L'Actualité


Jusqu'où ira leur haine ?

Avec ce visage revêche à la une du Point, Philippe Martinez passerait presque pour un des pires terroristes qui soit à défaut d'être présenté comme un responsable syndical d'une grande organisation de travailleurs comptant tout de même plus de 700 000 adhérents (au fait, le patron milliardaire Lagardère, lui, est tout sourire !). Mais fi de ces considérations : la CGT c'est le mal absolu qui ruine la France pendant que le gentil Macron s'évertue à faire comprendre aux françaises et aux français que sa réforme est une avancée sociale sans précédent. On en rirait presque s'il n'y avait derrière la une de ce journal minable cette haine que porte la droite à la lutte syndicale. Ne serait-ce pas plutôt Macron qui "ruine" nos retraites ? Que "le Point" soit rassuré, les chiens aboient, la caravane passe !


Un communiqué du SNJ-CGT et de la Filpac-CGT

« C’est l’histoire d’un syndicat détrôné, en perte de vitesse, fermé au dialogue, mais capable de bloquer tout un pays. Une histoire qui coûte cher aux Français. » Voilà le chapeau, tout en finesse, qui introduit le dossier consacré par Le Point du 16 janvier à la CGT. Un résumé tout à fait cohérent avec la couverture du magazine, qui affiche pour titre racoleur, au-dessus d’une photo de Philippe Martinez bras croisés et visage renfrogné : « Comment la CGT ruine la France. »

Cohérent également avec l’éditorial de Franz-Olivier Giesbert, qui vomit sa haine de la CGT, peuplée de « crypto ou islamo-gauchistes », qualifiée de « syndicat antipauvres », qui se préoccupe uniquement des « petits intérêts catégoriels des agents de la SNCF et de la RATP. » Le dossier lui-même est truffé de déclarations gratuites. Qu’on en juge : « Où la CGT passe, le développement économique trépasse. » Avec comme illustration le nombre d’années de salaire d’un smicard que représentent les pertes de la SNCF lors d’une grève. On a effectivement rarement vu comparaison plus pertinente...

On y lit d’autres morceaux de bravoure de ce type : « Martinez est à la tête d’un mouvement d’ultragauche, animé par la volonté de prendre sa revanche après le mouvement des Gilets jaunes, qui leur a échappé : anciens communistes, éternels communistes, mélenchonistes, sympathisants NPA, fidèles de Lutte ouvrière, membres d’Attac et trotskistes de différents courants, ils tapent tous (très fort) sur la table des discussions au siège national de Montreuil. » Avec une telle description, aucun doute : les auteurs de l’article ont bien assisté à ce qu’ils décrivent...

Les citations qui alimentent le dossier, pour beaucoup anonymes, sont, elles aussi, choisies avec un grand sens de la mesure et du contradictoire. Un patron de PME évoque ainsi un de ses salariés, élu aux élections professionnelles dans son entreprise sous les couleurs de la CGT : « Il est devenu insupportable, toxique, dictatorial. » Citons aussi ce DRH de l’automobile, pour qui « la nouvelle génération de cégétistes est moins bien équipée intellectuellement que la précédente. [...] Ils ont zéro force de proposition. »

On apprend encore qu’« on peine à trouver chez [les cégétistes] une vision stratégique à long terme pour leur entreprise. » On passe la diffamation et les insultes : référence à un « système quasi-mafieux », comparaison avec la méthode de « conviction » des « sectes »...

Le traitement rédactionnel tranche complètement avec celui accordé à Arnaud Lagardère qui, quelques pages plus loin, a droit, pour répondre aux critiques sur sa gestion de Lagardère, à une interview, avec photo tout sourire prise dans son bureau.

Évidemment, certains faits sont passés sous silence dans le dossier du Point. Comme le fort taux de soutien qu’accordent les Français, selon les sondages, à la mobilisation contre le projet gouvernemental de retraite par points. Une mobilisation dont un des fers de lance serait donc une organisation syndicale au « système quasi-mafieux »... Et ce syndicat, dont les méthodes s’apparentent à celles des « sectes », a même obtenu 50% des voix lors des élections professionnelles... au Point !

