Assassinat d’un enseignant des Yvelines : entre horreur, tristesse et colère

La CGT Éduc’action tient, en tout premier lieu, à exprimer son soutien le plus profond aux proches de la victime mais aussi à ses collègues et à ses élèves. Pour la CGT Éduc’action, c’est toute notre profession qui est endeuillée mais qui restera combative parce que l’École doit rester le lieu du vivre ensemble, de l’émancipation et doit former des citoyen.nes libres et éclairé·es. L’École ne pourra jamais, à elle seule, soigner les fractures d’une société minée par les inégalités sociales et les discriminations. Son rôle d’émancipation collective et individuelle ne pourra s’accomplir vraiment qu’en travaillant à une réelle et profonde transformation de la société sur les bases de la justice sociale et d’une véritable égalité. Sur le terrain, les enseignant.es, dans leur quotidien doivent redoubler d’ingéniosité pour enseigner l’éducation civique, la science et conserver leur liberté pédagogique. Un·e enseignant·e doit pouvoir, dans son enseignement, aborder tous les sujets du programme sans avoir peur pour sa vie ou celle de ses proches. Pour l’heure, c’est le temps du recueillement et de la retenue qui prime. La CGT Éduc’action se tiendra aux côtés des collègues qui continueront d’accomplir leur mission avec dignité.


Des hausses de salaires tout de suite !

Le « jour d’après » sera ce que les salariés en feront par le rapport de force qu’ils pourront créer à travers leurs mobilisations.

Le Gouvernement et le patronat savent que la crise de la Covid-19 met en cause le système capitaliste libéral. Mais il serait très naïf de croire que cela conduira à un changement des politiques publiques et économiques qui sévissent depuis plus de trente ans.

La question des salaires en est un exemple flagrant. Alors que le salaire médian tourne au-tour de 1 789 euros nets, que le pouvoir d’achat stagne, la rétribution des dividendes obtient dans notre pays la médaille d’or à l’échelle mondiale. La crise de la Covid a dégradé la situation puisque des millions de Français ont perdu 16 % de leur salaire net avec l’activité partielle, soit l’équivalent de ce qu’ils consacrent, en moyenne, à leurs dépenses alimentaires. Selon le Gouvernement, les « accords de performance collective » (APC) sont la solution pour sauver l’emploi.

Pour la CGT, il est hors de question de se résoudre à la fatalité sur la baisse des salaires. En temps de crise, comme en 2008 ou aujourd’hui, la récession sert de chantage pour les maintenir à la baisse pour préserver l’emploi. En temps de croissance, on nous dit qu’il faut préserver la compétitivité et éviter l’inflation – donc là encore pas d’augmentation.

Le capitalisme est en crise et la pandémie est une aubaine pour les patrons, car bon nombre de ceux qui annoncent des plans de licenciements ont reçu des aides publiques et croulent sous des profits faramineux. Ça suffit.

Il est grand temps que les salariés imposent leurs revendications, autour de l’égalité salariale et professionnelle femmes-hommes, de la revalorisation des métiers à prédominance féminine notamment, du Smic à 1 800 euros bruts accompagné de hausses générales de salaires ou d’exigences liées à la pandémie comme le maintien des rémunérations en chômage partiel à 100 %.

 

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Réforme des retraites : le Gouvernement s'obstine

Adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale et suspendue mi-mars en raison de la pandémie, la réforme des retraites refait surface. Le Gouvernement s'apprête à poursuivre la réforme des retraites, suspendue à la mi-mars en raison de la crise sanitaire et adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale en dépit de forte mobilisation sociale.

Dans un courrier adressé au président du COR (Conseil d'orientation des retraites), le Premier ministre Jean Castex confirme que l’objectif d’une réforme systémique, destinée à mettre en place « un régime universel » est à l’agenda du nouveau Gouvernement. Il vient d'ailleurs de commander aux experts du COR un nouveau rapport en vue de poursuivre la réforme. Dans ce contexte de crise sanitaire et économique, ce rapport est lourd de menaces pour notre système de retraite par répartition.

De fait, le Premier ministre invite les experts à revoir leurs projections concernant la productivité du travail, à intégrer les augmentations récentes accordées aux fonctionnaires hospitaliers et à se baser sur les dernières prévisions de croissance du Gouvernement.

