes et tous ».

La motion a été adoptée le 17 août par la section de San-Francisco de l’International Longshore and Warehouse Union (ILWU, syndicat des ports et docks). Ce syndicat de masse, organisant la puissante corporation des dockers et dont 60 % des membres sont afro-américains, se réclame d’une longue tradition de riposte ouvrière au racisme et au fascisme. Outre les exemples qui en attestent cités dans le texte de l’ILWU, le site britannique libcom.org, qui a mis en avant cette action, en mobilise d’autres à l’appui.

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Gouvernement Macron-Philippe : vers une loi El-Khomri XXL !

05/07/2017


Le gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif :

- avoir une législation du travail renforçant les droits de l’ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;

- dénoncer l’idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.

 

Sur la base d’un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus.

 

Où en est-on à ce jour ? D’un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l’autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi. On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille revendication du Medef. On y apprend également qu’il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours. Et la liste est longue…

 

Alors que 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente ! La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance. Nous refusons d’ores et déjà d’entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C’est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d’information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l’été car il n’est pas question d’accepter ce marché de dupes.

 

La CGT considère que la mobilisation doit s’amplifier, s’ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d’une volonté de changement en matière économique et sociale.

 

C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d’action et de grève dans toutes les entreprises et services, publiques-privées.


Comité de défense des libertés ouvrières et syndicales

12/07/2017


Avec la gouvernance Hollande-Valls-Macron, ce sont près de 2 000 délégués syndicaux qui ont été licenciés, attaqués en justice avec l'insistance du ministère du Travail (voir aussi les dossiers comme les Good Year, Air France...). À la répression anti sociale pour briser la mobilisation pour l'abrogation de la loi dite "travail" s'est ajouté l'arbitraire des plans Vigipirate... et les plans d'état d'urgence (qui ne servent qu'à la répression sociale.... voir aussi les 3 000 militants assignés à résidence à titre préventif pendant le sommet COP 21 à Paris). Aujourd'hui, l'offensive patronale et gouvernementale à l'encontre de la CGT et de ses responsables à PSA nous appelle à la plus grande vigilance et à une solidarité renforcée. La création du comité de défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA est une nouvelle initiative de résistance dont vous trouverez ci-dessous la présentation.


La cour des comptes préconise le gel du point d’indice pour faire des économies sur les salaires des fonctionnaires.

01/07/2017


Pour la CGT Fonction publique, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes !  Ses dernières préconisations d’hier le confirment amplement. Constatant un « dérapage » des dépenses publiques (sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire mais ce n’est pas le propos de ce communiqué), la Cour se fend d’un certain nombre de préconisations, dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif !

 

Résumons :

- Gel de la valeur du point d’indice ;

- Suppression du supplément familial de traitement ;

- Deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’Etat (hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ;

- Baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrières ;

- Augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants (quand il y aura des augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain) …

 

N’en jetons plus, la coupe est pleine !

Au moins pourra-t-on sans regret dissoudre l’IFRAP puisque la Cour des Comptes le concurrence et le dépasse dans son libéralisme délirant…  Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans ses recommandations, notons que, à aucun moment, elle ne s’interroge sur le coût exorbitant du CICE – 20 milliards d’euros par an- qui depuis sa mise en place début 2013 a permis au chômage…de s’accroître d’un demi- million de privés d’emplois supplémentaires !

Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018. On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…

 

Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le démantèlement de la grille indiciaire unique.

 

C’est pourquoi, d’ores et déjà, la CGT Fonction publique appelle à s’emparer de la journée d’action interprofessionnelle du 12 septembre prochain pour élever le nécessaire rapport de forces, obtenir des avancées sociales et s’opposer aux reculs en tout genre.


Enquête sur les risque psycho-sociaux : une imposture ?

