L'Actualité


La CGT le réaffirme : la répression syndicale, ça suffit !

La période qui s’est ouverte le 5 décembre connaît une aggravation significative des menaces et mesures de répression à l’encontre des militants syndicalistes, des jeunes (brutalités contre les lycéens qui refusent la réforme du bac), et plus largement des manifestants. La répression qui depuis plus d’un an frappe le mouvement des gilets jaunes devient la norme pour toute la société. Le simple fait de vouloir organiser un rapport de force pour peser dans une négociation (blocage, occupation symbolique, tags, distribution de tracts aux usagers …) devient prétexte à déclencher des mesures disciplinaires.

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La CGT porte un autre choix de société

• L’abrogation du RIFSEEP et l’intégration des primes dans le salaire indiciaire
• Un nouveau plan de titularisation des contractuels et de nouvelles mesures pour combattre la précarité
• L’obligation du respect du critère «à valeur de travail égale, salaire égal »
• Un véritable déroulement de carrière avec le doublement du traitement/salaire entre le début et la fin
• L’augmentation des salaires, principale source de cotisations sociales
• L’égalité salariale entre les femmes et les hommes, une mesure juste et efficace
• La suppression des exonérations des cotisations patronales, notamment celles des grands groupes et la confiscation des produits financiers

La Fédération CGT des Services Publics exige l’abrogation de la loi TFP, le maintien de nos régimes de retraite dont la CNRACL et le régime général ainsi que de la CNAV, condition préalable à leur amélioration. Elle appelle tous les agents dans tous les secteurs faire grève le 20 février.


Une étape de plus pour gagner le retrait

Avec l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU, UNEF, UNL, FIDL et MNL, la journée de mobilisation interprofessionnelle de jeudi 20 février a encore fortement mobilisé.

Des cortèges colorés, dynamiques et intergénérationnels, avec des slogans et des airs de musique engagés qui ont donné la pêche à plusieurs centaines de milliers de manifestants – dont beaucoup de grévistes – ont rassemblé sur plus de 200 lieux de manifestation partout sur le territoire. Pour exemple, l’usine Arquema, dans les Pyrénées-Atlantiques, est totalement fermée avec l’ensemble des salariés en grève.

Il faut rajouter à ces manifestations de nouvelles initiatives originales, un peu partout en métropole comme dans les DOM TOM. Toujours plus rassembleuses, elles donnent à cette mobilisation – dont la durée est historique – des envies d’en découdre encore et encore : concerts, spectacles, projections de films, retraites aux flambeaux, bals, signatures de pétition, carnavals de luttes…

Après la première réunion de la Conférence sur le financement des retraites où nous avons porté notre analyse argumentée sur l’enfumage des chiffres de déficit en mettant en face nos propositions, nous sommes dans l’attente d’une réponse du gouvernement.

L’intersyndicale de ce soir travaillera à l’organisation d’une Vraie conférence fin mars que nous voulons contradictoire et constructive. Nous y exposerons nos propositions pour améliorer notre système de retraite par répartition en nous appuyant tout particulièrement sur nos propositions en matière de conditions de travail et de financement.

Dès jeudi prochain, la CGT organise une autre grande journée d’action afin de revendiquer l’arrêt de toutes les formes de répression syndicale et de discrimination. Les campagnes du gouvernement pour amplifier les mises en examen, les menaces, les sanctions, à l’encontre de ceux et celles qui luttent, sont inacceptables. Quand un-e militant-e CGT est attaqué-e, c’est toute la CGT qui se mobilise pour elle ou lui.

Ensemble, nous devons continuer de lutter et d’expliquer encore et encore afin d’élargir toujours plus la mobilisation. La victoire est à notre portée, nous devons aller l’arracher !

Les Organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement. Elles préparent, dans ce cadre, une grande journée de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays mardi 31 mars pour faire échec à ce projet de loi.


Compte-rendu de la rencontre annuelle entre la CGT et Madame la Présidente du CD-13

Cette rencontre placée sous le signe du dialogue a permis à la CGT de souligner sa satisfaction d’avoir obtenu de la majorité départementale la juste attribution de la prime exceptionnelle annuelle pour les assistantes familiales d’un montant de 1600 euros et d’avoir été entendue sur la demande d’attribution du CIA selon le principe d’égalité de traitement "à grade et fonction identiques".

