Fachoshère


Fachosphère : la CGT résolument antifasciste, hier comme aujourd’hui !

Il y a le feu ! (Sophie Binet)

L’extrême droite s’est toujours nourrie des pathologies de la société et le monde du travail n’est naturellement pas immunisé contre « la tentation du pire. » En 2017, près de 10,6 millions d’électeurs ont voté pour la candidate du Front national. L’actualité politique vient encore aggraver ce phénomène de popularité de l’extrême droite. Mais d’autres signes tout aussi inquiétants témoignent de la crise démocratique que nous traversons : durcissement autoritaire, répression étatique, débat public saturé par les thèmes identitaires, marginalisation des questions sociales, etc.

« Faites attention, quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet mais ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles... » Albert CAMUS


Marine le Pen à la commémoration du groupe Manouchian : « Très choquant ! » pour Sophie Binet

« C’est très choquant qu’elle ose venir », s’est émue Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Un syndicat qui a joué un rôle central dans la lutte contre l’occupant et au Conseil national de la Résistance, au même titre que les communistes. Une histoire que l’extrême droite, embarrassée par son propre passé, refuse de reconnaître, tout en prétendant lui rendre hommage [L'Humanité].

Le Rassemblement national (ex-FN) créé par d'anciens pétainistes et membres de la Waffen-SS 

Pour rappel, malgré sa stratégie de "normalisation" le Rassemblement national est bien ce parti d'extrême droite, raciste et xénophobe. Anciennement nommé Front National, créé en 1972 par d'anciens collaborateurs pétainistes et membres de la Waffen-SS de la Division Charlemagne, il se situe clairement dans la lignée des ligues fascistes des années 30. Ses liens de très grande proximité avec les mouvements identitaires racistes et violents le démontrent encore aujourd'hui. Depuis plusieurs années, leur gestion de communes a démontré les choix politiques mettant en pratique leurs idées racistes, violentes, contre les associations de solidarité et les organisations syndicales. Leur acharnement contre le Secours Populaire ou bien la politique anti-pauvres, l'anti-syndicalisme CGT et le racisme assumé par le maire de Béziers sont les premiers signes de ce qu'engendrent des représentants de l'extrême droite au pouvoir. [en savoir plus >>>]

 


L’extrême-droite est l'ennemie des salarié·e·s

Les partis d’extrême droite, au premier rang desquels le Rassemblement national, ont toujours tenté de porter un discours social, dans l’espoir d’attirer le vote des travailleuses et des travailleurs. Dans la même logique, ils cherchent à s’approprier les mouvements de mobilisation du monde du travail dans le but de s’imposer comme le débouché politique de la colère sociale. Mais le masque tombe dès qu’il s’agit de voter à l’Assemblée nationale, où les députés d’extrême droite votent contre les intérêts du travail. L’extrême droite est l’ennemie des travailleurs et des travailleuses ; elle sert ceux qui nous exploitent et nous écrasent, en votant dans le sens de leurs intérêts et en essayant d’installer la division parmi les exploités en jouant la carte du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie.

 



Le sénateur Stéphane Ravier jugé en avril pour avoir embauché son fils comme jardinier à la mairie de secteur de Marseille

Stéphane Ravier comparaît en avril devant le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir embauché son fils Thomas Ravier comme jardinier à la Ville en 2015, alors qu'il était lui-même maire du 7ᵉ seteur. Le sénateur zemmouriste et son fils, devant la justice. Stéphane Ravier va être jugé en correctionnelle le 17 avril prochain pour prise illégale d'intérêts, selon une information de La Marseillaise confirmée à France 3 Provence-Alpes par une de source judiciaire. Thomas Ravier comparaît à ses côtés pour recel de biens issus de cette prise illégale d'intérêts supposée. 


Le financier de l’extrême droite visé par un signalement à la justice

Selon des informations de Mediapart, la cellule anti-blanchiment Tracfin a transmis, fin 2022, un signalement à la justice concernant des financements du millionnaire Charles Gave à plusieurs candidats d’extrême droite, dont Éric Zemmour. Très commentés pendant la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, les financements par l’homme d’affaires Charles Gave de l’extrême droite française intéressent désormais la justice. Le service de renseignement Tracfin, qui est notamment chargé de détecter les infractions financières, a émis un signalement auprès du parquet de Marseille, fin 2022, suspectant le millionnaire d’avoir exercé illégalement la profession de banquier, en multipliant les prêts d’argent à des candidats et des personnalités du Rassemblement national (RN) puis de Reconquête, d’après des informations de Mediapart [Article de Mediapart].



Marine Le Pen au tribunal ! Un préjudice de 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017.

Elle qui dénonce sans cesse le « laxisme de la justice » changera-t-elle d’avis ? Avec 26 autres personnes, elle sera jugée du 30 septembre 2024 au 27 novembre 2024 en correctionnelle, pour « détournement de fonds publics », dans le cadre de l’affaire dite des assistants parlementaires du FN. L’ancienne eurodéputée est accusée d’avoir salarié deux de ses collaborateurs du Front national avec des fonds européens. Cela dans le cadre d’un possible système plus vaste de détournement des enveloppes consacrées par le Parlement européen aux collaborateurs, et dont elle serait la principale instigatrice selon un rapport de police. Sur une période comprise entre 2004 et 2016 et qui concerne aussi Jean-Marie Le Pen, ex-président du Front national et député européen jusqu’en 2019. Un préjudice de 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017.


