Un confinement de plus pour contrer les effets délétères des politiques néolibérales

Emmanuel Macron, proclamé épidémiologiste en chef par ses proches, vient de perdre son pari de ne pas confiner la population. En effet, face à l’explosion de la circulation du virus que lui et son gouvernement n’ont pas su anticiper, c’est tout le pays qui se retrouve à nouveau à payer les pots cassés. Pourtant une autre politique aurait pu être menée depuis des années. Un confinement aux risques importants pour la population En effet, le confinement, c’est un ensemble de risques forts pris pour les françaises et français : risques psychologiques, reports de soins, tri des malades, risque de déscolarisation, explosion de la précarité, des inégalités et des violences intra-familiales, autant de maux aux conséquences de long terme et touchant l’ensemble de la population.

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Ce n'est pas à nous de payer la crise !

Peut-être parce que les premières chaleurs du printemps tardent à s'installer, le gouvernement persiste à nous raconter la même fable. Celle de héros, eux, combattant le virus et protégeant la population. Plan de communication bien huilé, on les voit poser devant des journalistes triés sur le volet sur des plateaux improvisés dans les "vaccinodromes", oubliant que ces quelques concentrations de moyens ont conduit à dépouiller le reste des territoires de leurs doses de vaccins et des maigres moyens dont ils disposaient encore. Chaque ministre martèle la leçon bien apprise du "quoi qu'il en coûte" pour sauver nos emplois et notre modèle social, taisant, complaisamment l’opportunisme dont font preuve les grands groupes pour profiter des milliards d’argent public pour accélérer les restructurations et les délocalisations.

Pourtant le printemps est bien là… Impossible de le cacher. Cette semaine la température sociale est même montée d’un cran. À travers le pays, les chômeurs, les travailleurs sociaux, de la santé, des fonderies, du commerce, de la fonction publique, de la poste et de l’énergie se sont mobilisés pour refuser les injustices dont ils sont victimes, pour mettre en débat d’autres solutions bien plus respectueuses de l’avenir de chacun.

Pour imposer que le débat s’ouvre sur les solutions répondant à la réalité des besoins exprimés, il n’existe pas d’autre chemin : faire grandir encore la mobilisation en poursuivant notre effort quotidien, en multipliant les contacts et les échanges autour des propositions de la CGT.


La CGT, 1ère organisation dans les collèges actifs et retraités recueille 4 sièges sur 8

Élections à la caisse de retraite CNRACL

Un signe fort de la volonté du maintien du statut de la Fonction Publique et de la CNRACL, régime spécifique de retraite pour la FPH et FPT, mais aussi l’affirmation du rejet du projet de la réforme des retraites de M. Macron. En plaçant nettement la CGT première organisation aux élections CNRACL, les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, ainsi que les retraités ont exprimé clairement leur confiance dans la CGT ! La CGT confirme sa première place d’organisation syndicale chez les actifs et les retraités au Conseil d’Administration de la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales), régime couvrant les risques "vieillesse" et "invalidité" des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, avec 28,76 % des voix chez les actifs (13 listes candidates) et 23,96 % des voix exprimées chez les retraités (12 listes candidates).

 



Conquérir la Sécurité sociale du XXIème siècle

Si la Sécurité sociale reste encore un rempart contre les aléas de la vie, elle a toujours été la cible de nombreuses attaques qui l’ont considérablement affaiblies. Notre système de protection sociale n’est pas pour autant obsolète si l’on se donne l’ambition de la renforcer comme le propose la CGT dans sa campagne pour conquérir la sécurité sociale du XXIe siècle.Pour sortir de la spirale de réduction des dépenses et en finir avec les exonérations de cotisations, qui affaiblissent l’efficacité du système actuel, la CGT a lancé une campagne pour reconquérir la sécurité sociale du XXIe siècle. En partant des enjeux comme le vieillissement de la population ou des transformations du travail, les propositions de la CGT tournent définitivement le dos au chacun pour soi et s’appuient sur la solidarité pour redonner une dimension démocratique au système de gestion de la protection sociale et renforcer son financement. Lire le dossier de la CGT en cliquant sur l'image.