14/06/2017


La collectivité a lancé une grande enquête sur les RPS publié sur l'intranet du Conseil départemental. À sa lecture on s’interroge : mais de quoi parle-t-on ? Et les faits de maltraitance, de harcèlement et de souffrance au travail connus et reconnus (tentative de suicide à la direction de la communication, 22 protections fonctionnelle, à la Direction des transports où tout va bien, où la DRH refuse une enquête à la demande de notre syndicat mais en diligente deux en dehors du CHSCT dans deux services de cette Direction…) ? Pourquoi ces dénis ?  La délégation CGT au CHSCT et le syndicat restent mobilisés et vigilants concernant la santé des personnels.  Un seul conseil : participons à cette enquête, assurons une participation massive… Un réflexe : vous êtes confronté.e à ces risques psychosociaux ? Ne restez pas isolé.e et venez en parler avec les délégués CHSCT ou avec les permanents syndicaux !


Collectif culture

 

Face à la dégradation du service public en matière culturelle sur le plan départemental, des agents de chacun des services de la Direction de la Culture ont constitué un collectif. Ce dernier qui se réunit régulièrement permet de centraliser les informations et d’échanger sur les problématiques communes à l’ensemble des agents. Véritable temps de concertation et de libre expression, ces réunions visent à trouver des solutions pour préserver et améliorer les conditions de travail dans chaque établissement en tenant compte des missions spécifiques de chacun et en préservant la qualité d’un service pour tous les publics.

 

Vous voulez rejoindre le collectif ? Contactez le syndicat et/ou Jean-François GAST au 04.13.31.19.71

 


Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie. Déclaration de la Commission exécutive confédérale

25/04/2017


Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

 

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédé sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

 

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.


La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

 

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

 

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.



Pour une société plus juste, dans un monde de paix !

01/05/2017


Partout en France, 280 000 manifestants (110.000 en 2016), jeunes, salarié-e-s, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi, se sont mobilisés pour revendiquer des droits et défendre, plus largement, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.
Dans les grandes villes comme dans des centaines de petites localités, une même aspiration au progrès social et à la rupture avec les politiques libérales s’est exprimée.
Les effets de ces politiques sur le monde du travail ont rendu possible, pour la seconde fois sous la cinquième République, l’accès de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle.
Tout en dénonçant le danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail qu’incarne le FN, parti néo-libéral, ce 1er mai est l’expression de revendications sociales.
Diminution du temps de travail pour travailler mieux et travailler tous, augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux pour vivre dignement, défense des services publics pour en finir avec la désertification de trop nombreux territoires, ré-industrialisation et de nouveaux droits d’expression et d’intervention des salariés, tels ont été les mots d’ordre des cortèges.
Comme en 2002, 2007 et 2012, ce 1er mai se situe dans un contexte politique particulier, celui de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. La CGT, dans une volonté d’unité syndicale, confirme son combat contre l’extrême droite et la nécessité de lui faire barrage en toutes circonstances !
La CGT va poursuivre et amplifier son action, elle va, sans relâche, lutter contre la destruction du Code du Travail et, plus largement, la remise en cause de notre système de protection sociale, dont le système de retraite par répartition.
Il n’y aura aucune trêve sociale pour le futur Président de la République. En finir avec les divisions, la haine, l’exclusion, le racisme, la xénophobie et le sexisme, implique des politiques qui portent l’intérêt commun et non les seuls intérêts du capital et du monde de la finance.
La CGT est déterminée à incarner ce syndicalisme combatif, responsable et force de propositions, ce syndicalisme de rassemblement des travailleurs, à leurs côtés dans leurs luttes et leur aspiration à une société plus juste dans un monde de paix !