Enquête sur la "mafia varoise" de Marine Le Pen, de Camille Vigogne Le Coat

"Tu n'as jamais gardé de liquide en grande quantité, toi ?". David Rachline, le maire de Fréjus, s'inquiète. Que faire de ce cash qui sert à payer ses soirées VIP avec son ami Jordan Bardella ? D'où viennent ces liasses qui financent bijoux et montres de luxe ?

Lors de son élection en 2014, "le meilleur ami" de Marine Le Pen promettait une gestion exemplaire, la fin de la corruption et du clientélisme. Mais une fois élu, David Rachline a signé toujours plus de contrats avec un entrepreneur tout-puissant, noyant sa ville sous le béton et les passe-droits.

À la mairie, les fêtes s'enchaînent jusqu'au bout de la nuit, l'antisémitisme et le racisme ne sont jamais loin, pendant que les policiers municipaux jouent aux cow-boys en Harley Davidson. Voilà l'homme dont Marine le Pen a fait son directeur de campagne présidentielle et le vice-président de son parti...

Camille Vigogne Le Coat raconte l'exercice du pouvoir par le Rassemblement national. L'enquête fourmille de détails, d'informations et d'enregistrements inédits.

 

(Les Arènes)

 


Comment lutter contre les idées d’extrême droite : la CGT à l'offensive

Colloque CGT sur la lutte contre les idées d’extrême droite / Montreuil 5 octobre 2023

« Il y a le feu ». C'est en ces termes que la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet concluait le colloque organisé « contre les idées d'extrême droite, non au racisme et à l'antisémitisme », dans le patio de la centrale jeudi 5 octobre 2023.

Et de rappeler qu’il y a d’autant plus urgence que l’absence de prise en compte des questions environnementales exacerbe l’insécurité sociale et la violence des rapports de classe. Ce colloque fut aussi l'occasion d'inaugurer le parvis Henri Krasucki, ancien leader cégétiste, résistant juif des francs-tireurs et partisans-main-d'œuvre immigrée. Devant un parterre de 400-450 militants issus de territoires et de professions variés, la secrétaire générale de la CGT soulignait à quel point les idées du Front National rebaptisé Rassemblement national ont gagné du terrain, y compris dans des territoires, des professions qui jusqu'à présent résistaient plutôt bien (la Bretagne, les fonctionnaires…). En atteste les résultats du parti de Lepen aux élections, 88 députés à l'Assemblée nationale, 3 sénateurs étiquetés RN.

 

Un rempart fragile

Si le syndicalisme constitue encore un rempart contre les idées nauséabondes, celui-ci se fissure progressivement. Pour rappel, en 2022, selon un sondage sorti des urnes d'Harris Interactive, Marine Le Pen avait recueilli 22% des suffrages chez les sympathisants de la CGT, en hausse de 7 points par rapport à 2017. « L’imposture sociale véhiculée par les partis d’extrême droite se propage dans les entreprises, collectivités et services. Dans un monde où les repères idéologiques sont brouillés, le RN se pose en défenseur des catégories populaires. Ne soyons pas dupes de ce jeu malsain dont l’objectif est uniquement d’accéder au pouvoir », lançait Nathalie Bazire, secrétaire confédérale.

« Ne nous trompons pas. Si le Rassemblement national devait un jour accéder au pouvoir, la CGT serait en haut de la pile des opposants à briser ». Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT

 

Déjà, durant cette journée, plusieurs militants ont témoigné des menaces qu'ils subissaient de la part de la fachosphère.

 

Déconstruire les idées d’extrême droite

« Le syndicat doit se mettre au niveau de la lutte contre le racisme au travail, de la même manière qu'il le fait en matière de lutte pour l'égalité hommes-femmes. Mais nous ne pouvons pas nous limiter à un discours sur les valeurs prônées par l'extrême droite, nous devons aussi démontrer le danger que représente le Rassemblement national en matière de politique économique et sociale. Nous devons mettre toute notre énergie dans nos luttes, qui par définition rassemblent des travailleurs de toutes origines. Nous devons sans faillir soutenir les travailleurs sans-papiers à s'organiser pour acquérir de nouveaux droits », concluait Sophie Binet. Ces propos faisaient écho notamment à ceux de Mornia Labssi, inspectrice du travail, militante CGT et coordinatrice pour la défense des habitants des quartiers populaires, qui dénonçait « un racisme structurel dans le monde du travail. On accepte que les noirs et les arabes occupent les postes les plus pénibles. Il est grand temps que la CGT s'empare de ces inégalités de traitement qui gangrènent toute la société ». « La plupart des pays européens sont aussi touchés par cette montée des idées d'extrême droite. Le risque est grand de voir l'extrême droite encore progresser lors des élections européennes de juin 2024 », s'inquiétait Nathalie Bazire. En a témoigné Monica Ceremigna, conseillère à l'espace Europe et International, membre du syndicat italien CGIL. Pour mémoire, ce syndicat a vu ses locaux saccagés en octobre dernier par des manifestants chauffés par le parti néofasciste Forza Nuova, alors que dans le même temps, la postfasciste Giorgia  Meloni devenait présidente du conseil des ministres.