Les 6 & 8 avril, mobilisation nationale pour les salaires, l’emploi et les missions publiques !

Si la crise sanitaire a de nouveau confirmé le rôle irremplaçable de la fonction publique et de ses agents, force est de constater que, pour l’essentiel, le Gouvernement poursuit sa politique libérale néfaste aux services publics. Le président de la République garde un cap gravement préjudiciable à la fonction publique d'État, territoriale et hospitalière.

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Le vol des congés ça suffit ! Pas une minute de plus !

Les uns après les autres, les employeurs territoriaux annoncent à leur personnel qu’ils vont devoir augmenter le temps de travail à hauteur de 1607 heures annuelles, parce que c’est la loi. Dans certaines collectivités, et nous nous en félicitons, des maires ont annoncé qu’ils n’appliqueront pas le passage aux 1607 heures, s’appuyant notamment sur le respect de la libre administration territoriale. Ils ont raison ! Ces annonces ne cessent de susciter colère et indignation chez les agents. Avec leurs syndicats CGT, dans de nombreuses collectivités, les agents se sont mis en grève, ont débrayé spontanément, font signer des pétitions, prennent des initiatives pour exprimer leur rejet de cette manœuvre. Manœuvre ? Dans la plupart des cas, reporté à un rapport quotidien, le passage aux 1607 heures représente une augmentation du temps de travail de quelques minutes par jour. Il faudrait une loi pour augmenter le temps de travail de 15 minutes par jour ? Non, la réalité, c’est qu’il s’agit d’une mesure essentiellement comptable qui vise à diminuer la masse salariale en supprimant des jours de congés et des postes correspondants. Sur le plan national, la mesure représenterait selon la Cour des comptes une « économie » de 57 000 postes et de 800 millions d’euros. On n’est pas loin des 70 000 postes jugés superflus par Macron.

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Pour une industrie pharmaceutique en réponse aux besoins de tous

Il y a moins de 40 ans, 485 sites de productions en France et 170 000 salariés. Aujourd’hui il ne reste que 245 sites et 98 000 salariés, quant à la recherche de cette branche professionnelle, elle est passée de 24 000 salariés en 2006 à 13 000 à ce jour. Dans le même temps, le nombre de ruptures de médicaments n’a cessé d’augmenter. 44 en 2008, 540 en 2018, 1 200 en 2019 pour atteindre 2 400 en 2020. Personne ne peut plus nier cette cause à effet dramatique pour nombre de patients, la perte de notre indépendance thérapeutique et de notre sécurité sanitaire, ces mêmes causes qui nous mettent en incapacité aujourd’hui d’avoir un vaccin. La France, pays de naissance des vaccins, normalement numéro un dans le domaine, en est maintenant réduite a un rôle de sous-traitant.

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La vie de Mumia Abu Djamal entre nos mains

Au fil des jours, les informations qui nous parviennent sur l’état de santé de Mumia sont de plus en plus alarmantes. La maladie ravage affreusement son corps, tant intérieurement qu’extérieurement. Les photos publiées par son médecin témoignent de cette dégradation physique (voir les pièces jointes). Mumia a des éruptions cutanées incessantes qui provoquent de graves lésions et des plaies béantes, donnant à sa peau l’aspect d’un cuir craquelé. Il n’a pas un centimètre carré de son corps qui ne soit couvert de sang et de plaies ouvertes. Lors de son hospitalisation durant quatre jours la semaine dernière, outre où qu’il a été testé positif au Covid, les médecins ont constaté qu’il souffrait d’une défaillance cardiaque grave et d’œdèmes qui ont nécessité une intervention pour évacuer l’excès de liquide qui avait envahi ses poumons. Face à cette situation, ses soutiens américains appellent plus que jamais à la mobilisation internationale car c’est une question de vie et ou mort. Pour son médecin personnel, le docteur Ricardo Alvarez « sa libération est le seul traitement » qui empêcherait d’envisager le pire.

Nous ne pouvons donc pas attendre un jour de plus : nous devons agir immédiatement pour remédier aux défis vitaux qui le menacent : défaillance cardiaque aigüe, Covid-19 et difficultés respiratoires, défaillance organique de la peau.