Un 1er mai revendicatif dans la rue

24/04/2017


Le 1er mai 2017 se tiendra entre les deux tours de l’élection présidentielle. Chacun peut mesurer le contexte et les enjeux qui risquent d’y être posés : la présence de l’extrême droite au second tour, pour la deuxième fois en quinze ans, est assurée. Le danger est de plus en plus réel et il n’est pas né de rien. Ses causes sont à chercher dans l’addition de décennies de politiques tournées vers la satisfaction des actionnaires, du grand patronat, de l’argent pour l’argent, d’affairisme, de magouilles et de petits arrangements dans les salons huppés de l’entre soi. Cela fait des années que certains crient au loup alors qu’ils n’ont rien fait pour l’empêcher de s’installer devant la bergerie. La CGT, elle, n’a pas attendu cette impasse pour combattre l’extrême droite. Ce combat est même inscrit dans notre histoire : antifascistes hier, antifascistes aujourd’hui, nous serons bien évidemment antifascistes demain ! Mais au-delà de ce combat, n’est-il pas grand temps d’en finir avec les choix politiques qui ouvrent la voie au pire ? Les politiques d’austérité, la déconstruction méthodique des services publics, l’appauvrissement culturel, l’accroissement des inégalités sociales, le pillage des pays dits « pauvres », les aventures militaires désastreuses ?  Il nous faut penser un nouveau cadre de développement de l’humanité et l’imposer par nos luttes. C’est là l’enjeu de ce 1er Mai, qui sera celui du combat pour la justice sociale, pour la solidarité internationale, la paix et un autre futur que celui qu’on souhaite nous imposer.


Vers l'égalité réelle hommes/femmes

18/03/2017


Premier facteur explicatif des inégalités professionnelles, le temps des femmes est très différent du temps des hommes. Assumant toujours l’essentiel des tâches ménagères, les femmes sont confrontées à des doubles journées, et 30 % d’entre elles sont enfermées dans des emplois à temps partiel, notamment pour les ouvrières et employées. Le résultat : un salaire partiel, une flexibilité et des amplitudes horaires maximum. C’est ce que l’on appelle le « plancher collant ». Pour les femmes cadres, c’est le « plafond de verre » : l’impossibilité d’avoir une carrière comme d’accéder aux responsabilités, et une pression permanente – ce n’est pas pour rien que le nombre de burn out est deux fois plus élevé chez les femmes. 
Réduire le temps de travail, c’est permettre aux hommes comme aux femmes d’avoir du temps libéré pour leur parentalité, leurs loisirs et leurs engagements sociaux et sociétaux. C’est aussi, comme le démontre le bilan des 35 heures, un moyen pour réduire le nombre de temps partiel et créer des emplois. 
Baisser la durée légale de travail à 32 heures sans perte de salaire et l’accompagner de politiques publiques de prise en charge de la petite enfance et de lutte contre les stéréotypes, c’est rapprocher le temps des femmes et celui des hommes et se donner les moyens de faire enfin de l’égalité femmes/hommes une réalité.


21 mars : un printemps à l’offensive !

22/03/2017


Le 21 mars, les salariés se sont mobilisés, à l’appel de la CGT, pour la défense et le développement de l’Industrie et des Services publics.

La campagne offensive de la CGT du « printemps de l’industrie » bat son plein dans les territoires, les professions et les entreprises, à l’heure où le patronat voudrait imposer ses stratégies de casse et faire du fatalisme une norme.

Les projets alternatifs, que ce soit contre les fermetures d’entreprises et de services, pour la ré-industrialisation ou pour la réappropriation collective des moyens de production, élaborés avec les salariés et leurs syndicats CGT, ouvrent des perspectives. Ils mettent en évidence les enjeux économiques, sociaux et environnementaux, et le lien structurant entre Industries et Services publics ; liens qui s’alimentent mutuellement. Développer les Services publics et l’appareil industriel permet de revivifier les territoires en partant des besoins au plus près de la population.

Le 21 mars, ce sont plus de 80 manifestations et rassemblements réunissant des dizaines de milliers de salariés, des distributions massives de tracts portant nos exigences, des blocages de site et reprise en main de l’outil de travail comme dans le secteur de l’énergie, qui se sont déroulés sur tout le territoire.

Ces initiatives font la démonstration que les salariés, à l’appel de la CGT, sont déterminés à mener les luttes au niveau des enjeux, à travailler aux convergences revendicatives, à remettre au cœur des débats les revendications et propositions de la CGT, en termes d’emplois, de potentiel industriel, de service public, de réduction du temps de travail, de salaires et de sécurité sociale professionnelle dans le cadre d’un nouveau statut du travail salarié.

Loin de rester l’arme au pied, cette journée du 21 mars n’est qu’un point d’étape d’une campagne CGT offensive et conquérante.