Ce dossier nauséabond du Point participe, comme quantité d’autres articles parus dans l’hebdomadaire et ailleurs, d’une réelle volonté de discrédit de la CGT. Et même d’un appel à une « mise à mort législative des trublions », comme l’écrit lui-même le magazine. Logique, finalement, quand les « trublions » en question sont ceux qui s’opposent aux vrais privilégiés. Ce privilégié, par exemple, classé sixième fortune française par Challenges en 2019, avec 29 milliards d’euros. Ce même privilégié responsable de près de 1 200 licenciements il y a quelques années à La Redoute. Ce même privilégié propriétaire du Point. N’est-ce-pas Monsieur Pinault ?

Le 18 janvier 2020


Des écarts de richesses qui donnent le vertige

Les chiffres que fait paraître l'organisation Oxfam dans son rapport “Celles qui comptent” illustrent à eux-seul l’ampleur des inégalités mondiales :

La richesse des 1% les plus riches de la planète correspond à la richesse de 90 % de la population mondiale, soit 6,9 milliards de personnes. Les milliardaires du monde entier, qui sont aujourd’hui au nombre de 2 153, possèdent plus de richesses que 4,6 milliards de personnes, soit 60% de la population mondiale. Les deux tiers des milliardaires tirent leur richesse d’un héritage, d’une situation de monopole ou de népotisme. Dans le même temps, près de la moitié de la population mondiale, soit près de 3,8 milliards de personnes, vit toujours avec moins de 5 dollars par jour. Le rythme de réduction de la pauvreté s’est ralenti de moitié depuis 2013. L’accaparement des richesses mondiales par une minorité se fait au détriment des plus vulnérables, bien plus nombreuses et nombreux, qui se voient piégé-e-s dans la plus grande pauvreté.

 

La France n’est pas épargnée : lorsque les inégalités prennent le pas sur le modèle social français.

Le système social français, basé sur le principe de redistribution, avait jusque-là permis de lutter contre les inégalités et la pauvreté. Mais il est en danger à cause de choix politiques qui réduisent la participation des plus riches à l’effort de solidarité par l’impôt et fragilisent le financement des services publics. La situation s’est aggravée depuis la réforme fiscale de 2017 qui privilégie clairement les intérêts des très riches au détriment des plus précaires. Résultat : depuis 2018, les inégalités sont reparties à la hausse, et la pauvreté aussi.

  • En France, 7 milliardaires possèdent plus que les 30 % les plus pauvres, ils étaient 8 l’année dernière.
  • Les 10 % les plus riches possèdent 50 % des richesses du pays.
  • La France compte 41 milliardaires en 2019. C’est 4 fois plus qu’après la crise financière de 2008 ! Sur ces 41 personnes, plus de la moitié ont hérité de leur fortune, et seules 5 sont des femmes.
  • Les milliardaires français sont ceux qui ont vu leur richesse le plus augmenter l’année dernière, devant les américains ou les chinois.
  • Le PDG du groupe Sanofi, grand groupe pharmaceutique français, gagnait en 2018 plus de 343 fois le salaire moyen d’un-e aide-soignant-e.
  • Depuis 2018, la France compte 400 000 pauvres supplémentaires.
  • Parmi les mères de famille monoparentale qui travaille, plus d’une sur quatre est pauvre.


Public-privé : continuer ensemble pour gagner !

Communiqué unitaire Fonction publique du 10 janvier 2020

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires de la fonction publique réunies le 10 janvier se félicitent qu’une fois de plus la mobilisation des salarié-e-s, et notamment des fonctionnaires et agent-e-s publics, contre le projet de réforme des retraites reste toujours très importante et dynamique, même après plus d’un mois de grève et d’actions. Elles apportent tout leur soutien aux grévistes depuis le 5 décembre, date de début du mouvement, et notamment les cheminot-e-s et les agent-e-s de la RATP.

 

Le 8 janvier, lors d’une réunion sur la pénibilité et la gestion des fins de carrière dans la fonction publique, nos organisations syndicales ont pu constater encore une fois à quel point le gouvernement reste sourd à nos revendications. Sa seule proposition est la suppression des catégories actives pour instaurer un compte individuel pénibilité dont les critères d’exposition sont extrêmement réduits, ce qui entraînera la perte de départs anticipés à la retraite pour des centaines de milliers d’agent-e-s !
Sans compter le mépris du gouvernement qui ose parler de « concertation » alors que le texte du projet de réforme des retraites a aussi été envoyé au Conseil d’État avant la concertation interprofessionnelle et est désormais soumis en urgence au CCFP du 20 janvier.