Mains propres et tête haute ? (suite)

L’enquête sur les assistants parlementaires européens du FN (renommé RN) est close. Le parquet de Paris a requis un procès en correctionnelle pour détournement de fonds publics et complicité contre le parti lepéniste et 27 personnes, dont Marine Le Pen et son père, Jean-Marie, le maire de Perpignan, Louis Aliot, l’ex-numéro 2 du parti, Bruno Gollnisch, le député et porte-parole du RN Julien Odoul, et Nicolas Bay, désormais vice-président exécutif de Reconquête.

Dans cette affaire, le parti d’extrême droite est accusé d’avoir mis en place entre 2004 et 2016 un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des fonds européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés, sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen. Si l’entourage de Marine Le Pen conteste cette accusation qui reposerait sur une « vision erronée du travail des députés d’opposition et de leurs assistants », la triple candidate à la présidentielle a implicitement reconnu les faits en annonçant, un jour avant la réquisition du parquet, avoir accepté de verser près de 330 000 euros au Parlement européen pour l’emploi indu de deux assistants. En l’occurrence sa cheffe de cabinet au parti, Catherine Griset, et son garde du corps, Thierry Légier.

L’acquittement de cette somme visait à éviter une « exécution forcée » de ce remboursement. Cela n’empêchera pas Marine Le Pen de devoir faire face à un procès aussi délicat qu’embarrassant pour la candidate d’un parti qui, en matière de gestion de l’argent public, revendique d’avoir les mains propres.

 Article paru dans Politis du 26/09/2023  >>>


La CGT contre les idées d’extrême droite et le racisme

La lutte contre les idées d’extrême droite et le racisme est depuis toujours dans l'ADN de notre organisation. Dans ce dossier, nous avons regroupé une partie de nos publications et moyens de lutte contre ce fléau qui touche notre pays depuis déjà trop longtemps.

Ces dernières années, notre pays a connu des événements dramatiques. 

Des discours populistes de la part de certaines personnalités politiques se développent et sont relayés par des médias. Ces discours jouent souvent sur les inquiétudes légitimes de ceux qui souffrent et trouvent un écho en entretenant la peur de l’autre et en pointant des boucs émissaires. Être dans la compréhension permanente des valeurs d’accueil, de respect, de partage, de tolérance et de fraternité que porte notre organisation, demande souvent beaucoup de vigilance, particulièrement dans un contexte économique et social aggravé.

La banalisation des idées, comportements et attitudes racistes ou antisémites dans notre quotidien sont une réalité.

Le racisme institutionnel (discriminations à l’embauche ou dans l’accès au logement, concentration des immigrés dans des emplois pénibles et mal payés, violences policières, contrôles au faciès…) ne recule pas, malgré de fortes aspirations à l’égalité et la dignité. L’ampleur du mal dépasse le seul vote extrême droite, pourtant déjà très inquiétant. Ces idées d’exclusion et de repli traversent, plus ou moins, tous les groupes sociaux, tous les collectifs de travail, toutes les communautés. Elles font surface souvent de façon insidieuse. La CGT s'est attaquée à ce qui gangrène les relations entre les salariés au travail et de traquer toutes ces petites choses qui y font le lit du « racisme ordinaire ».

Aux salariés, privés d'emploi, retraités, précaires, qui sont la cible du racisme et de la haine : la CGT est là pour vous défendre et rappeler qu’ils y ont toute leur place. Combattre le racisme, c’est se donner la force de se rassembler, pour, tous ensemble, avec nos différences, donner des couleurs à l’avenir !


Le Rassemblement National, meilleur soutien à la politique macroniste... À l'Assemblée nationale, ses députés votent à 42 % pour les projets du Gouvernement !

(Document France-infos)


Pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, le Rassemblement national veut encore une fois apparaître comme un parti qui serait du côté des salarié·es et des travailleurs·euses précaires. C’est une imposture ! Le RN a changé plusieurs fois de positionnement sur les retraites et a abandonné la revendication de la retraite à 60 ans. Pire, il demande des augmentations de salaires… en échange de baisses des cotisations patronales… qui servent à financer, les retraites !

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La retraite dorée de Marine Le Pen grâce à un fonds de pension situé au Luxembourg

Plusieurs centaines d’eurodéputés ont souscrit à un fonds de pension afin de compléter leurs retraites déjà généreuses. Parmi eux, au moins 81 élus français, dont Investigate Europe et Mediapart ont obtenu la liste. Certains touchent jusqu’à 13 700 euros par mois, au détriment des contribuables européens. Parmi les bénéficiaires présents ou à venir : Jean-Pierre Raffarin, Harlem Désir ou encore Marine Le Pen. [Médiapart]


Mains propres et tête haute ?