Pour l’égalité au sein de la fonction publique, le 8 mars, toutes et tous mobilisés

La crise sanitaire a mis en lumière le caractère indispensable des services publics et de la Fonction publique tout au long de la vie. Invisibles et sous-payées, les premières de corvées sont en grande majorité des femmes. Cette crise sanitaire et ses conséquences dramatiques sur les droits des femmes remettent en pleine lumière combien les avancées peuvent être fragiles et combien l’égalité entre les femmes et les hommes reste à conquérir ! La CGT a lancé une campagne 10 % pour la Fonction publique qui s’inscrit pleinement dans ces aspirations fortes au travail et dans la vie pour une société réellement égalitaire. Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. La CGT appelle largement toutes et tous à se mobiliser et à porter haut et fort les revendications pour l’égalité entre les femmes et les hommes et contre les violences, et à en faire un combat quotidien.



Mobilisation contre l'application des 1 607 heures

Mobilisation contre la loi de Transformation de la Fonction publique et proposition d’une initiative régionale Ile de France. Depuis plusieurs mois les luttes se succèdent contre le passage aux 1607 heures. Le but de cette note n’est pas de fournir un nouvel argumentaire fédéral, mais de proposer de faire converger, sur une même date, les luttes en cours contre le passage aux 1607 heures et le vol des congés. La lettre fédérale rend compte quotidiennement des initiatives, grèves, pétitions lancées par les syndicats concernés. On peut le constater, le nombre des tracts augmente, l’exaspération, le ras le bol, la colère des agents également.

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10 % de temps de travail en moins : en route pour les 32 heures !

La longue histoire de la répartition entre temps de travail et temps libre est faite de débats âpres, de luttes parfois très dures, de négociations. En France et dans le monde, cette histoire va dans le sens de la baisse de la durée du travail.

Une des plus grandes conquêtes du début du XXème siècle a été la journée de 8h. 8h de travail, cela permettait 8h de repos et 8h pour la vie personnelle et aussi la vie citoyenne. La durée légale de la journée de travail est ensuite passée à 39h en 1982 puis à 35h en 1998. L’instauration des 35h a été cependant marquée par une intensification du travail, une aggravation de la flexibilité et la mise en place de l’annualisation du temps de travail. Il existe ainsi de moins en moins d’horaires de travail collectifs et réguliers, à temps plein et fondés sur le décompte hebdomadaire de la durée du travail.

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15 janvier 2021 : rencontre entre la CGT et Madame la Présidente Vassal

Placée sous le signe du dialogue, cette rencontre a permis à la CGT d’aborder un large ordre du jour sur les sujets aussi bien transversaux que spécifiques à chaque Direction. Notre syndicat a pu revenir sur l’année écoulée, les difficultés d’exercice dans le cadre inédit d’état d’urgence sanitaire qui se prolonge de mois en mois, a souligné l’attention portée aux situations des personnels vulnérables et défendu le retour à un service public de plein exercice au service des populations.

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Fonction publique : ce qui change au 1er janvier 2021 !

Suspension du jour de carence, achèvement de l'accord "PPCR", compensation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), suppression des CAP et nouvelles procédures de promotion interne, la CGT fait le point sur ce qui change au 1er janvier 2021 .



Demande d’audience de la CGT au Premier Ministre

Les agents et salariés relevant des secteurs du médico-social (sauf EPHAD), du social, du privé et du public, ainsi que les salariés de l’aide, de l’accompagnement et du maintien à domicile, et d’autres professionnels qui œuvrent quotidiennement à la prise en charge des personnes âgées ou de personnes porteuses d’un handicap exerçant les mêmes métiers au sein des SSIAD, de SAAD, de Mas, des UGECAM et d’autres structures sont écartés du bénéfice de l’augmentation de 183 euros. Cette situation, que nous avons dénoncée pendant les réunions de négociations, est totalement inégalitaire en termes de traitement, et complètement injuste. C’est, en partie, la raison qui a motivé l’absence de signature de la CGT du protocole d’accord. Les professionnels de ces secteurs restent « les grands exclus du Ségur de la Santé » alors que leur investissement pendant toute la période de cette crise sanitaire est exemplaire.