Pour lire le compte-rendu, cliquer sur l'image



Communiqué de l'intersyndicale : un rejet universel

Largement majoritaire et de plus en plus confortée, l’intersyndicale CFE-CGC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, FIDL, MNL, UNEF et UNL renouvelle son exigence du retrait du projet de réforme des retraites. Le rejet de ce texte est grandissant :

✓ Les différentes institutions et caisses de sécurité sociale ont désormais rendu leur avis sur le projet de loi retraites. Et ils sont affligeants pour le gouvernement, aucune des consultations, de la CNAV à la CNNCEFP, n’est de nature à encourager à poursuivre le projet présenté.
Bien au contraire.
✓ Le Conseil d’Etat a rendu un avis d’une violence extraordinaire, pointant des insuffisances, des lacunes et des problèmes institutionnels. Du jamais vu !
✓ Le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire a lui aussi rendu un avis négatif. Un fait rare !
✓ 100 % des barreaux et pratiquement toutes les professions libérales sont opposées et toujours
en lutte contre le projet.
✓ Les salariés du public et du privé prennent des initiatives multiples pour manifester leur
opposition à ce projet. Le monde de l’éducation donne un bel exemple d’unité intergénérationnelle puisque la mobilisation concerne tout autant personnels, lycéens et étudiants.
✓ Les experts de tout bord et de toute tendance se rejoignent tous dans l’analyse très critique du
projet, confirmant les 3 rapports à charge de l’Institut de la Protection Sociale, y compris les
inspirateurs de l’idée de régime universel qui viennent de dénoncer les impasses et les
incertitudes du texte annexé au projet de loi actuellement examiné à l’Assemblée Nationale.
✓ L’opinion publique, dont le fort soutien aux opposants n’a fait que croître, confirme dans toutes
les enquêtes récentes très majoritairement le désaveu.
Et pourtant le gouvernement s’entête :
➢ Il est sourd à la contestation massive de la grande majorité de la population.
➢ Il n’a pas éclairci les innombrables points obscurs du projet
➢ Il n'a pas de solution pour juguler le déficit créé par les exonérations de cotisations décidées
par ce même gouvernement
➢ Il fait peu de cas du débat démocratique en présentant un projet incomplet et mensonger et ce
dans une urgence parlementaire que rien ne justifie.

Jusqu’où ira ce gouvernement, jusqu’où devrons-nous aller ? Renforcée par tous ces soutiens unanimes, l’intersyndicale CFE-CGC, CGT, FO, F.S.U, SOLIDAIRES, FIDL , MNL, UNEF et UNL demeure déterminée et convaincue du bien fondé de poursuivre la mobilisation tout le temps nécessaire sur l’ensemble du territoire et parallèlement de renforcer l’information pour rétablir la vérité jusqu’au retrait de ce projet inutile et dangereux.


Les syndicats de la SNCF dénoncent le versement de primes à des non-grévistes

Des syndicats ont dénoncé jeudi des primes versées par la SNCF à des non-grévistes avec leur paie de janvier pour les remercier de leur « professionnalisme », « implication » et « grande disponibilité » pendant la grève contre la réforme des retraites débutée le 5 décembre. « La stratégie est en consultation avec notre conseil juridique », a précisé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots en s'appuyant sur les articles L2511-1 et L1132-2 du Code du travail, ainsi que sur « la jurisprudence de la Cour de cassation ». Accusant la direction de « pratique illégale et discriminatoire », SUD-Rail « ne s'interdit pas de saisir la justice », a indiqué dans un communiqué le troisième syndicat du groupe ferroviaire, qui dénonce aussi « d'autres procédés pour gratifier les non-grévistes, comme une soirée organisée dans un grand hôtel » à Paris.


La manifestation prévue à Marseille le 13 février se déplace à la centrale de Gardanne

Les manifestants rassemblés à Marseille à 10H30 à la Porte d'Aix pour réclamer le retrait du projet de réforme des retraites se sont déplacés ce jeudi 13 février vers midi à la centrale de Gardanne où devait avoir lieu une perquisition des locaux syndicaux de la CGT. Militants syndicaux, politiques et citoyens sont arrivés devant la centrale pour apporter leur soutien aux salariés en piquet de grève depuis des mois pour leur emploi et l'activité du site. Les gendarmes ont fait demi-tour.