Le domicile de la députée RN de Gironde, Edwige Diaz, a été perquisitionné lundi 5 décembre, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'emploi fictif d'assistante parlementaire européenne, a appris France Bleu Gironde auprès de l'avocat de l'élue du Rassemblement national, confirmant une information de Libération. L'affaire concerne l'époque où Edwige Diaz était l'assistante parlementaire de Jacques Colombier, eurodéputé de 2018 à 2019. Ce dernier a d'ailleurs été placé en garde à vue ce lundi et son domicile perquisitionné, a appris France Bleu Gironde auprès du député RN Grégoire de Fournas (le même qui criait à l'Assemblée nationale : « qu'il(s) retourne(nt) en Afrique ! »). Après un signalement de l'association Anticor, le parquet de Bordeaux a saisi le parquet européen en juillet 2021. Depuis, celui-ci dirige en France une enquête préliminaire pour "détournements de fonds publics, complicité et recel". Dans un communiqué de presse publié le 5 décembre, le parquet européen précise que les faits sont susceptibles "d'avoir été commis en 2018 et 2019". Dans le cadre de cette enquête, des perquisitions ont été menées dans les locaux de l'Assemblée nationale et en Gironde. Les investigations ont été confiées au service d'enquête judiciaire des finances, sous la direction du parquet européen.


Combattre l'extrême-droite, ce mouvement mortel pour notre démocratie

Hier comme aujourd’hui, les syndicalistes se doivent d’être dans l’action au quotidien contre la propagation des idées d’extrême droite. Au quotidien, dans le cadre du travail, mais aussi au sein de nos cercles amicaux et familiaux, la bataille des idées est rude face aux mensonges et thèses conspirationnistes qui se développent dans un environnement de néolibéralisme violent, de pandémie mondiale et maintenant de guerre.

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COMBATTRE L'EXTRÊME-DROITE
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Déclaration de la CGT

Pas une voix du monde de travail pour l’extrême droite ! Le progrès social comme seul objectif

Les réalités de la vie des travailleuses et travailleurs de ce pays, des jeunes, des privé.es d’emploi, des retraité.es, ont émergé difficilement dans un débat politique qui a tourné en boucle autour des thèmes imposés par l’extrême droite. La vie chère, les luttes et les mobilisations ont permis de parler salaires, pensions, emplois, conditions de travail. La première préoccupation de la population est de savoir comment remplir le réfrigérateur, faire le plein de la voiture, trouver ou garder un emploi, se projeter vers l’avenir malgré la précarité et les conditions de travail difficiles. Le taux d’abstention de 26 % du premier tour des élections présidentielles est inquiétant et révélateur de la difficulté pour une part importante de la population de penser que la vie quotidienne pourrait s’améliorer grâce à cette élection. La situation est grave, en France l’extrême droite est aux portes de l’Elysée.

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DÉCLARATION DE LA CGT
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EXTRÊME-DROITE | DOCUMENT 4 PAGES CGT
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Le 18 mars 2022, à Nice contre l'extrême-droite !

Des adhérents et adhérentes du syndicat CGT du Conseil départemental étaient présents ce 18 mars à la manifestation organisée à Nice pour dénoncer le climat raciste, la montée des idées d'extrême droite, la banalisation des discours fascisants clairement xénophobes.



Éric Zemmour, la haine de soi au service de l’extrême-droite

Article paru dans "Politis"

Pour l'anthropologue, Jean-Loup Amselle, ce n’est qu’en refoulant totalement son origine, et en se distinguant radicalement de ceux qui ont la même origine que lui, que le polémiste peut avoir l’illusion d’une adhésion intemporelle à l’ethnicité française.

 

La période actuelle est fréquemment comparée aux années 1930 et à la situation qui prévalait dans l’entre deux guerres, période qui a vu fleurir l’extrême droite. Pourtant une différence essentielle oppose ces deux séquences temporelles. En effet les idées d’extrême droite des années 1930 étaient défendues exclusivement par des membres du groupe dominant, les discriminés, non seulement, ne participant en aucune manière à la diffusion d’une idéologie raciste mais étant au contraire les premières victimes de ces campagnes nauséabondes. Un seul exemple illustre bien les différences avec la période actuelle : le sobriquet infâme de Léon Karfunkelstein dont Léon Blum avait été affublé par l’extrême droite et destiné à lui dénier sa qualité de citoyen français en le renvoyant à une extranéité imaginaire. 

"Le venin dans la plume" de Gérard Noiriel

Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République

La Découverte, 2019

La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ? Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire. Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.



Contre le fichage de syndicalistes par l’extrême droite

Plus de vingt syndicalistes ont été, avec des universitaires, des artistes, des journalistes, des avocat·es, mais aussi des militant·es issu·es d’associations, de partis poli-tiques, fiché·es par un site d’extrême-droite pour leur prise de position contre le racisme. Suite à la diffusion de cette information, la CNIL s’est autosaisie et a ouvert une en-quête. Toute la lumière doit être faite sur les responsabilités des auteurs et autrices de cette liste et des propriétaires du site. Les organisations condamnent ces pratiques de la nébuleuse d’extrême droite, qui nous rappellent des méthodes utilisées aux heures les plus sombres de notre histoire. Elles expriment une solidarité et un soutien total aux personnes ainsi scandaleuse-ment fichées et à ses militant·es en particulier.