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Prime exceptionnelle pour certains agents

Il faut augmenter le point d'indice !

Le 22 novembre dernier paraissait au journal officiel le Décret n°2020-1425 du 21 novembre 2020 fixant les modalités d'une nouvelle prime exceptionnelle allouée à certains agents mobilisés du fait de la prorogation de l'État d'urgence sanitaire. Le gouvernement Macron insiste et continue à s'enliser dans une politique de récompense et de médailles alors qu'il poursuit au pas de charge son processus de démolition du service public.

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Le gouvernement décide de ficher les opinions politiques et syndicales

 Le gouvernement a décidé de trois nouveaux décrets qui étendent le champ des fichiers des services de renseignements aux opinions politiques, syndicales, religieuses ou aux antécédents psychiatriques et psychologiques. Une dérive qui s'inscrit dans la suite de la proposition de loi sur la "sécurité globale" votée à l'Assemblée nationale, laquelle suscite une forte mobilisation des défenseurs du droit et des libertés. Ficher les opinions politiques, les appartenances syndicales, les antécédents psychiatriques et psychologiques… : c'est bien en France qu'une telle décision vient d'être prise. Vendredi 4 décembre, le gouvernement a étendu, avec trois décrets, le champ de plusieurs fichiers des services de renseignement. Il s'agit du fichier dit de "prévention des atteintes à la sécurité publique" (PASP) utilisé par le renseignement territorial, de celui dit de "gestion de l'information et prévention des atteintes à la sécurité publique" (GIPASP) et de celui dit des "enquêtes administratives liées à la sécurité publique" (EASO).


Un vaccin contre le virus de la finance

Les yeux médiatiques, rivés depuis plusieurs mois sur la Covid, voudraient nous faire oublier qu’un autre virus, plus mortel encore, gangrène la planète. Une maladie qui, profitant de la pandémie, décime la solidarité, musèle les libertés pour gaver « d'argent magique » les premiers de cordée. Ce virus, c’est celui de la finance. Les symptômes sont connus. Il contamine, depuis des décennies, les choix politiques et économiques des gouvernements. Il accélère aujourd’hui sa course effrénée de casse sociale en tentant d’interdire toute expression d’idées de jours meilleurs. Au quotidien, ce virus fait des dégâts… Les victimes ne peuvent souvent compter que sur l’engagement des militants de la CGT. Mais, pour trouver un vaccin qui l’éradique, il nous faut faire plus. Le chemin peut paraître long et l’impatience nous guette face aux dégâts qu’il provoque. Mais le remède au libéralisme ne s’élabore pas dans un laboratoire à coup de milliards, il se construit pas à pas, avec les salariés, les précaires, les retraités… Les luttes qui se multiplient ces dernières semaines démontrent que la prise de conscience sur la toxicité des choix fait par le gouvernement progresse. Incontestablement nous sommes sur le bon chemin.


Une victoire pour les luttes. Élections aux CA du Groupe SNCF : 37,35 % pour la CGT en nette augmentation !

Les cheminots et les salariés des filiales étaient appelés à voter du 4 au 10 décembre afin d’élire leurs représentants et représentantes aux CA des Sociétés Anonymes composant désormais le Groupe Public Unifié. La CGT progresse de 2,05 % à la SNCF et ses filiales et dans tous les scrutins.

À l’heure où Gouvernement et direction du Groupe SNCF poussent les feux de la concurrence, souhaitent imposer le chômage partiel comme perspective, gèlent les salaires, cassent l’outil de production et les emplois, ces élections démontrent par le résultat du vote en faveur de la CGT, que les cheminot·e·s et salarié·e·s des filiales, sont disponibles pour lutter pour le développement du service public et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, quelle que soit l’entreprise.

En nombre de voix, la CGT reste la première organisation syndicale cheminote avec 37,35 % des suffrages exprimés. Nettement devant l’UNSA (21,88 %), Sud-Rail (17,48 %) et la CFDT (13,32 %) qui n’obtient aucun siège dans aucun des conseils d’administration. Loin derrière, et toujours sans siège, viennent ensuite Force ouvrière (5,49 %), la CFE-CGC (3,71 %), puis le syndicat chrétien CFTC (0,72 %).