Avis du Conseil d'État : les craintes de la CGT se confirment

Copie à revoir ! Voilà l’avis du Conseil d’État sur ce projet de loi. Les craintes de la CGT se confirment et les incertitudes restent très (trop) nombreuses pour cette institution, loin d’être une annexe de la CGT. Tout d’abord, le Conseil d’État constate que ce projet de loi n’a rien de simple puisqu’il « aura pour conséquence de limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables. » En constatant que le gouvernement tente de passer en force ce projet bâti à la hâte, le Conseil d’État appelle l’attention du gouvernement sur la nécessité d’« assurer le respect des délais d’examen des textes garantissant la qualité de l’action normative de l’État. » La représentation Nationale devrait signer un chèque en blanc sur une coquille floue qui sera complétée par 29 ordonnances sur des éléments structurants… Le Conseil d’État constate que « les projections financière ainsi transmises restent lacunaires. » Cela fait des années que les rémunérations des fonctionnaires n’ont pas été revalorisées notamment par le biais du gel du point d’indice (qui détermine le montant de leur rémunération). Le gouvernement a donc tenté de les amadouer en leur promettant des revalorisations auxquels ils auraient pu procéder depuis bien longtemps mais le Conseil d’État écarte la disposition du projet de loi visant à « garantir aux personnels enseignants et chercheurs ayant la qualité de fonctionnaire une revalorisation de leur rémunération. »


L'extrême droite n’est pas bienvenue dans nos manifestations !

En soutenant la grève du 5 décembre, le Rassemblement national, parti d'extrême droite, joue encore la confusion mais ses positions sociales ne sont qu’une mascarade.

L’extrême droite, dont les positions racistes divisent les travailleurs

et travailleuses, n’a pas sa place dans nos manifestations.

« Les solutions de gens qui sont racistes ne sont pas les bienvenues dans les mouvements sociaux. Le problème dans notre pays c'est pas l'immigration, c'est le partage des richesses. il y a des solutions simples. Nous, on est pour la retraite à 60 ans. Il suffit de reprendre les exonérations de cotisations dont bénéficient un certain nombre d'employeurs, ça représente 20 milliards. Il y a de quoi financer largement la retraite à 60 ans et améliorer les pensions », a déclaré Philippe Martinez, en réaction au soutien affiché du RN à la grève du 5 décembre.  En effet, le Rassemblement national s’est fendu d’un communiqué début novembre : la présidente du parti d'extrême droite « apporte son entier soutien au monde du travail, qui a des intérêts communs. »

 

Nous n'avons rien en commun !

Ce communiqué est dans la ligne du confusionnisme propre à ce mouvement qui feint de défendre des « positions sociales » sans jamais remettre en cause l’organisation capitaliste du travail ou les politiques patronales. L’extrême droite adopte un discours « social » tout en restant sur une ligne nationaliste et raciste, qui cherche à se faire passer pour une forme de lutte contre le capital. Ils préfèrent diviser les travailleurs et travailleuses que combattre les politiques qui détricotent les conquis sociaux. En effet, les positions « sociales » du RN s’inscrivent dans un tout autre cadre que nos revendications. La priorité nationale et les mesures discriminatoires envers les étrangers sont au cœur de leur projet, là où nous défendons l’égalité des droits de tous les travailleurs et travailleuses comme un principe fondamental et émancipateur, permettant d’améliorer l’ensemble des droits ainsi que les conditions de travail et de vie. C’est pourquoi le RN n'est et ne sera pas le bienvenu dans nos luttes, qui sont des luttes pour le progrès social et la défense des tous et toutes les travailleurs.

Nous sommes une organisation avec l'antiracisme chevillé au corps et nous n'aurons jamais rien en commun avec un mouvement qui porte une idéologie raciste et xénophobe.


Le mépris des médias pour les manifestants : une raison de plus pour se mobiliser !

À chaque mouvement social, les médias dominants, leurs chefs et leurs éditocrates, soutiennent avec zèle les "réformes" libérales, et aboient contre celles et ceux qui font grève. La mobilisation contre la réforme des retraites ne fait pas exception. 28 secondes données à un représentant syndical CGT ou cet autre coupé toutes les 5 secondes par l'intervieweur, voilà ce qu'offre le service public !

Lire le tract d'"Acrimed"

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Ces éditocrates qui agissent sur les chaînes du service public ou les chaînes privées.