Les retraités se mobilisent en France et à Marseille

27/03/2017


Les retraités sont de plus en plus victimes des politiques austéritaires du gouvernement (blocage des pensions depuis plus de 1 400 jours, mesure fiscales difficiles à supporter, dégradation du système de santé...). Pour leur permettre de se faire entendre, neuf organisations (CGT, CFTC, CGC, FO, Solidaires, FSU, FGR, LSR, Ensemble et solidaires) appellent à une journée nationale de mobilisation et d’action le 30 mars 2017. Une conférence de presse se tiendra le jour même à 11 heures au siège de la CGT à Montreuil. Ces organisations ont également mis en ligne un questionnaire pour mieux connaître les retraités, mieux les représenter et mieux agir en leur faveur. N’hésitez pas à le remplir si vous êtes concerné-e !


Baptiste Talbot secrétaire de la Fédération CGT des services publics

Il faut des services publics forts dans tout le pays, pour contribuer au développement économique et à l’aménagement du territoire. La dépense et la commande publiques sont des leviers puissants pour créer des emplois et lutter contre le fléau du chômage. Par exemple, le programme Airbus n’aurait pu voir le jour sans l’investissement de la puissance publique. La CGT appelle les salariés, les citoyens le 21 mars à participer aux initiatives territoriales qu’elle organise.

 



Solidarité avec les migrants : non au racisme !

08/03/2017


Les migrant-es sont l’objet d’échanges et de débats nauséabonds depuis plusieurs mois, avec une violence dans l’expression des propos, désormais sans limite. Alors que ces personnes fuient la misère et la guerre, des voix s’élèvent pour exprimer le rejet de l’Autre, de l’étranger, ces voix hurlent et vocifèrent des slogans haineux : en France, c’est le FN qui veut exclure les enfants étrangers de l’école publique ; dans l’UE ce sont la construction de murs en Croatie, en Hongrie, en Espagne, et en France ( Calais) ; aux Etats-Unis, c’est Trump qui interdit l’entrée aux musulmans de certains pays ; en Afrique du Sud, les tensions communautaires sont à leur comble ! ... (lire la suite sur le tract).

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Manif 21 mars migrants fyers couleur.pdf
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Développement industriel et des services publics : toutes et tous mobilisés et en grève mardi 21 mars !

08/03/2017


Halte à la casse industrielle !
L’industrie est en déclin depuis trente ans. Aujourd’hui, la production industrielle atteint à peine 10 % du produit intérieur brut (PIB), contre 16 % en moyenne dans la zone euro. L’emploi industriel a reculé de près de 25 % en quinze ans pour se situer aujourd’hui autour de 3 millions de salariés. La France importe 60 % de ses produits industriels.

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8 mars 2017 : gagnons l’égalité femmes-hommes !

24/02/2017


Notre organisation syndicale sera mobilisée mercredi 8 mars 201 7 dans le cadre de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Toutes les études démontrent combien l’émancipation des femmes passe par l’égal accès à l’emploi et l’égalité au travail. L’égalité est une priorité. Pour que ce droit fondamental de notre Constitution soit effectif, la CGT agit à tous les niveaux. Les inégalités salariales tout au long de la carrière se paient au prix fort à la retraite : bas salaires, précarité, carrières discontinues ; les femmes sont plus souvent à temps partiel, en CDD, au chômage… Les écarts de salaire entre les femmes et les hommes au cours de leur carrière perdurent : 27 % en moyenne sur les rémunérations annuelles brutes mais ils peuvent atteindre plus de 40 % en tenant compte des temps partiels (source : Observatoire de l’égalité). [lire la totalité en cliquant l'image].



Vive les femmes douces, élégantes et sensuelles !

08/03/2017


Douce, élégante, sensuelle, mystérieuse, fatale, drôle... Ça ne s'invente pas ! Voilà comment le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône conçoit le rôle de la femme. On appréciera que nos fonctionnaires territoriales pussent profiter en ce jour de la Journée internationale des "droits de la femme" de massages, cours de yoga et de confection de bijoux en fleurs... Mais attention ! ces animations sont "accessibles à toutes". Des fois qu'on les prendrait pour des nouilles...