Ce rapport risque donc fort de ressembler en pire au précédent : recul de l’âge de départ, baisse du pouvoir d’achat relatif des retraités par rapport aux actifs…


EHPAD : premier résultat de la lutte !

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics

Lors des négociations dans le cadre du Ségur de la Santé, Macron et le ministre Véran, ont été contraints de « lâcher » une augmentation indiciaire de 183 euros pour tous les personnels hospitaliers. Ces 183 euros sont à mettre au compte de la mobilisation des personnels des EHPAD depuis deux ans, de la mobilisation des urgences avant la pandémie, de la mobilisation des personnels de santé, notamment le 16 juin dernier par la grève et les manifestations. La colère gronde, et ça, Macron le sait.

 



Un courrier commun à Madame la Ministre de la transformation et de la fonction publique

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Selon l'INSEE, en 2018, le salaire net moyen baisse de 0,9 % en euros constants

En 2018, un salarié de la fonction publique territoriale (FPT) perçoit en moyenne 1 963 euros nets par mois en équivalent temps plein ; cette moyenne prend en compte tous les agents civils des collectivités territoriales, tous emplois et catégories confondus, qu’ils soient fonctionnaires ou non. Ce salaire net moyen augmente de 1,0 % sur un an en euros courants. Avec le regain de l’inflation, il se replie de 0,9 % en euros constants, après quatre années consécutives de hausse.

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Pouvoir d’achat des fonctionnaires : le monde d’après ressemble au monde d’avant

Dans un contexte inédit de crise sanitaire et économique, lors du rendez-vous salarial du 24 juillet 2020, la CGT a porté des revendications de haut niveau pour qu’un changement visible et conséquent soit gagné par la hausse immédiate du point d’indice, une revalorisation des grilles indiciaires et l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes. Après dix ans de quasi gel du point d’indice, aux attentes des agents publics la ministre a, à nouveau, opposé le gel du point d’indice et une multitude de mesures catégorielles. Elle a présenté, pour l’essentiel, des sujets déjà engagés comme le Ségur de la santé, les suites du PPCR et de la loi de Transformation de la Fonction publique, l’indemnité de fin de contrat, et l’ouverture d’une concertation sur la protection sociale complémentaire dans l’État.

 

Les petites avancées du jour sont :

  • Une compensation « dynamique et pérenne » de la hausse de la CSG ;
  • La reconduction pour 2 ans de la GIPA (2020 et 2021) ;
  • Des mesures d’action sociale pour la FPE ;
  • Des mesures d’attractivité sous forme de prime spécifique dans certaines affectations ;
  • La revalorisation de l’indemnité pour fonctions itinérantes de la filière médico-sociale des collectivités locales ;
  • Des mesures de rapprochement des primes dans les administrations territoriales de l’État (DDI, région parisienne) ;
  • Examiner les filières les moins primées essentiellement féminisées comme la filière socio-éducative du ministère de la justice ou la filière des bibliothèques.

 À la demande de la CGT, la ministre s’est engagée à regarder les conséquences du Ségur de la santé dans les 2 autres versants de la fonction publique et tout particulièrement pour les EPHAD de la territoriale. Aucune mesure de passage en A type de la filière sociale n’est prévue dans les 3 versants au seul profit de mesures sur les primes. Pour résumer un rendez-vous déprime pour un rendez des primes !

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Une rupture profonde s’impose !

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaires et exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.

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Communiqué unitaire pour le 17 septembre
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Inspection du travail : une première avancée pour Anthony Smith !

Ce 9 septembre, avaient lieu des rassemblements et des actions dans le cadre d’une journée de mobilisation intersyndicale pour l’indépendance de l’Inspection du travail et en soutien à Anthony Smith, injustement sanctionné alors qu’il n’a fait que remplir sa mission, en demandant des masques de protection pour des salarié.e.s d’une association d’aide à domicile.

À l’occasion de cette journée qui s’inscrivait dans une lutte de plusieurs mois, la Ministre du travail, qui rencontrait les organisations syndicales du ministère, a annoncé à la délégation de la CGT qu’elle revenait sur la décision de mutation d’Anthony Smith, inspecteur du travail.

Il sera réintégré, après plusieurs mois de suspension, sur sa région à Bar-le-Duc, dans le département de la Meuse, et non à 200 km de chez lui.