 

Les Organisations Syndicales CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires de la fonction publique rappellent leur rejet du projet de « régime universel » de retraites par points qui pénalisera TOUS les salarié-e-s, du privé comme du public avec une baisse programmée du niveau des pensions. Face au dédain et à l’arrogance, démontrant que le gouvernement porte l’entière responsabilité de la situation actuelle, il faut répondre par des mouvements d’ampleur et la généralisation de la grève.

c’est pourquoi les Organisations Syndicales de la fonction publique CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, en accord avec le communiqué interprofessionnel du 9 janvier, appellent à de nouvelles manifestations et actions le 11 janvier, à se mettre massivement en grève dès le 14 et à poursuivre la mobilisation les 15 et 16 janvier.


Franz-Olivier Giesbert : la haine de classe

Dès fin novembre, Franz-Olivier Gisbert tapait sur Philippe Martinez, incarnation de « cette France […] crypto-frontiste, ultra-individualiste, nourrie à la pensée magique, qui nous raconte tout à l’envers, les travailleurs les plus protégés étant toujours présentés comme les grandes victimes du système. » Deux semaines plus tard, après avoir tablé sur un classique en fustigeant des « syndicats à la ramasse », FOG se chauffait de nouveau : « Tous les gogos du pays, ce qui fait beaucoup de monde, se sont mis en rang derrière la CGT. » Avant de monter en pression : « Le pays est retombé au stade anal de la régression idéologique, au point qu’on peut se demander si nous ne sommes pas revenus aujourd’hui au temps du communisme. » Et de fustiger, dans sa bouffée délirante, les « braillards, conchieurs, coquefredouilles, marchands de balivernes » gavés au « misérabilisme victimaire » et au « socialisme des imbéciles ». Avant de conclure, navré : « Le président avait parié sur la maturité, le bon sens et l’esprit de justice des Français. Quelle erreur ! […] L’immobilisme est le premier parti de France. » À vomir !


Les "chiens de garde" de l'audiovisuel contre les opposants au projet de loi Macron...

Montage video "Acrimed"


Les mensonges du Premier ministre

Dans son discours au CESE (Comité économique, social et environnemental), pour tenter de rendre présentable le projet de retraite universelle par points et faire cesser la légitime mobilisation de millions de citoyens, le Premier ministre n’a pas hésité à proférer un certain nombre de contre-vérités. Il nous a semblé important de démontrer, principalement à partir de la situation dans la Fonction publique, le caractère spécieux et même mensonger des arguments brandis par Édouard Philippe.

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Le mépris des médias pour les manifestants : une raison de plus pour se mobiliser !

À chaque mouvement social, les médias dominants, leurs chefs et leurs éditocrates, soutiennent avec zèle les "réformes" libérales, et aboient contre celles et ceux qui font grève. La mobilisation contre la réforme des retraites ne fait pas exception. 28 secondes données à un représentant syndical CGT ou cet autre coupé toutes les 5 secondes par l'intervieweur, voilà ce qu'offre le service public !

Lire le tract d'"Acrimed"

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Ces éditocrates qui agissent sur les chaînes du service public ou les chaînes privées.


1,8 million : une mobilisation qui s'amplifie !

Ce jeudi 17 décembre a marqué un nouveau record de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites du gouvernement.  Plus de 260 manifestations ont eu lieu sur tout le territoire, rassemblant plus de 1,8 millions de manifestant.e.s, soit 300 000 de plus que le 5 décembre. De nombreux secteurs et salarié.e.s sont entré.e.s dans l’action. Ceci démontre que les tentatives de division et de mise en opposition entre génération du gouvernement ne fonctionnent pas et font, au contraire, grandir la colère. Les jeunes étaient nombreux dans les cortèges, la détermination est toujours aussi forte pour gagner le retrait de la réforme des retraites. Dans les territoires, le 19 décembre sera un prochain rendez-vous de mobilisation et d’action en attendant les propositions de l’intersyndicale. Par ailleurs, la journée a été marquée par une forte mobilisation de la santé avec plus de 200 établissements mobilisés et toutes les catégories impliquées (aides-soignantes et infirmières mobilisées défendant leur départ anticipé, internes en reconductible depuis le 10 décembre, menace de démission des médecins).

Le gouvernement doit entendre le message des manifestants qui ont revendiqué une nouvelle fois une autre réforme des retraites.