Proposition de loi de “Sécurité Globale”

Les libertés publiques en danger !

Des milliers de personnes ont manifesté partout en France contre la proposition de loi de “sécurité globale” mardi 17 novembre à l’appel des organisations syndicales et de défense des droits humains. Cette proposition contient de nombreuses atteintes au droit de la vie privée, à la liberté d’informer, au principe d’égalité et à des principes constitutionnels de légalité des peines et délits.

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés mardi 17 novembre aux abords de l’Assemblée nationale pour contester la proposition de loi de “sécurité globale” portée par la majorité et dont l’examen commençait le même jour. En ligne de mire : l’article 24 qui punit de 45 000 euros d’amendes et un an de prison la diffusion de "l’image du visage ou tout autre élément d’identification" d’un policier ou gendarme en fonction, dans le but de "porter atteinte à son intégrité physique ou psychique".



La mobilisation s’amplifie contre la loi sur la « sécurité globale »

Journalistes indépendants, syndicats, associations de défense des libertés publiques dénoncent des mesures liberticides, portant notamment atteinte à la liberté d’informer. La Défenseure des droits critique sévèrement le texte. À peine arrivée à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, la proposition de loi sur la « sécurité globale » a déjà réussi à provoquer une large mobilisation de journalistes indépendants, de syndicats, et d’associations de défense des droits humains. Les inquiétudes portent sur plusieurs articles de ce texte régressif, actuellement discuté par les députés en commission, avant son examen en séance publique à partir du 17 novembre. [L'Humanité].



Adresse de la CGT au monde du travail

Convergence de crise sanitaire, économique, environnementale, sociale et menace terroriste… La France et le monde du travail font face à un péril inédit. Pour la CGT, le syndicalisme et les revendications ne peuvent être confinés ! D’un point de vue sanitaire, la situation est « hors de contrôle » avec une circulation du Covid bien supérieure à celle du mois de mars. Pourquoi ? Parce que les leçons n’ont pas été tirées : les fermetures de lits dans les hôpitaux continuent, les personnels sont épuisés et l’organisation des tests dysfonctionne… Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement navigue à vue et nous abreuve d’injonctions contradictoires, alors qu’il faudrait qu’une véritable stratégie de crise soit élaborée collectivement et démocratiquement avec toutes les forces politiques et syndicales de ce pays.

 

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"Forfait urgences" : un nouvel obstacle à l'accès aux soins

La CGT lance une pétition contre la mise en place d’un forfait payant pour les passages aux urgences sans hospitalisation. Cette disposition marque un nouveau recul pour l’accès au droit à la santé dans un contexte de crise sanitaire et d’explosion de la pauvreté. Alors que toute notre attention est fixée sur la capacité de notre système de santé à absorber le choc de l’épidémie de coronavirus, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2021(PLFSS), présenté début octobre, prévoit plus de 800 millions d’euros d'économie sur l’hôpital.

Une mesure punitive

Parmi les mesures préconisées, le gouvernement envisage, sans concertation, la création d’une « participation », au «montant forfaitaire » pour chaque passage aux urgences dès lors que celui-ci ne serait pas suivi d'une hospitalisation. Ce forfait, à peine détaillé dans le PLFSS 2021, devrait impacter 80% des patients qui passent par les urgences. Il remplacera l’actuel ticket modérateur laissant à la charge du patient 20 % du coût de ses soins qui seront pris en charge par la complémentaire de santé… enfin pour ceux qui en ont une.

Double peine

Pour les 5% de français qui n'ont pas de complémentaire santé (soit plus de 3 millions de français), cette décision risque d’aggraver un peu plus le renoncement aux soins. Compensant souvent les insuffisances de la médecine de ville, les urgences hospitalières étaient, jusqu’alors, la garantie d’être soigné quelques soient ses moyens. Cette disposition crée un nouvel obstacle à l’accès aux soins et rogne un peu plus sur le principe de solidarité de la Sécurité sociale.