Il pourra assurer à nouveau ses missions de contrôle en entreprise et poursuivre son mandat au CHSCT et son engagement militant dans sa région, alors que la Direction générale du travail avait pour projet de l’empêcher d’exercer son travail pour la défense des salarié.e.s mais également l’entraver dans son activité syndicale.

Cette décision est une première avancée gagnée de haute lutte, grâce à la mobilisation large et indéfectible des inspecteurs et inspectrices du travail, des organisations syndicales professionnelles et interprofessionnelles, de personnalités du monde politique, associatif, féministe, culturel et intellectuel et de dizaines de milliers de citoyen.ne.s !

Nous poursuivrons ce combat d’intérêt général pour une inspection du travail au service des travailleurs et travailleuses, pleinement indépendante où les collusions avec les employeurs n’ont pas leur place et sommes pleinement mobilisé.e.s jusqu’à l’annulation des sanctions !


Anthony Smith sanctionné : honte à la  ministre !

Élisabeth Borne vient de notifier à notre collègue et camarade Anthony Smith une sanction de déplacement d’office (sans que la nature du déplacement ne soit précisé). Rappelons que, dans cette affaire, Anthony était suspendu depuis le 15 avril 2020 pour avoir exigé la mise à disposition d’équipements de protection individuelle (notamment des masques) et la mise en œuvre de mesures de protection contre la Covid-19 au bénéfice de salariées d’une association d’aide à domicile du bassin rémois.



Aujourd’hui, bon nombre de droits acquis ne sont pas respectés, alors que d’autres, comme l’assistance médicale à la procréation (AMP), ne sont toujours pas ouverts à toutes les femmes, qu’elles soient en couple ou seules, lesbiennes, bisexuelles, aux personnes transgenres et intersexuées. Le processus législatif, toujours en cours, doit aboutir au plus vite et permettre un accès et une prise en charge pour toutes sans critère médical. Les inégalités de droits persistantes favorisent les discriminations dont sont victimes les personnes LGBT+. Elles doivent cesser sans délai.



Incendies de la Côte Bleue

Une nouvelle fois les forestiers-sapeurs du CD-13 ont fait preuve d’un grand professionnalisme

Engagés dès les premières heures, les agents des 6 unités mobilisées ont répondu présents jusqu’à tard dans la nuit. Depuis plusieurs jours, ils luttent contre la propagation et les reprises de feux en broyant les lisières avec leurs engins forestiers sur ce tragique incendie. Présents sur notre département lors de la période d’été, à travers de nombreuses patrouilles ou vigies, et par le GAF (Groupe d’appui forestier), ils sont la démonstration que le Service Publique est essentiel pour la défense et l’entretien de notre domaine forestier. Professionnels, ils connaissons parfaitement notre milieu, nous le sillonnent toute l’année et maîtrisent les rouages essentiels du dispositif, permettant ainsi d’éteindre chaque année plus de 80% des départs de feux.


Plus jamais ça : un monde à reconstruire

Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai. Nous pensons que le moment est venu de préciser les contours du « plus jamais ça » que nous mettions en avant dans cette tribune le 18 mars et auquel nous entendons désormais donner plus de corps. Désormais il est nécessaire de dépasser l’effet de sidération paralysant que génère le traumatisme de la crise sanitaire. Il s’agit d’amener la population à se saisir de ce moment pour exiger que des enseignements en soient tirés.


L’emploi et les salaires pour de meilleures retraites

Après un passage en force avec le 49.3 – que personne n’a oublié –, le gouvernement semble résolu à rouvrir le dossier explosif des retraites. Pourtant, le contexte actuel montre combien il est important que le système de retraite soit stable et solide, afin d’assurer un niveau de pension qui ne dépende pas de la conjoncture économique. L’urgence n’est pas à une telle réforme. La CGT le réaffirme : pour sortir de la crise économique consécutive à la crise sanitaire, la priorité c’est l’emploi et, spécifiquement, celui des jeunes.

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Le Rassemblement national condamné par la justice !