17/12 : à gauche "le premier syndicat de France" (26,39%) ... à droite la CGT (24,85%)


Pourquoi le secrétaire général de la CGT du CD13 refuse sa promotion

La CAP du 17 décembre promeut le secrétaire général du syndicat CGT au grade de technicien ! Alain Zammit dénonce cette promotion arbitraire dans un courrier. La CGT a écrit à Madame la Présidente Martine Vassal.

 

Madame la Présidente

 

Dans le cadre de la CAP du 17 décembre 2019, alors que seuls 4 postes étaient ouverts à la promotion de technicien pour 1202 agents ayant vocation, vous avez choisi de nommer le secrétaire général du syndicat CGT dans ce cadre d’emplois alors qu'il figure en 18ème place sur le tableau d'avancement. Depuis des années, nous dénonçons les pratiques de la Collectivité en la matière, pratiques partisanes, basées sur le principe du mérite et du « choix du prince » dont les critères sont aussi aléatoires que contestables. Notre organisation syndicale, dont les principes fondateurs s’appuient sur l’égalité, la justice et le respect du statut des agents, défend un avancement linéaire dans l’ordre du tableau afin de garantir l’équité de traitement. Elle ne peut donc tolérer aucune compromission et aucun arrangement de quelque sorte que ce soit, dût-il être avantageux ou favorable à l’un d’entre nous. D’ailleurs, s’agissant de la promotion de notre secrétaire général, dans quel esprit et sur quel critère avez-vous effectué votre choix ?

 

Vous l’aurez compris, à la CGT on ne négocie pas notre avancement personnel mais on se bat collectivement pour que chaque agent voit sa carrière progresser dans un esprit d’équité et de transparence incontestable. Toutes ces raisons ont conduit notre secrétaire général Alain Zammit à refuser cette nomination (lettre remise à votre secrétariat mercredi 18 décembre 2019). Alors que la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 porte atteinte comme jamais aux principes de paritarisme et fait disparaître de la CAP l’avancement et les promotions, nous avons tout à craindre de vos futures décisions en la matière.

 

Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, nos respectueuses salutations.

 

Le syndicat CGT du Département

                                                                                                  des Bouches-du-Rhône

 

La lettre d'Alain Zammit de renonciation à sa promotion


Enfin ! Jean-Paul Delevoye a démissionné

La situation était devenue intenable et insupportable pour le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites après les révélations sur ses rémunérations et ses liens avec les assureurs privés. Il assumait en effet jusqu'à ce lundi 9 décembre un mandat d'administrateur de l'IFPASS, qui n'est autre que l'institut de formation des assureurs. Quel lien, avec la réforme des retraites ? En fait celle-ci vise à basculer d'un système solidaire vers un système à points, permettant aux assureurs de lorgner sur un marché porteur. Maintenant, après lui, c'est le projet de loi de retraite à points qui doit être retiré !

Dessin de Creseveur paru dans Médiapart



Grève du 5 décembre : réussite générale !

150 000 dans les rues de Marseille le 5 décembre !

Avec plus de 1,5 million de manifestants répartis sur plus de 250 manifestations, la journée d’action du 5 décembre est une première étape réussie de la mobilisation sociale !  C'est une mobilisation historique à laquelle on a assisté ce jeudi 5 décembre, tant au regard du taux de mobilisation dans chaque grande ville que du niveau de grève dans les entreprises. Cette mobilisation démontre le refus d’une grande majorité des travailleurs et travailleuses, mais aussi des retraité·e·e·s et des jeunes, de voir notre système de protection sociale sacrifié sur l’autel du libéralisme économique. Dores et déjà, la CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisé à le faire.

Ce combat concerne tout le monde, quel que soit son entreprise, sa profession ou sa catégorie professionnelle, car la retraite c’est l’affaire de tous!

Il faut poursuivre la mobilisation sociale et l’élargir, tout en l’inscrivant dans le temps.



Après le 5 décembre on ne lâchera rien !

La fédération CGT des Services publics appelle à combattre le projet de réforme des retraites du gouvernement, à revendiquer l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique. Elle dénonce la dégradation des conditions de travail et le gel de nos salaires.