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Face à l’extrême droite, honorons leurs victimes

Dans le contexte actuel de la montée des idées d’extrême droite, les médias nous annoncent une présidentielle jouée d’avance et chaque individu pétri des valeurs humaines, d’égalité, de liberté, fraternité, se demande ce qu’il peut faire.

 

Il y a des actes collectifs et individuels à portée de main et de portefeuille pour tous, s’inscrire dans toutes les commémorations des victimes du nazisme, de l’extrême-droite et de l’intolérance.

 

Près de chez soi, il y a des victimes à honorer pour le souvenir et pour porter le combat contre les idées qui font germer la haine, des colleurs d’affiches aux martyres les plus connus : faisons grossir le public qui participe à ces cérémonies, constituons des groupes, des foules pour rappeler que Guy Môquet et ses frères martyrs exigent des mobilisations fraternelles contre les idées de haine.

 

Envahissons avec nos amis et camarades Oradour sur Glane, le plateau des Glières, le mur des Fédérés, la carrière des fusillés, les places Sémard, la forêt de la Braconne… et affichons nos valeurs et nos couleurs : pas de place pour le brun, ça finit toujours dans la stigmatisation, la haine et la violence, quelle que soit l’échelle du terrain qu’on leur laisse.

 

« Le passé doit conseiller l’avenir. »
Sénèque | Les lettres à Lucilius, LXXXIII vers 64

 


Les premiers signataires de l'appel :

Syndicats : CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Syndicat des Avocats De France, Syndicat de la Magistrature, UNEF (Union nationale des Étudiants de France), UNL (Union nationale des Lycéens), Fidl, MNL (Mouvement national Lycéen), Solidaires Etudiant-e-s, FSE (Fédération Syndicale Etudiante), l’Alternative, Confédération Paysanne, USP (Union Syndicale de la Psychiatrie), CNT-SO, CGT-Police, Résilience France, SNMPMI (Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile).

 

Associations et collectifs : Attac, LDH, FCPE, Fondation Copernic, Oxfam, Alternatiba, Amis de la terre, Résilience commune, DAL, CNL (Confédération nationale du Logement), Comité justice pour ibo, Emancipation collective, Rencontre des justices, Coexister, CRAN, SOS Racisme, QNQF (Quartiers nord, Quartiers forts Marseille), Observatoire National contre l’extrême droite, MRAP, association ViSA, Femmes égalité, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif féministe Les Rosies, Les effronté.e.s, JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne), AFPS, Conseil démocratique Kurde France, FTCR, CRLDHT, UTAC, France Amérique Latine, La Jeune Garde (Lyon, Strasbourg et Paris), Université Ouverte, Unis pour le climat et la biodiversité, collectif Police Contre la Prohibition, Youth For Climate, Changer de Cap, Compagnie Jolie Môme, Mémoire Traumatique et Victimologie, Héro.ïnes95, Union des Femmes Socialistes de Turquie, La Maison des Femmes de Montreuil, CNAJEP, les Francas, Solidarités Asie France, La Maison des Potes, Osons le féminisme, collectif Taubira Pour 2022, Le peuple uni, RAAR (Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes), Résister aujourd’hui, États généraux migrations, France Nature Environnement, Le mouvement pour une Alternative Non-violente, Reporters en Colère, La Fabrique des Mobilités, Carré Géo & Environnement France, La Cimade, Collectif occupation Odéon, Autres Brésils, L’UJFP (Union juive française pour la paix).

 

Médias : Regards, L’Humanité, Politis, Contretemps, Le Media, Blast, Kedistan, Lyon Insurrection, Bastamag

 

Organisations politiques : ENSEMBLE !, Génération.s, La France Insoumise, EELV, GDS, Nouveaux Démocrates, NPA, Place Publique, le Parti de Gauche, Nouvelle Donne, les jeunes écologistes, MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes), UEC, PEPS, Jeunes Génération.s, Rassemblement Communiste, UCL (Union Communiste Libertaire), PCOF, MdP (Mouvement des progressistes).

 
Informations et contact : appelpourleslibertes@gmail.com

Marine Le Pen n’est absolument pas du côté des travailleurs

Aujourd’hui, il n’y a plus de complexe chez les gens qui défendent des idées d’extrême droite. Ils s’attaquent aux étrangers, à ceux qui défendent les droits de l’homme. Comme le montre ce youtubeur qui reproduit l’attaque d’un militant insoumis. C’est une idéologie qui prône la violence. Il y a quelques années, ça aurait provoqué une large vague de manifestations, de réactions fortes de la population. Mais, aujourd’hui, il y a une grande indifférence. Il est temps que le peuple de gauche s’affirme haut et fort. Les idées d’extrême droite ne doivent pas continuer à occuper l’espace médiatique et ne doivent pas être vues comme un recours contre des années de politique austéritaire, de droite comme de gauche. J’espère que ces manifestations seront bien remplies et que ça enverra un signal fort, dans un climat inquiétant.

Marine Le Pen est très antisyndicale. Elle a une dent contre la CGT. Quand, il y a plus d’un an, nous avions déposé un préavis de grève à la Fédération des Services publics, Marine Le Pen avait crié haro contre la CGT en disant qu’on avait un comportement honteux. Elle n’est absolument pas du côté des travailleurs. Et on le voit dans les collectivités aux mains du RN, les fonctionnaires ne sont pas des personnes qu’ils veulent garder. Ils participent à la casse de la fonction publique et du statut de fonctionnaire. Ils préfèrent privilégier le recrutement direct qu’on appelle du clientélisme et avoir des agents aux ordres.