Dans l’affaire des kits de campagne, le FN, devenu RN, a été condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Paris, pour « recel d’abus de biens sociaux », à une amende de 18 750 euros. Le tribunal a estimé ne pas avoir trouvé de « manœuvres frauduleuses », ni de preuves de surfacturations dans le système de kits de campagne obligatoirement commandés par les candidats frontistes aux législatives de 2012 et remboursés par l’argent public. En revanche, les juges ont considéré que le parti était coupable d’avoir profité d’avantages indus auprès de la société de communication Riwal, comme les emplois fictifs de Nicolas Bay et David Rachline. Ont été condamnés le conseiller de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon (2 ans et demi de prison dont dix mois ferme et 250 000 euros d’amende), l’eurodéputé Jean-François Jalkh (deux ans de prison dont six mois ferme), et le trésorier du RN Wallerand de Saint-Just (6 mois de prison avec sursis). [L'HUMANITÉ]

Le parquet de Paris a annoncé à l'AFP avoir fait appel le 19 juin du jugement du tribunal correctionnel qui a relaxé l'ex-Front national d'accusations d'escroquerie dans le financement des législatives de 2012 et l'a condamné uniquement dans un sous-volet de cette affaire.


Le monde d'après ressemblera au monde d'avant si nous ne faisons rien !

Nous devons toutes et tous œuvrer pour imposer, par la mobilisation, un véritable changement de société porteur de progrès social et environne-mental.

La crise sanitaire du Covid-19 a exacerbé les inégalités économiques, sociales et environnementales. Mais elle a aussi révélé l’échec du système libéral qui sert les intérêts de quelques-uns et qui, pour arriver à ses fins, exploite les êtres humains et la nature. Loin des engagements qu’il a pris en pleine crise, le gouvernement n’entend pas tirer les leçons des conséquences des politiques d’austérité. Par ses premières décisions, il persiste à vouloir emprunter le même chemin et imposer de nouveaux sacrifices sociaux et environnementaux comme solutions indépassables d’une relance économique. Le chantage opéré par le patronat et le gouvernement sur le temps de travail et les salaires contre le maintien de l'emploi confirme que le monde d'après ressemblera au monde d'avant si nous ne faisons rien.

 

Pour la CGT, il est possible et urgent de rompre avec ce modèle. Ensemble, nous pouvons imposer le choix du progrès pour un monde juste, durable et solidaire qui nécessite de fortes transformations économiques, sociales et environnementales. Si la CGT s’engage avec d’autres syndicats et associations à tracer les contours de ces changements, c’est avant tout avec l’ensemble de celles et de ceux qui travaillent, les retraités, les précaires, les privés d’emploi, qu’elle souhaite construire un monde plus respectueux de l’humain et de la nature.

 

Pour construire ce monde d’après, elle vous soumet ses propositions et vous propose d'engager le débat sur leur contenu. Il est temps que de nombreuses voix s'élèvent pour dire : « Plus jamais ça ! ».


Communiqué intersyndical CGT, FIDL, Solidaires, FSU, UNEF et UNL

Retraites, santé, protection sociale : tout doit changer

Alors que le gouvernement n’a toujours pas retiré définitivement sa réforme des retraites et qu’il a engagé plusieurs discussions, celle du « Ségur de la santé » sur le système de soins, mais aussi celle autour de la création d’un « 5ème risque Perte d’autonomie » dans le cadre d’une loi « Grand âge », les organisations appellent à une réorientation globale des politiques suivies sur l’ensemble de ces sujets. Elles se félicitent de la réussite des mobilisations des personnels de santé et des usager es du 16 juin. La crise sanitaire a en effet révélé le besoin de conforter l’ensemble de notre modèle pour plus d’égalité et de solidarité.

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La CGT condamne le racisme et les violences policières des deux côtés de l’Atlantique

Le détonateur de cette colère sociale a été un énième assassinat lors d’une interpellation policière, celle de Georges Floyd, joueur de basket et rappeur américain de 46 ans, père de filles, dont une de six ans. Ce drame confirme plus qu’il ne révèle, compte tenu du grand nombre de cas similaires aux États-Unis, le racisme qui gangrène la police, dans un contexte exacerbé par les tweets délétères du président Trump.  Le pays souffre de ce fait d’une atmosphère favorisant le développement d’un racisme institutionnalisé, particulièrement prégnant dans la police, qui agit désormais sans retenue depuis la fin des mesures de sanctions instituées lors de la présidence Obama.