 

Depuis le début du mois d’octobre, de nombreuses professions de la santé, des transports, des administrations, des pompiers… sont en mouvement. Les organisations syndicales de la RATP appellent à une grève illimitée à partir du 5 décembre, plusieurs organisations syndicales, mais aussi des Gilets jaunes, les organisations de jeunesses… s’engagent dans cette perspective de blocage de l’économie, de mouvement durable et déterminé pour obtenir satisfaction à nos revendications locales et nationales.

 

Agents des collectivités et établissements publics, nous avons toutes les raisons de cesser massivement le travail pour obtenir :

  • La sauvegarde et le développement de notre système de protection sociale et de retraite, et le retrait du projet de système par points voulu par le gouvernement ;
  • L’abrogation de la loi dite de « transformation de la Fonction publique » ;
  • Le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques, dont le droit constitutionnel de grève et de manifester ;
  • Le dégel immédiat du point d’indice de la Fonction publique et l’augmentation des salaires du public et du privé sur la base du SMIC à 1 800 €, des pensions et des minimas sociaux ;
  • L’arrêt des suppressions de postes et fermetures des services publics, la réouverture de services publics et sociaux de proximité pour répondre aux besoins des populations dans une organisation équilibrée et écologiquement responsable des territoires, le réengagement financier de l’État dans le financement des services publics ;
  • Le recrutement massif d’emplois statutaires, titularisation des précaires et l’ouverture des postes nécessaires ;
  • L’arrêt de tout processus d’augmentation du temps de travail et sa réduction à 32h par semaine
  • Le rétablissement de l’Impôt Sur la Fortune et une imposition accrue du capital au financement des services publics.

Rencontre CGT/Gouvernement du 26 novembre

Pour la 22ème fois depuis décembre 2017, la CGT a rencontré le gouvernement à propos de notre système de retraite. La CGT a insisté sur plusieurs points afin d’améliorer notre système actuel par répartition et solidaire.

En premier lieu, il y a nécessité d’agir d’urgence, en amont du départ à la retraite, pour améliorer les pensions par l’augmentation significative du salaire minimum et du point d’indice dès le mois de décembre. Augmenter les salaires et les traitements influe directement sur le niveau des retraites et assure des recettes supplémentaires pour la sécurité sociale et le système de retraites par le biais des cotisations sociales ; en imposant l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle permettra automatiquement la réduction des inégalités au moment de la retraite. Il faut également améliorer notre système actuel qui reste l’un des meilleurs au monde et le mieux à même de protéger tous les retraités contre la pauvreté. Il est aussi le plus sûr, en particulier, pour assurer aux jeunes d’aujourd’hui une bonne retraite sur le long terme.

 

Pour autant, la CGT refuse le statu quo car le monde du travail a évolué.
Par exemple, il faut permettre à la jeunesse qui étudie plus longtemps de pouvoir valider des trimestres cotisés durant ses années. Nous refusons de sacrifier les générations futures avec une clause « grand père » qui repousserait leur départ à 65 ou 70 ans. Il faut réduire les années de référence de calcul des pensions aux 10 meilleures années dans le privé ou aux 6 derniers mois dans le public pour réduire les inégalités et les « accidents » de carrière. Il faut élargir les départs anticipés pour les métiers pénibles plutôt que de stigmatiser celles et ceux qui ont des droits. Un chauffeur de bus du Havre ou d’Amiens doit bénéficier des mêmes droits que ceux de la RATP. Il en est de même pour une aide-soignante ou une infirmière, quel que soit son lieu de travail. Dans ce sens, il faut donc revoir la politique d’exonération de cotisations patronales inefficace pour l’emploi et amputant le régime de retraite de recettes supplémentaires. Les cotisations sociales doivent servir au plus grand nombre, pas aux actionnaires.

 

Visiblement, le Premier ministre n’a pas entendu les attentes de la majorité des citoyens.

Edouard Philippe et son gouvernement choisissent le bras de fer avec le monde du travail, préférant aller au conflit, campés dans une attitude idéologique, plutôt que de choisir l’écoute et le dialogue. Le président de la République, enfermé dans ses certitudes et dans son monde loin de la réalité et du vécu de la très grande majorité des citoyens, pense avoir raison tout seul. Pourtant, tout montre que le mécontentement social se renforce dans le pays, au travers de différents mouvements de contestation dans le public comme dans le privé ou au travers des gilets jaunes ou des étudiants mobilisés, aujourd’hui, contre la précarité.


Au travail et dans la vie, stop aux violences sexistes et sexuelles !