Décidément, les idées rétrogrades gagnent aussi notre Institution. Mais est-ce bien étonnant quand on sait que la droite et l'extrême-droite se prononcent pour une vision extrêmement traditionaliste sur le rôle des femmes, sur la famille, sur le mariage ?



Mobilisons-nous le 7 mars pour la protection sociale !

05/03/2017


Les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale adoptées sous l’actuel quinquennat ont organisé l’asphyxie et l’étranglement budgétaires de toutes les dimensions de l’action publique, celles de l’Etat, des collectivités territoriales, des hôpitaux, des établissements de l’action sociale, et plus largement encore de la Sécurité sociale. La généralisation et l’aggravation des politiques d’austérité, au titre notamment du pacte de responsabilité, produisent des conséquences désastreuses.

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Profanation de la statue de Missak Manouchian

18/02/2017


L'Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône condamne avec la plus grande fermeté la profanation de la stèle de Missak MANOUCHIAN à Marseille. Nous dénonçons la lâcheté des auteurs de cet acte odieux qui vise à salir la mémoire de toutes celles et ceux qui, durant la seconde guerre, se sont levés pour lutter contre la barbarie nazie et défendre leur idéal d'une société où l'être humain serait au cœur de toutes les préoccupations, tandis que la plupart des possédants de l'époque avaient choisi la collaboration pour préserver leurs avantages. Parmi ces résistantes et résistants de tous horizons et de toutes religions, beaucoup étaient membres du parti communiste et de la CGT et nous ont transmis en héritage leurs valeurs de justice, de solidarité, de paix et d'égalité. Et c'est à partir de ces valeurs que nous continuons aujourd'hui leur combat, dans une période où, pour protéger ses intérêts, le capitalisme exacerbe toutes les tensions, opposant ceux qui parmi le peuple auraient intérêts à s'unir pour changer les choses, créant ainsi les conditions de la montée des idées d'extrême droite, garante de la sécurité des exploiteurs. Face à cela, nous devons être unis et déterminés à faire reculer les idées de haine, de racisme et de rejet de l'autre, qui ne servent jamais la cause des peuples.


Appel de la Fédération CGT des Services publics

28/01/2017


La situation revendicative est doublement caractérisée par le développement des luttes dans notre  champ professionnel et par la férocité des attaques portées et projetées contre le service public, nos droits et garanties statutaires. La CGT l’a affirmé : la meilleure contribution que notre organisation peut apporter à la campagne  électorale, c’est la construction de la mobilisation pour placer les questions sociales au cœur du débat citoyen.  

 

Trois  échéances d’action sont programmées au mois de mars :

  • Le 7 mars dans la Santé et dans la Fonction publique
  • Le 8 mars dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes
  • Le 21 mars à l’appel de la CGT sur la reconquête industrielle et les liens entre développement économique et services publics.

La CGT décide du dépôt d’un préavis de grève concernant ces trois journées.  C’est d’un printemps des luttes dont nous avons besoin pour porter les revendications sur l’augmentation des salaires, le respect et le renforcement de nos libertés syndicales et garanties statutaires, l’abrogation de la réforme territoriale et du RIFSEEP, la reconquête des moyens financiers indispensables au bon fonctionnement des services publics, les 32 heures, le rétablissement du 1% CNFPT, le développement industriel.


Après le vote du Parlement européen, le combat se poursuit

19/02/2017


 