 

Rappelons que la France n’est malheureusement pas épargnée, depuis de nombreuses années, par le déferlement de violences policières. Le 5 janvier 2020, Cédric Chouviat, livreur en scooter de 42 ans, père de cinq enfants, était tué par la police suite à un placage ventral au sol effectué dans des conditions analogues à celui subi par Georges Floyd aux États-Unis. Pendant la seule période de confinement en France, du 17 mars au 11 mai, une dizaine de personnes ont perdu la vie dont deux tuées par balle par la police les 4 avril à Toulouse et 15 avril à la Courneuve et une troisième décédée lors d’un placage ventral effectué le 8 avril par la police municipale de Béziers.

 

En écho aux mobilisations qui émaillent, en ce moment même, le territoire des États-Unis pour protester contre cette longue suite de violences policières, en France, plus de 20 000 personnes (selon la police) se sont rassemblées devant la cité judiciaire de Paris, mardi soir, à 18H. Aux États-Unis comme en France, la CGT s’insurge contre les violences policières. Elle assure de sa solidarité le mouvement syndical américain et les militants progressistes et humanistes, y compris dans les rangs de la police, qui manifestent en ce moment même aux États-Unis leur détestation du racisme et de ceux qui l’attisent.


Il faut un autre modèle de société

La CGT a toujours été force de propositions. C’est à partir de celles-ci – que nous portons parfois depuis longtemps – que nous avons construit ce document pour un avenir différent. Un avenir pour réaffirmer que le travail n’est pas une marchandise, que la voix de celles et ceux qui travaillent doit être écoutée et entendue à partir de ce qu’ils créent, ce qu’ils fabriquent. Redonner du sens au travail, au collectif, tout en ayant des droits pour vivre dignement. Si des ruptures doivent se faire au niveau national, elles doivent également l’être au niveau européen et mondial. C’est pourquoi nous voulons œuvrer avec d’autres organisations syndicales dans le monde pour mondialiser le progrès social en donnant un caractère contraignant aux normes internationales et donner plus de pouvoirs aux organismes internationaux (OIT et OMS notamment) dont c’est la mission initiale. Il est temps que de nombreuses voix s’élèvent pour dire « plus jamais ça ». La CGT, porteuse d’un autre projet de société respectueux de l’humain et de l’environnement, veut et doit y contribuer.

Pour les services publics, le compte n'y est pas !

C’est en grande partie grâce aux services publics que le pays « tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal » (E. Macron le 13 avril 2020).

Pourtant, après les salariés du secteur privé, sous couvert d’un traitement équitable, le gouvernement étend ses attaques à l’ensemble des fonctionnaires territoriaux qu’ils aient été en autorisation spéciale d’absence (ASA), qu’ils aient été dans la possibilité ou non de télétravailler où s’ils devaient garder leurs enfants de moins de 16 ans. Dans une logique bien obscure, Macron divise les Fonctionnaires en instaurant des primes de 500 à 1500 euros à destination des personnels de la santé, de 1000 euros maximum pour la FPT, soumises au bon vouloir des employeurs publics locaux, créant de fait une inégalité de traitement sur l’ensemble des territoires et même parmi les agents d’une même collectivité .



Primes, congés, RTT : une déclaration commune des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires, FAFPT

Au travers d’ordonnances, le gouvernement a adopté un certain nombre de nouvelles dispositions concernant les agent.e.s de la Fonction publique qu’il a officialisées hier après-midi. Pour nos organisations syndicales, ces mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Pire, elles comportent d’inacceptables et injustes reculs. Des primes vont donc être versées pour reconnaitre l’engagement des salarié.e.s des trois versants, plafonnées selon les cas à 500, 1000 ou 1500 euros. Ce dispositif appelle plusieurs objections car, s’il ne s’agit évidemment pas de prétendre que ces sommes sont négligeables ou à rejeter, il est loin de constituer la réponse adéquate et il va susciter des inégalités inadmissibles.

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Tribune unitaire

Pour que le jour d'après soit en rupture avec le désordre néolibéral

En mettant le pilotage de nos sociétés dans les mains des forces économiques, le néolibéralisme a réduit à peau de chagrin la capacité de nos États à répondre à des crises comme celle du Covid. La crise du coronavirus qui touche toute la planète révèle les profondes carences des politiques néolibérales. Elle est une étincelle sur un baril de poudre qui était prêt à exploser. Emmanuel Macron, dans ses dernières allocutions, appelle à des « décisions de rupture » et à placer « des services […] en dehors des lois du marché ». Nos organisations, conscientes de l’urgence sociale et écologique et donnant l’alerte depuis des années, n’attendent pas des discours mais de pro­fonds changements de politiques, pour répondre aux besoins immédiats et se donner l’opportu­nité historique d’une remise à plat du système, en France et dans le monde.

