Routes


Le drame de Gênes éclaire sur les défaillances des routes françaises

Les actualités du drame de Gênes (effondrement meurtrier, vétusté, privatisation, entretien, contrôles, enquêtes, remplacement et gestion de l'urgence...) éclairent les défaillances dans toute l'Europe des infrastructures routières, et notamment celles de notre pays (les politiques publiques sacrifient de plus en plus les investissements et les entretiens nécessaires au profit de la rente financière et du CAC 40). Les conclusions d'un audit sur l'état du réseau routier non concédé rendu fin juillet au gouvernement français sont passées quasi inaperçues : il révèle entre autres que 30 % des 12 000 ponts du réseau national sont à réparer et que 252 d'entre eux (7%)présentent « un risque d'effondrement ». Plus généralement, ce rapport juge notre réseau routier « vieillissant et dégradé » et que 2 000 km de routes nationales sont gravement endommagés. Les auteurs de l'audit estiment à 1,3 Milliard d'euros par an les dépenses à prévoir pour la régénération du réseau public : pour 2018, Macron a seulement fait alloué 800 millions ! 

Le journal La Provence a produit un dossier le 21 aout sur « côté pile, coté face l'état des ponts dans la région. » Ce dossier note qu'il y aurait 22 ouvrages à scruter de près dans le 13 et donne les éléments rassurants de notre collectivité ( « bureau de l'équipement du territoire » ).

Le quotidien marseillais précise que le CD 13 a la charge de 3000 km et 1300 ponts dont 22 suscitent une attention particulière.

Pour notre syndicat et sa section routes : avec la réaffirmation d'un service public national de la route et des transports, ne conviendrait-il pas de réagir sur l'état réel des routes et de leurs infrastructures départementales ?

Mettre à niveau ces routes, c'est aussi réaffirmer le statut de la fonction publique, de la formation et des conditions de travail du personnel.


Routes : plan de formation en danger


Le plan de formation 2018/2020 n'a pas été présenté en CTP. Malgré nos demandes depuis plus de 2 ans la commission formation du CTP n'a pas été réunie. Les crédits formation 2015 n'ont pas été consommés et ont été crédités sur les formations 2016. Le plan de formation de la collectivité de 2016 et 2017 était juste une prolongation du plan 2013/2015 (changement gouvernance) voir CTP 2015. Le CNFPT a subi 2 lourdes attaques gouvernementales : la cotisation a été réduite à 0,9% en 2016 et malgré les engagements gouvernementaux reconduite pour l'année 2017 le 22/12/2016. Aujourd'hui le CNFPT est en grand danger (voir pétition nationale CGT et intersyndicale FPT) : il n'y a plus de réserves, ni de trésorerie (besoin de 35 millions), le nombre et la qualité des formations sont atteints (voir note de la fédération septembre 2017). Parmi les prochains chantiers de démolitions et de privatisations de Macron et Compagnie pour début 2018, c'est le statut de la fonction publique territoriale et c'est le "marché "de la formation professionnelle (30 milliards de salaires différés et de cotisations salariales en France).