Depuis de nombreux mois les agressions contre la CGT et ses militants s’intensifient

Tags, dégradations de locaux, menaces écrites ou verbales allant même jusqu’à des menaces de mort et des agressions physiques. L’ensemble de ces faits sont inadmissibles, inacceptables, répréhensibles et extrêmement graves.

La CGT a toujours combattu les idées de l’extrême droite en menant les batailles pour la défense des intérêts des salariés et en démontrant la nocivité de ces idées pour le salariat. En ayant pignon sur rue et leurs ronds de serviettes dans la plupart des médias, les représentants de l’extrême droite diffusent leurs discours de haine sans aucune limite, leur conférant une quasi normalité et une soi-disant légitimité tant dans les propos que dans les actions. La surenchère verbale faite par une partie de la classe politique dites républicaine, reprend à son compte idées et vocabulaire, conduit à un état de violence dans les rapports jamais vu depuis longtemps dans notre pays.


Chaque jour les digues sautent, ouvrant la porte à des faits de violences contre ceux qui ne pensent pas comme eux. Ne nous y trompons pas, lorsqu’ils sont élus, l’ensemble de leurs votes s’inscrivent dans la logique de détricotage des droits sociaux et d’attaques des plus faibles d’entre nous. Leur vision du monde est ultra libérale. La haine de l’autre et le racisme sont leur terreau consistant à montrer nos voisins, nos collègues, comme nos ennemis. Cela permet de masquer les vraies réalités de nos maux que sont l’injustice sociale et ceux qui en bénéficient. Face à ce déferlement, nous avons besoin plus que jamais de démonter ce discours de haine et en parallèle de mener le combat pour défendre l’emploi, les services publics, améliorer les conditions de travail, obtenir des augmentations de salaires qui nous permettront de vivre dignement de notre travail.


La CGT ne cessera jamais le combat contre les idées d’extrême droite et ceux qui les accompagnent. Elle continuera de défendre ses militants contre les basses attaques verbales ou physiques qu’ils subissent malheureusement au quotidien. Chaque salarié la trouvera à ses côtés pour, ensemble, combattre l’injustice et imposer une société plus juste, fraternelle et solidaire.


Appel pour les libertés, contre les idées d’extrême-droite

Un collectif de militantes et militants politiques, associatifs, syndicalistes et de personnalités de la société civile appelle à une grande manifestation pour dire non à l’extrême-droite et à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement.

Depuis maintenant plusieurs mois nous constatons toutes et tous que le climat politique et social en France, comme partout en Europe et dans le monde est de plus en plus imprégné́ par l’extrême droite et ses idées. Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, nous appelons à une réaction forte, unitaire et rassembleuse, pour réaffirmer notre combat commun contre l’extrême droite, ses idées, et toutes celles et ceux qui participent à sa propagation. De Bolsonaro à Trump en passant par Orban et Salvini, nous assistons à une offensive raciste et réactionnaire particulièrement inquiétante pour l’avenir de la planète. En France, cette offensive raciste a pour corollaire la multiplication des politiques sécuritaires, liberticides et anti-sociales.

 

Braises incandescentes

Ce climat ne doit rien au hasard. Le gouvernement, et ses quatre vigies Darmanin, Vidal, Blanquer et Schiappa, se chargent de l’alimenter depuis des mois. De la loi sécurité́ globale à la loi sur le séparatisme en passant par la chasse à l’islamo-gauchisme et la suppression de l’Observatoire de la laïcité, ce quinquennat accumule les gages à destination de l’extrême droite, en reprenant ses éléments de langage mais aussi certaines de ses propositions. Quand on souffle sur des braises incandescentes et qu’on passe son temps à attiser les haines, cela a des conséquences concrètes. Cela peut même conduire au pire comme nous l’avons vu récemment avec l’attentat contre la mosquée de Bayonne.

 

Après l’envahissement du Conseil régional d’Occitanie par l’Action Française, le saccage d’une librairie et l’attaque de la marche lesbienne à Lyon par des identitaires, les polémiques sur le prétendu islamo-gauchisme et le prétexte de groupes de parole entre personnes discriminées pour attaquer l’UNEF ou s’en prendre à Audrey Pulvar, un cap supplémentaire vient d’être franchi. En moins de 72 heures, un néo-nazi voulant mener un attentat contre la mosquée du Mans a été arrêté, la mosquée de Nantes a été, elle, incendiée, et le centre culturel islamique de Rennes a été recouvert de tags islamophobes. Un appel de militaires factieux, s’appuyant sur la chasse aux sorcières lancée par des membres du gouvernement, est diffusé par l’hebdo d’extrême droite Valeurs Actuelles et est soutenu par Marine Le Pen sans réaction d’Emmanuel Macron ni que gouvernement ne porte plainte devant la justice.