Les signataires :

Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France – Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France – Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT – Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne – Benoit Teste, secrétaire général de la FSU – Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France – Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France – Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires – Clémence Dubois, responsable France de 350.org – Pauline Boyer, porte-parole d’Action Non-Violente COP21 – Léa Vavasseur, porte-parole d’Alternatiba – Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire – Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement – Lisa Badet, vice-présidente de la FIDL, Le syndicat lycéen – Jeanette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic – Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature – Mélanie Luce, présidente de l’UNEF – Héloïse Moreau, présidente de l’UNL

Le tract :

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TRIBUNE - POUR QUE LE JOUR D%u2019APRÈS
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Compte-rendu de la rencontre annuelle entre la CGT et Madame la Présidente du CD-13

Cette rencontre placée sous le signe du dialogue a permis à la CGT de souligner sa satisfaction d’avoir obtenu de la majorité départementale la juste attribution de la prime exceptionnelle annuelle pour les assistantes familiales d’un montant de 1600 euros et d’avoir été entendue sur la demande d’attribution du CIA selon le principe d’égalité de traitement "à grade et fonction identiques".

Pour lire le compte-rendu, cliquer sur l'image




17/12 : à gauche "le premier syndicat de France" (26,39%) ... à droite la CGT (24,85%)


Grève du 5 décembre 2019 : réussite générale !

150 000 dans les rues de Marseille le 5 décembre !

Avec plus de 1,5 million de manifestants répartis sur plus de 250 manifestations, la journée d’action du 5 décembre est une première étape réussie de la mobilisation sociale !  C'est une mobilisation historique à laquelle on a assisté ce jeudi 5 décembre, tant au regard du taux de mobilisation dans chaque grande ville que du niveau de grève dans les entreprises. Cette mobilisation démontre le refus d’une grande majorité des travailleurs et travailleuses, mais aussi des retraité·e·e·s et des jeunes, de voir notre système de protection sociale sacrifié sur l’autel du libéralisme économique. Dores et déjà, la CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisé à le faire.

Ce combat concerne tout le monde, quel que soit son entreprise, sa profession ou sa catégorie professionnelle, car la retraite c’est l’affaire de tous!

Il faut poursuivre la mobilisation sociale et l’élargir, tout en l’inscrivant dans le temps.



Au travail et dans la vie, stop aux violences sexistes et sexuelles !

En juin 2019, après cinq ans de mobilisation, la CGT a gagné avec la Confédération syndicale internationale, l’adoption d’une norme de l’Organisation internationale du travail (OIT) permettant de protéger toutes les femmes du monde contre les violences sexistes et sexuelles. Pour s’appliquer, cette norme doit être ratifiée par chacun des pays. Dans ce cadre, la CGT exige de nouveaux droits en France. Les lieux de travail ne peuvent être l’angle mort de la politique du gouvernement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, il nous faut gagner :

  • La fin des propos et comportements sexistes :

Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par les femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie inacceptable entre sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes et à les rabaisser. Quelques exemples :
- les commentaires sur le physique ou la tenue des femmes, qui n’ont rien à faire dans un cadre professionnel,
- les « blagues » graveleuses qui instaurent un climat pesant et malsain ;

  • La prévention des violences :

- instauration d’une négociation obligatoire sur la prévention des violences sexistes et sexuelles,
- mise en place d’une heure obligatoire de sensibilisation, sur le temps de travail, de tou·te·s les salarié·e·s aux violences sexistes et sexuelles,
- formation de tous les managers, RH et représentant·e·s du personnel,
- renforcement des droits et moyens des référent·e·s violence des entreprises (gagné·e·s par la CGT en 2018 !) ;

  • La protection des victimes et de leur droit au travail :

- mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse,
- ce ne sont pas les victimes qui doivent être déplacées, ce sont les agresseurs qui doivent l’être (pendant l’enquête) puis sanctionnés !