Mauvaise réponse à un vrai problème

Mais les malades ne peuvent être rendus responsables du manque de médecins de ville ou de recours possibles à des soins de proximité qui les obligent à se rendre dans les services d’urgence. C’est pourquoi, pour la CGT « le gouvernement doit renoncer à ce projet scandaleux ». C’est dans ce sens que la CGT a lancé une pétition contre la mise en place du “forfait urgences” à faire signer et à partager avec les salariés et les usagers.


Le traité sur l'interdiction des armes nucléaires est entré en vigueur le 24 octobre !

Ce 24 octobre 2020, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) vient de franchir une nouvelle étape permettant son entrée en vigueur en 2021. Désormais, selon le droit international, les armes nucléaires sont illégales. Enfin, les armes les plus inhumaines et destructrices — soixante quinze années après leur première utilisation sur des populations civiles et après plus de deux milles détonations dans le cadre d’expériences (dont 210 par la France) — sont totalement interdites par un traité créé à l’initiative d’une vaste majorité d’États dans l’enceinte des Nations unies ; preuve que le multilatéralisme fonctionne.

Ainsi, en 2021, nous débuterons une nouvelle décennie ou les armes nucléaires seront illégales au regard du droit international. Il était anormal que les armes nucléaires soient les seules armes de destruction massive non-interdites, alors que c’est le cas pour les armes chimiques et biologiques. Ce traité corrige cette anomalie et va montrer le véritable visage de cette arme.

Malgré les dernières tentatives de pression des États nucléaires, de la France notamment, ce traité va fonctionner pour engager le désarmement nucléaire, renforcer la lutte contre la prolifération nucléaire, prendre en compte l’environnement pollué par les essais nucléaires et assurer aux populations victimes de ces essais une assistance sanitaire. [article ICAN]


Interventions CGT à la réunion du 14 octobre entre la ministre de la Transformation de la Fonction publique et les syndicats

Réunion audio entre la ministre de la transformation de la Fonction Publique et les organisations syndicales CGT, CFE-CGC, FAFP, FO, FSU, Solidaires, CFTC, CFDT, UNSA En pièce jointe les interventions : de Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération CGT des Services publics, et de Mireille Stivala, secrétaire générale de la Fédération CGT Santé Action Sociale Ainsi qu’un compte rendu succinct de la première séquence de la réunion unitaire.

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Des hausses de salaires tout de suite !

Le « jour d’après » sera ce que les salariés en feront par le rapport de force qu’ils pourront créer à travers leurs mobilisations.

Le Gouvernement et le patronat savent que la crise de la Covid-19 met en cause le système capitaliste libéral. Mais il serait très naïf de croire que cela conduira à un changement des politiques publiques et économiques qui sévissent depuis plus de trente ans.

La question des salaires en est un exemple flagrant. Alors que le salaire médian tourne au-tour de 1 789 euros nets, que le pouvoir d’achat stagne, la rétribution des dividendes obtient dans notre pays la médaille d’or à l’échelle mondiale. La crise de la Covid a dégradé la situation puisque des millions de Français ont perdu 16 % de leur salaire net avec l’activité partielle, soit l’équivalent de ce qu’ils consacrent, en moyenne, à leurs dépenses alimentaires. Selon le Gouvernement, les « accords de performance collective » (APC) sont la solution pour sauver l’emploi.

Pour la CGT, il est hors de question de se résoudre à la fatalité sur la baisse des salaires. En temps de crise, comme en 2008 ou aujourd’hui, la récession sert de chantage pour les maintenir à la baisse pour préserver l’emploi. En temps de croissance, on nous dit qu’il faut préserver la compétitivité et éviter l’inflation – donc là encore pas d’augmentation.

Le capitalisme est en crise et la pandémie est une aubaine pour les patrons, car bon nombre de ceux qui annoncent des plans de licenciements ont reçu des aides publiques et croulent sous des profits faramineux. Ça suffit.

Il est grand temps que les salariés imposent leurs revendications, autour de l’égalité salariale et professionnelle femmes-hommes, de la revalorisation des métiers à prédominance féminine notamment, du Smic à 1 800 euros bruts accompagné de hausses générales de salaires ou d’exigences liées à la pandémie comme le maintien des rémunérations en chômage partiel à 100 %.

 

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