 

Amalgames honteux

Nous ne pouvons accepter que celles et ceux qui subissent haine, discrimination, et injustice soient aujourd’hui accusés de racisme et jetés en pâture par l’extrême droite. Nous n’acceptons plus que la lutte contre les actes terroristes, que nous condamnons fermement, s’accompagne d’amalgames honteux Nous ne pouvons accepter que nous militantes et militants politiques, syndicaux, associatifs soyons montrés du doigt alors que chaque jour ce gouvernement déroule un tapis rouge à l’extrême droite avec ses Lois réactionnaires et liberticides. Nous ne pouvons plus accepter les menaces directes qui nous sont maintenant faites.

 

Nous, militantes et militants politiques, associatifs, syndicalistes et personnalités de la société civile appelons à une grande manifestation pour dire non à l’extrême droite, à ses idées qui se propagent jusqu’au gouvernement et défendre nos libertés individuelles et collectives.

 

Nous nous adressons aux associations, syndicats, collectifs, partis qui partagent le fond de cet appel pour qu’ils se réunissent afin d’en construire les conditions.

 

Premiers signataires : Arié Alimi, avocat - Ariane Ascaride, actrice – Manon Aubry, députée européenne (co-présidente du groupe GUE/NGL) - Clémentine Autain, députée (LFI) - Esther Benbassa, sénatrice (EELV) – Manu Bompard, député européen (groupe GUE/NGL) - Taha Bouhafs, journaliste (Le Média) - Julia Cagé, economiste - Anthony Caillé, syndicaliste CGT-Police - Emilie Cariou, députée (Nouveaux Démocrates) - Majdi Chaarana, trésorier de l’UNEF - Eric Coquerel, député (LFI) - Esther Cyna, enseignante à l’université Sorbonne-Nouvelle – Françoise Davisse, réalisatrice - Pascal Debay, responsable confédéral du collectif contre l’extrême droite pour la CGT - Laurence De Cock, historienne – Joséphine Delpeyrat, porte-parole de Génération·s – Jean-Marc Devauchelle, secrétaire général fédération SUD Santé Sociaux - Alma Dufour, chargée de campagne aux amis de la terre - Mathieu Delvaminck, président de l’UNL - Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice – David Dufresne, cinéaste et écrivain - Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL - Eric Fassin, sociologue et anthropologue - Elsa Faucillon, députée (PCF) – Caroline Fiat, députée (LFI) - Aurélie Filippetti, autrice et ancienne Ministre de la Culture – Gérard Filoche, porte-parole de GDS - Léa Filoche, conseillère de Paris (Génération·s) - Bruno Gaccio, journaliste – Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France - Denis Gravouil, secrétaire Général CGT spectacle - Benoit Hamon, fondateur de Génération·s et ancien ministre - Cédric Herrou, militant pour l’aide aux migrants – Julien Hezard, secrétaire général de l’UD CGT Meurthe et Moselle - Pierre Jacquemain, journaliste (Regards) – Eddie Jacquemart, président national de la CNL - Aurore Lalucq, députée européenne (Place Publique) - Mathilde Larrère, historienne des Révolutions – Yvan Le Bolloc’h, acteur - Benjamin Lucas, coordinateur national de Génération·s - Mélanie Luce, présidente de l’UNEF – Corinne Masiero, comédienne - Caroline Mécary, avocate - Jean Luc Mélenchon, député, Président du groupe LFI – Sébastien Menesplier, secrétaire général de la FNME CGT - Danièle Obono, députée (LFI) - Younous Omarjee, député européen (LFI) – Mathilde Panot, députée, co-présidente du groupe LFI - Gilles Péret, réalisateur - Eric Piolle, maire de Grenoble (EE-LV) – Ugo Palheta, sociologue (Université de Lille) – Stéphane Peu, député (PCF) - Jean Louis Peyren, syndicaliste CGT Sanofi – Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble - Thomas Piketty, économiste – Pablo Pillaud-Vivien, journaliste (Regards) - Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération Cgt des Services publics - Thomas Portes, porte-parole de Génération·s - Paul Poulain, membre fondateur d’Emancipation Collective - Philippe Poutou, porte-Parole du NPA - Gaël Quirante, secrétaire départemental Sud PTT 92 - Raphaëlle Rémy-Leleu, conseillère de Paris (EE-LV) - Ali Rabeh, maire de Trappes (78) - Muriel Ressiguier, députée (LFI) - Sandrine Rousseau, économiste (EE-LV) - Danielle Simonnet, conseillère de Paris (LFI) - François Ruffin, député (LFI) – Anthony Smith, syndicaliste CGT Inspection du travail - Mireille Stivala, secrétaire générale de la Fédération Cgt de la Santé et de l’Action sociale - Aurélien Taché, députée (Nouveaux Démocrates) – Azzedine Taibi, maire de Stains (PCF) - Sophie Taillé-Polian, sénatrice (Génération.s) – Baptiste Talbot, coordinateur de la CGT Fonction publique - Fabien Villedieu, syndicaliste SUD Rail - Emmanuel Vire, secrétaire général du syndicat national des journalistes CGT (SNJ-CGT).