En juin 2019, après cinq ans de mobilisation, la CGT a gagné avec la Confédération syndicale internationale, l’adoption d’une norme de l’Organisation internationale du travail (OIT) permettant de protéger toutes les femmes du monde contre les violences sexistes et sexuelles. Pour s’appliquer, cette norme doit être ratifiée par chacun des pays. Dans ce cadre, la CGT exige de nouveaux droits en France. Les lieux de travail ne peuvent être l’angle mort de la politique du gouvernement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, il nous faut gagner :

  • La fin des propos et comportements sexistes :

Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par les femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie inacceptable entre sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes et à les rabaisser. Quelques exemples :
- les commentaires sur le physique ou la tenue des femmes, qui n’ont rien à faire dans un cadre professionnel,
- les « blagues » graveleuses qui instaurent un climat pesant et malsain ;

  • La prévention des violences :

- instauration d’une négociation obligatoire sur la prévention des violences sexistes et sexuelles,
- mise en place d’une heure obligatoire de sensibilisation, sur le temps de travail, de tou·te·s les salarié·e·s aux violences sexistes et sexuelles,
- formation de tous les managers, RH et représentant·e·s du personnel,
- renforcement des droits et moyens des référent·e·s violence des entreprises (gagné·e·s par la CGT en 2018 !) ;

  • La protection des victimes et de leur droit au travail :

- mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse,
- ce ne sont pas les victimes qui doivent être déplacées, ce sont les agresseurs qui doivent l’être (pendant l’enquête) puis sanctionnés !


Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême-droite. Lutter contre le Rassemblement National et ses propositions ultra-libérales


Le documentaire "Aujourd’hui comme hier, combattre l’extrême droite - Histoire croisée du syndicalisme et de l’extrême droite" a été réalisé par l'Institut d'Histoire Sociale-CGT, dans le cadre de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL « Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »


La banalisation des idées, comportements et attitudes racistes ou antisémites dans notre quotidien est une réalité.

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Récemment, la tentative d'instrumentalisation des questions liées à l'immigration par Emmanuel Macron, qui a voulu un débat sans vote au parlement, a exalté une parole raciste et xénophobe, décomplexée et assumée par une partie de la classe politique et même de certains médias. Par ailleurs, les polémiques autour du voile sont venues raviver un sentiment de rejet auprès d'une partie des citoyen·ne·s français·e·s de confession musulmane.  L’ampleur du mal dépasse le seul vote d'extrême droite, pourtant déjà très inquiétant. Ces idées d’exclusion et de repli traversent, plus ou moins, tous les groupes sociaux, tous les collectifs de travail, toutes les communautés. Elles font surface souvent de façon insidieuse.

 

La CGT a décidé de s’attaquer à ce qui gangrène les relations entre les salariés au travail et de traquer toutes ces petites choses qui y font le lit du « racisme ordinaire. » Alors que le concept de laïcité chère à notre pays est sans cesse dévoyé, il est utile d'en rappeler les principes fondamentaux.

La laïcité n’a pas pour objectif de restreindre les libertés, mais au contraire de les garantir.




HALTE À L'ISLAMOPHOBIE !
Lundi 28 octobre, en milieu d’après-midi, un homme âgé de 84 ans a ouvert le feu devant la mosquée de Bayonne. La CGT apporte sa solidarité aux victimes, leurs familles et leurs proches. Il s’agit bien là d’un véritable attentat raciste et islamophobe qui doit être qualifié comme tel. Cette attaque survient en pleine nouvelle polémique lancée sur le voile et l’islam, ré-ouverte par le gouvernement, par le débat parlementaire qu’il a voulu sur l’immigration. Ce débat souffle sur les braises des plus bas instincts. Plus grave, il oppose les classes populaires à l’immigration, cherchant à transformer ces mêmes classes populaires en haut lieu privilégié de la xénophobie. Ces façons assumées de reprendre la thématique fétiche des extrémistes de droite s’avèrent dangereuses et mortifères. L’agitation médiatique autour de ces questions incite à la haine raciale et religieuse, tel que la CGT l’a déjà dénoncé, en refusant de se rendre sur les plateaux de CNews, pour ne pas cautionner la libre diffusion de propos discriminants et racistes. La CGT condamne la volonté du gouvernement d’éluder les questions sociales au profit des questions identitaires.