17/12 : à gauche "le premier syndicat de France" (26,39%) ... à droite la CGT (24,85%)


Pourquoi le secrétaire général de la CGT du CD13 refuse sa promotion

La CAP du 17 décembre promeut le secrétaire général du syndicat CGT au grade de technicien ! Alain Zammit dénonce cette promotion arbitraire dans un courrier. La CGT a écrit à Madame la Présidente Martine Vassal.

 

Madame la Présidente

 

Dans le cadre de la CAP du 17 décembre 2019, alors que seuls 4 postes étaient ouverts à la promotion de technicien pour 1202 agents ayant vocation, vous avez choisi de nommer le secrétaire général du syndicat CGT dans ce cadre d’emplois alors qu'il figure en 18ème place sur le tableau d'avancement. Depuis des années, nous dénonçons les pratiques de la Collectivité en la matière, pratiques partisanes, basées sur le principe du mérite et du « choix du prince » dont les critères sont aussi aléatoires que contestables. Notre organisation syndicale, dont les principes fondateurs s’appuient sur l’égalité, la justice et le respect du statut des agents, défend un avancement linéaire dans l’ordre du tableau afin de garantir l’équité de traitement. Elle ne peut donc tolérer aucune compromission et aucun arrangement de quelque sorte que ce soit, dût-il être avantageux ou favorable à l’un d’entre nous. D’ailleurs, s’agissant de la promotion de notre secrétaire général, dans quel esprit et sur quel critère avez-vous effectué votre choix ?

 

Vous l’aurez compris, à la CGT on ne négocie pas notre avancement personnel mais on se bat collectivement pour que chaque agent voit sa carrière progresser dans un esprit d’équité et de transparence incontestable. Toutes ces raisons ont conduit notre secrétaire général Alain Zammit à refuser cette nomination (lettre remise à votre secrétariat mercredi 18 décembre 2019). Alors que la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 porte atteinte comme jamais aux principes de paritarisme et fait disparaître de la CAP l’avancement et les promotions, nous avons tout à craindre de vos futures décisions en la matière.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, nos respectueuses salutations.

 

Le syndicat CGT du Département

                                                                                                  des Bouches-du-Rhône

 

La lettre d'Alain Zammit de renonciation à sa promotion


Grève du 5 décembre : réussite générale !

150 000 dans les rues de Marseille le 5 décembre !

Avec plus de 1,5 million de manifestants répartis sur plus de 250 manifestations, la journée d’action du 5 décembre est une première étape réussie de la mobilisation sociale !  C'est une mobilisation historique à laquelle on a assisté ce jeudi 5 décembre, tant au regard du taux de mobilisation dans chaque grande ville que du niveau de grève dans les entreprises. Cette mobilisation démontre le refus d’une grande majorité des travailleurs et travailleuses, mais aussi des retraité·e·e·s et des jeunes, de voir notre système de protection sociale sacrifié sur l’autel du libéralisme économique. Dores et déjà, la CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisé à le faire.

Ce combat concerne tout le monde, quel que soit son entreprise, sa profession ou sa catégorie professionnelle, car la retraite c’est l’affaire de tous!

Il faut poursuivre la mobilisation sociale et l’élargir, tout en l’inscrivant dans le temps.



Au travail et dans la vie, stop aux violences sexistes et sexuelles !

En juin 2019, après cinq ans de mobilisation, la CGT a gagné avec la Confédération syndicale internationale, l’adoption d’une norme de l’Organisation internationale du travail (OIT) permettant de protéger toutes les femmes du monde contre les violences sexistes et sexuelles. Pour s’appliquer, cette norme doit être ratifiée par chacun des pays. Dans ce cadre, la CGT exige de nouveaux droits en France. Les lieux de travail ne peuvent être l’angle mort de la politique du gouvernement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, il nous faut gagner :

  • La fin des propos et comportements sexistes :

Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par les femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie inacceptable entre sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes et à les rabaisser. Quelques exemples :
- les commentaires sur le physique ou la tenue des femmes, qui n’ont rien à faire dans un cadre professionnel,
- les « blagues » graveleuses qui instaurent un climat pesant et malsain ;

  • La prévention des violences :

- instauration d’une négociation obligatoire sur la prévention des violences sexistes et sexuelles,
- mise en place d’une heure obligatoire de sensibilisation, sur le temps de travail, de tou·te·s les salarié·e·s aux violences sexistes et sexuelles,
- formation de tous les managers, RH et représentant·e·s du personnel,
- renforcement des droits et moyens des référent·e·s violence des entreprises (gagné·e·s par la CGT en 2018 !) ;

  • La protection des victimes et de leur droit au travail :

- mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse,
- ce ne sont pas les victimes qui doivent être déplacées, ce sont les agresseurs qui doivent l’être (pendant l’enquête) puis sanctionnés !


Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême-droite. Lutter contre le Rassemblement National et ses propositions ultra-libérales


Le documentaire "Aujourd’hui comme hier, combattre l’extrême droite - Histoire croisée du syndicalisme et de l’extrême droite" a été réalisé par l'Institut d'Histoire Sociale-CGT, dans le cadre de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL « Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »


La banalisation des idées, comportements et attitudes racistes ou antisémites dans notre quotidien est une réalité.

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Récemment, la tentative d'instrumentalisation des questions liées à l'immigration par Emmanuel Macron, qui a voulu un débat sans vote au parlement, a exalté une parole raciste et xénophobe, décomplexée et assumée par une partie de la classe politique et même de certains médias. Par ailleurs, les polémiques autour du voile sont venues raviver un sentiment de rejet auprès d'une partie des citoyen·ne·s français·e·s de confession musulmane.  L’ampleur du mal dépasse le seul vote d'extrême droite, pourtant déjà très inquiétant. Ces idées d’exclusion et de repli traversent, plus ou moins, tous les groupes sociaux, tous les collectifs de travail, toutes les communautés. Elles font surface souvent de façon insidieuse.

 

La CGT a décidé de s’attaquer à ce qui gangrène les relations entre les salariés au travail et de traquer toutes ces petites choses qui y font le lit du « racisme ordinaire. » Alors que le concept de laïcité chère à notre pays est sans cesse dévoyé, il est utile d'en rappeler les principes fondamentaux.

La laïcité n’a pas pour objectif de restreindre les libertés, mais au contraire de les garantir.



Salaires et pouvoir d’achat : la page n’est pas tournée !

Le 2 juillet dernier, à l’occasion d’une parodie de rendez-vous salarial, Olivier Dussopt a confirmé que le pouvoir exécutif n’entendait toujours pas augmenter les salaires des agents de la Fonction publique en 2020 et sans doute pas davantage en 2021 et 2022. On ne saurait parler de surprise puisque nos gouvernants sont au progrès social et à la justice économique ce que Donald Trump est à la poésie et à la délicatesse ! Les conséquences du gel interminable de la valeur du point d’indice et de l’absence de mesures générales étaient déjà préoccupantes; elles deviennent à présent catastrophiques.

 

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Les niches fiscales coûtent 100 milliards d’euros par an à la collectivité

La CGT pointe depuis longtemps l’inefficacité de certaines niches fiscales.

Le CICE, avec son coût de 20 milliards d’euros par an pour les finances publiques et son impact inexistant sur l’emploi, est un exemple tristement célèbre d’un cadeau inutile, en l’occurrence au capital. Dans Le Monde du 19 juillet, c’est Joël Giraud qui dénonce « l’incurie » du gouvernement. M. Giraud n’est pas militant CGT, mais… député LREM et rapporteur du budget. Le risque de biais idéologique est donc plutôt faible, et ses conclusions sont assez sévères.

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190718 - Mémo 11 du Pôle éco - Niches Fi
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On va vous faire aimer l'impôt !

Augmenter les impôts et baisser les taxes : une urgence sociale !

 

Selon le dernier rapport de l’OCDE, la France, avec un taux de prélèvements atteignant 46,2% du Produit Intérieur Brut en 2017 serait championne du monde de la pression fiscale. La France championne du monde de la pression fiscale ? Faux !

 

Il est faux en effet de présenter ces données comme reflétant la fiscalité française. En effet, ces chiffres intègrent les cotisations sociales, qui ne sont ni des impôts ni des taxes mais un élément du salaire. De plus, d’un point de vue pratique, ces cotisations financent la sécurité sociale ; or, dans les pays où la sécurité sociale n’existe pas, les soins médicaux ne sont pas gratuits !

Ainsi les travaux de l’OCDE prouvent même que loin d’être un enfer fiscal, la France se situe dans la moyenne. (Une publication de la CGT-finances)