Le Rassemblement National, héritier de Hitler et de Pétain

Au niveau politique et géopolitique l'extrême droite, les droites extrêmes et leurs alliés de circonstance semblent avoir le vent en poupe. Dans plusieurs pays ils accèdent au pouvoir, quelquefois dans le cadre de coalitions, avec à chaque fois au-delà des promesses faites aux travailleurs des conséquences désastreuses sur leurs libertés, leurs droits sociaux et en ne modifiant en aucune façon le rapport capital / travail. L'extrême droite vise à briser les conquis sociaux et à affaiblir, en les divisant, les travailleuses et les travailleurs ! De plus, le développement de médias d'extrême droite, complotistes, racistes, la reprise des thématiques et des idées d'extrême droite dans de nombreux débats est une alerte pour notre démocratie. Partout sur l'échiquier politique jusqu'au plus haut niveau de l'État ces idées nauséabondes viennent éloigner le débat public des exigences sociales que nous portons, notamment sur la réduction du temps de travail, la hausse des salaires, ou bien encore la fiscalité ou la question de l'évolution écologique de notre industrie.

 

Derrière la stratégie de normalisation

Pour rappel, malgré sa stratégie de "normalisation" le Rassemblement national est bien ce parti d'extrême droite, raciste et xénophobe. Anciennement nommé Front National, créé en 1972 par d'anciens collaborateurs pétainistes, il se situe clairement dans la lignée des ligues fascistes des années 30. Ses liens de très grande proximité avec les mouvements identitaires racistes et violents le démontrent encore aujourd'hui. Depuis plusieurs années, leur gestion de communes a démontré les choix politiques mettant en pratique leurs idées racistes, violentes, contre les associations de solidarité et les organisations syndicales. Leur acharnement contre le Secours Populaire sur Hayange ou bien la politique anti-pauvres, l'anti-syndicalisme CGT et le racisme assumé par le maire de Béziers sont les premiers signes de ce qu'engendrent des représentants de l'extrême droite au pouvoir.

 

Extrême droite et menaces contre les syndicalistes

Récemment les menaces de mort contre deux militants de la CGT en Moselle engagés au Secours Populaire vient rappeler aussi le vrai visage des héritiers de Hitler et Pétain, la violence de cette extrême droite qui par ailleurs n'hésite pas à recourir à des actes terroristes et des meurtres dans plusieurs pays européens. En tant que syndicalistes, salariés du public comme du privé, retraités et privés d'emploi nous avons une responsabilité particulière. Notre devoir est d'avoir toujours en main notre boussole émancipatrice pour éviter la catastrophe à venir de l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir.

 

Syndicalisme : le choix de la justice, de l'égalité des droits et de la solidarité

Par ailleurs la CGT organise et syndique tous les salariés quelles que soient leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques et religieuses. Accepter les thèses de l'extrême droite sur la "priorité nationale", la fausse réalité d'un "grand remplacement des populations dites de souche par des personnes d'autres continents" soi-disant à l'œuvre en France, l'immigration comme cause du chômage ou bien encore le refus de la régularisation des sans-papiers est totalement incompatible avec les valeurs de la CGT. L'extrême droite ne porte pas les valeurs que défend la CGT qui, dans le préambule de ses statuts, stipule agir "contre toutes les discriminations, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions". Nous sommes engagés pour un monde de justice sociale, de paix et d'égalité. Par conséquent nous menons de tout temps une farouche bataille contre le racisme et l'extrême droite, ses idées, ses pratiques. Notre travail interne reste à poursuivre et notre engagement auprès des salariés pour les convaincre de la dangerosité du fascisme doit toujours être parmi nos priorités.

 

Continuons donc à faire de la CGT un rempart contre la montée du fascisme, comme elle l'a été dans toute son histoire. Appelons le monde du travail à se mobiliser contre les idées d'extrême droite et contre le racisme. C'est dans cet objectif que la CGT dans l'unité avec d'autres organisations associatives, politiques, syndicales appelle à une journée nationale d'actions partout en France le samedi 12 juin.

Pierre Bousquet, à l'origine du RN s'engagea dans la 33e division SS "Charlemagne" ou "33. Waffen-Grenadier-Division der SS Charlemagne (französische Nr. 1)"  (écusson en haut de la page).


Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême-droite. Lutter contre le Rassemblement National et ses propositions ultra-libérales



Menaces de coup d’État militaire : la CGT appelle à la vigilance et exige une enquête approfondie

Le 21 avril dernier, date anniversaire de la tentative de putsch des généraux pendant la guerre d’Algérie et de la première qualification de l’extrême droite au second tour de la présidentielle, le site du journal d’extrême droite Valeurs Actuelles a publié un texte, signé par 20 anciens généraux, concluant sur une menace de coup d’État militaire. Enjoignant le gouvernement à faire preuve de plus de fermeté à l’égard d’"un certain antiracisme", "de l’islamisme et des hordes de banlieue", cet appel décrit un pays qui serait au bord de la guerre civile et se termine sur une menace d’intervention des forces armées "dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national". Ce texte est cosigné par plus d’un millier d’autres personnes dont les noms ont été publiés avec leurs grades militaires.

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COMMUNIQUÉ CONFÉDÉRAL CGT
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Syndicat CGT du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône

N° matricule communal RC : 997/D — N° matricule départemental : 5998




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