Le Parlement européen a approuvé mercredi 15 février l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA). Son application nécessite la ratification des 38 parlements nationaux et régionaux du Canada et de l'UE. Le combat se poursuit, contre la ratification de ce texte dangereux. Un débat démocratique s'impose.  408 voix pour, 254 contre et 33 abstentions : le Parlement européen a approuvé mercredi 15 février l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) malgré les protestations argumentées et les nombreuses manifestations des organisations de la société civile (dont la CGT) de part et d’autre de l’Atlantique. C’est en effet sans aucun débat démocratique que l’accord a été négocié par la Commission européenne et le Canada, au mépris des intérêts économiques, sociaux et environnementaux des peuples.  Le texte prévoit en effet, notamment, de supprimer 99 % des droits de douane, mais aussi d’« harmoniser » les réglementations et les normes censées protéger les droits sociaux ou environnementaux, en vérité de déréglementer. Il menace ainsi la santé des travailleurs et des consommateurs, ainsi que l’agriculture. Il permet aussi de fait la privatisation de services publics, et attribue aux entreprises, notamment aux multinationales, des pouvoirs exorbitants face aux États eux-mêmes (voir l’article en lien ci-dessous). Il crée ainsi des « tribunaux arbitraux », lesquels pourront être saisis par une entreprise contre des États dont les réglementations ou législations contrarieraient ses intérêts en particulier financiers.  L’application de l’accord nécessite, après ce vote, la ratification des 38 parlements nationaux et régionaux des États membres de l’UE et du Canada. Mais, en violation de toute forme de démocratie, une grande partie du texte devrait être appliquée de manière provisoire dès ce printemps.  D’ores et déjà, comme l’explique Attac, des initiatives sont organisées pour que les parlements nationaux et régionaux ne ratifient pas le texte et que des débats publics soient organisés.

 

Le combat contre le CETA continue…


Élection dans les TPE : avec 26 % des voix, la CGT conforte sa place de première organisation syndicale

03/02/2017


Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national. Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie ! La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs. Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral. Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection. Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression. La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année. Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement ! Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15,44%.


7oème anniversaire du statut de la fonction publique

3/12/2016


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Le nouveau gouvernement présidé par de Gaulle met en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance, lequel ne dit pas un mot du statut de la Fonction publique. Il faut élaborer une nouvelle Constitution, rétablir l’autonomie communale, reconstruire le pays et son appareil productif, des services publics républicains. Lucien Jayat préside la commission d’épuration et de réhabilitation dans les administrations et collectivités locales. Après l’adoption de la nouvelle Constitution de la IVe République, Maurice Thorez est nommé ministre d’État chargé de la Fonction publique. Les deux statuts de Vichy sont abrogés et Thorez met en place une commission syndicale d’études avec la CGT et la CFTC. Jacques Pruja, de la Fédération Générale des Fonctionnaires CGT, qui va devenir UGFF, pilote les négociations. Il s’inspire beaucoup du statut anglais du "Civil service" au sujet duquel il publie une série d’articles dans La Tribune des fonctionnaires.



Les services publics indispensables à la nation

25/01/2017


Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération CGT des services publics, nous dit que les services publics structurent le territoire et sont gage d’attractivité économique. Eau, production de l’énergie, éducation, formation, recherche, santé, routes, collèges, environnement, etc. les services publics s’avèrent essentiels au développement des entreprises et représentent un apport essentiel pour la croissance économique.



Élections professionnelles dans les nouvelles régions : la CGT conforte sa place de première organisation syndicale

31/01/2017


Tout au long de l’année 2016 se sont tenues les élections des représentants des personnels dans les sept nouvelles régions créées dans le cadre de la réforme territoriale. 26359 agents ont participé à ces scrutins, soit un taux de participation de 55,69%. Ce taux est en baisse de plus de 4 points par rapport à l’élection en 2014 des comités techniques des régions qui ont depuis été fusionnées. Ce nouveau recul de la participation confirme les effets néfastes du développement du vote par correspondance. Il renforce notre volonté d’agir pour le vote à l’urne sur le lieu de travail, qui est le meilleur vecteur pour garantir une bonne participation.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Pour en finir avec le délit de solidarité !

09/02/2017


Jeudi 9 février des rassemblements solidaires avec les solidaires auront lieu dans de nombreuses villes de France, reprenant l'appel du manifeste :

"Procès d'habitants de la vallée de la Roya "coupables" d'être venus en aide à des réfugiés, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d'intimidation, poursuites – et parfois condamnations – de personnes ayant agi en soutien de migrant ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux... On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit. Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n'adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l'écart des migrants, et qu'elles n'hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilés et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre. Plus de 200 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste pour dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d'actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s'opposer à des politiques qu'on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu'en agent de politiques de fermeture : le droit d'agir en toute humanité.

Le manifeste des Délinquants solidaires, pour que cesse définitivement le délit de solidarité est ici !