La CGT continuera de s’appuyer sur son histoire, celle d’une organisation qui s’honore d’avoir toujours eu des militants aux noms difficiles à prononcer, celle aussi d’un pays qui s’est construit avec la sueur, le sang et les luttes des travailleurs de toute origine.

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24 septembre : importante mobilisation contre la réforme des retraites

Ce mardi 24 septembre, ce sont plus de 150 000 personnes qui ont manifesté dans plus de 170 villes de France pour l’emploi et l’augmentation des salaires, plus de services publics et un régime de retraite par répartition solidaire et intergénérationnel. Des milliers de personnes se sont rassemblées à travers tout le territoire afin de porter ces revendications légitimes. Légitimes car elles répondent aux besoins de financement nécessaires pour améliorer notre système de retraite reconnu comme un des meilleurs au monde et stopper la réforme mortifère que prépare le gouvernement.

 

Le gouvernement ne peut plus rester sourd aux différents rassemblements qui ont eu lieu depuis des mois. Sans plus attendre, il doit – entre autres – combattre le chômage, imposer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Cette journée, marque la première mobilisation nationale interprofessionnelle et le début d’un processus de lutte contre le projet de retraite par point voulu par Macron - Delevoye qui remet en cause le fondement même de notre contrat social.



Des alternatives libres face aux géants du Net

En vingt ans, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont investi notre quotidien, colonisé nos imaginaires, mis la main sur nos données personnelles. Peut-on leur échapper ? Pour chacun de ces services, les alternatives aux « Gafam » existent déjà, et rassemblent, pour certaines d’entre elles, plusieurs millions d’utilisateurs. Basta ! vous les présente.



Retraites : stoppons le projet de régression sociale du gouvernement !

Non au système universel par point ! Le projet gouvernemental confié depuis près de 2 ans à Jean Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites, prend forme. Ce dernier fait des annonces au cœur de la période estivale, après un simulacre de concertations orchestré pour détourner l’attention de la population sur les vraies raisons de cette nouvelle réforme régressive.

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Au nom de « l’équité » personne ne sera épargné, actifs comme retraités !


Salaires et pouvoir d’achat : la page n’est pas tournée !

Le 2 juillet dernier, à l’occasion d’une parodie de rendez-vous salarial, Olivier Dussopt a confirmé que le pouvoir exécutif n’entendait toujours pas augmenter les salaires des agents de la Fonction publique en 2020 et sans doute pas davantage en 2021 et 2022. On ne saurait parler de surprise puisque nos gouvernants sont au progrès social et à la justice économique ce que Donald Trump est à la poésie et à la délicatesse ! Les conséquences du gel interminable de la valeur du point d’indice et de l’absence de mesures générales étaient déjà préoccupantes; elles deviennent à présent catastrophiques.

 

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Les niches fiscales coûtent 100 milliards d’euros par an à la collectivité

La CGT pointe depuis longtemps l’inefficacité de certaines niches fiscales.

Le CICE, avec son coût de 20 milliards d’euros par an pour les finances publiques et son impact inexistant sur l’emploi, est un exemple tristement célèbre d’un cadeau inutile, en l’occurrence au capital. Dans Le Monde du 19 juillet, c’est Joël Giraud qui dénonce « l’incurie » du gouvernement. M. Giraud n’est pas militant CGT, mais… député LREM et rapporteur du budget. Le risque de biais idéologique est donc plutôt faible, et ses conclusions sont assez sévères.

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190718 - Mémo 11 du Pôle éco - Niches Fi
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On va vous faire aimer l'impôt !

Augmenter les impôts et baisser les taxes : une urgence sociale !

 

Selon le dernier rapport de l’OCDE, la France, avec un taux de prélèvements atteignant 46,2% du Produit Intérieur Brut en 2017 serait championne du monde de la pression fiscale. La France championne du monde de la pression fiscale ? Faux !

 

Il est faux en effet de présenter ces données comme reflétant la fiscalité française. En effet, ces chiffres intègrent les cotisations sociales, qui ne sont ni des impôts ni des taxes mais un élément du salaire. De plus, d’un point de vue pratique, ces cotisations financent la sécurité sociale ; or, dans les pays où la sécurité sociale n’existe pas, les soins médicaux ne sont pas gratuits !

Ainsi les travaux de l’OCDE prouvent même que loin d’être un enfer fiscal, la France se situe dans la moyenne. (Une publication de la CGT-finances)