Après douze journées de mobilisations d’une ampleur inédite où des millions de manifestantes et de manifestants ont réaffirmé leur opposition à la réforme des retraites, le Président Macron a, enfin, décidé de s’adresser à la population. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Président n’a en rien tenu compte de la légitime colère des travailleuses et travailleurs qui s’exprime depuis plus de trois mois. Comme on pouvait s’y attendre, le Président a essayé de justifier à nouveau sa réforme. S’il reconnait que cette réforme n’est pas acceptée, il n’a, à aucun moment, remis en cause sa politique ultra libérale, au service des plus riches, qui suscite un rejet toujours plus important dans la population. Une nouvelle fois, il affirme que deux années supplémentaires de travail sont nécessaires pour produire encore plus de richesses, alors que nous n’en avons jamais créé autant et que les riches ne se sont jamais autant enrichis. Pour la CGT, au contraire, il est urgent d’augmenter les salaires pour financer la protection sociale. Il entend ouvrir trois grands chantiers, sans annoncer rien d’autre que des projets de réformes régressives déjà lancées au service du capital. En clair, le Président a livré un discours de campagne en complet décalage avec le vécu et le mécontentement des Français.
La situation sociale de notre pays impose une inflexion profonde dans les priorités à aborder et de revoir, dans le cadre du dialogue, la manière d’y apporter des réponses satisfaisantes. Sans attendre, pour ce qui concerne la Fonction publique, outre le dossier des retraites, l’urgence à nos yeux est celle des rémunérations, des carrières et du pouvoir d’achat. La reconnaissance des agentes et agents de leurs métiers et de leur engagement quotidien doit être une priorité absolue. L’inflation est venue aggraver la situation créée par le gel de la valeur du point d’indice. La hausse du 1er juillet dernier est restée insuffisante pour préserver le pouvoir d’achat des agents. Outre un tassement des grilles sans précédent (douze années à l’indice minimum pour les agents de catégorie C, trois années pour les agents de catégorie B), le nombre d’agents impactés atteint un niveau alarmant : ce sont plus d’un million d’agents et leurs familles qui vivent avec le traitement minimum.
Nous avons appris avec tristesse le décès de notre Camarade François JEANBLANC qui était affecté à la DGAS. Retraité depuis quelques années, son engagement humaniste s'était concrétisé par son implication à la Fondation de France. Nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances. Les obsèques ont eu lieu le 12 avril au funérarium des Milles en présence de ses nombreux amis. Adieu François, adieu Camarade ! |
En dépit d'une mobilisation exceptionnelle portée par une intersyndicale soudée et du rejet d'une large majorité des Français, actifs en tête, le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel de la réforme de la retraite. L'intersyndicale appelle à un raz de marée populaire le 1er mai et refuse de rencontrer le président de la République.
Pour Sophie Binet, « la situation sociale montre une anomalie démocratique par laquelle la situation d’un seul homme, président de la République, impose une réforme d’une telle violence. » La mobilisation va continuer et « laissera des traces dans la durée en termes de rapport de force et de combativité (...) Les salariés ont relevé la tête et disent non à l’arrogance du pouvoir. »
En ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la mobilisation contre une réforme des retraites qui pénalise les femmes et le combat pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes est plus que jamais d’actualité. Exigeons le retrait du projet de réforme des retraites qui pénalise particulièrement les femmes ! Nos organisations le réaffirment, l’égalité professionnelle est une exigence de justice sociale et un vecteur de financement de notre système de protection sociale.
Placée sous le signe du dialogue et de l'échange, cette rencontre a permis à la CGT d'aborder un large ordre du jour sur des sujets aussi bien transversaux que spécifiques à chaque Direction. Notre syndicat a pu à cette occasion rappeler le travail important fourni autour de la mise en œuvre des 1 607 heures. Madame la Présidente s’est dite déterminée à voir les délibérations – remises en question par la requête en annulation de la Préfecture – validées dans le cadre de la bataille juridique qui s'ouvre à nous. Le syndicat CGT quant à lui poursuivra son engagement pour la reconnaissance de toutes les sujétions et ne s'interdit aucune action avec les personnels.
En effet, de nombreux agents ayant vocation à pouvoir prétendre à un avancement au grade supérieur ou à une promotion dans une catégorie supérieure et bénéficiant d'un avis très favorable ont été écartés. Des directions entières ont été privilégiées, d'autres oubliées : les choix ne sont pas expliqués. Les orientations de la collectivité et sa politique de promotion demeurent intentionnellement floues et difficiles à accepter pour certaines filières.
Grâce aux mobilisations de décembre 2019 et janvier 2020, E. Macron n’a pas pu aller au bout de sa réforme des retraites visant à la mise en place d’un système à point. Il n’abandonne pas et revient avec une réforme paramétrique mais dont la finalité reste identique pour les travailleur·ses: travailler plus pour gagner moins… Comme en 2019, Il n’y a pas d’urgence à réformer. le gouvernement ne peut toujours pas défendre une réforme en expliquant qu’elle viendrait sauver un système en déficit car comme en 2019, il n’y a pas de problématique de financement à court et moyen terme selon toutes les projections existantes du Conseil d’orientation des retraites (COR).
C'est nombreux et impliqués que les agents de la filière administrative de catégorie A, B ou C se sont réunis en Assemblée Générale mardi dernier 15 novembre. Si quelques agents des MDS étaient présents, ce sont ceux de la Direction des Routes, de la Direction des finances, de la DRH, de la Direction de l'Insertion, de la DME, de la DPMISP, ou de la Culture qui ont largement contribué à mettre à jour les leviers incontournables d'une revalorisation indispensable. La perte du pouvoir d'achat, le niveau d'inflation inégalé et le nécessaire rééquilibrage avec la filière technique ont été au cœur des discussions.
Nous avons appris avec tristesse le décès brutal d'Hélène Porte, médecin gynécologue, le 4 novembre dernier, retraitée du service de PMI au Conseil départemental des BdR mais toujours en activité (vacations pour la collectivité et participation à la campagne de vaccination Covid-19). Elle fut longtemps élue CGT de catégorie A en CAP, toujours à l'écoute de nos collègues, toujours disponible. Nous garderons d'Hélène le souvenir d'une amie aux grandes valeurs humaines. Ses obsèques ont eu lieu le 10 novembre en présence de sa famille, de ses amis et d'une délégation de notre syndicat CGT.
Mercredi 9 novembre, se tenait le dernier Comité Technique de la mandature 201 8-2022. En pièce jointe vous trouverez notre déclaration liminaire. À l'ordre du jour de ce Comité technique de nombreux dossiers dont ceux qui s'inscrivent dans une revalorisation du régime indemnitaire, la concrétisation desengagements de septembre pour contribuer à contenir la chute du pouvoir d'achat, un état des lieux de notre collectivité à travers l'étude du Rapport social unique, du rapport Égalité hommes/femmes et la validation des règlements spécifiques Temps de travail, en marge de 2 réorganisations.
Le 2 novembre s'est tenu le Comité de suivi ARTT, qui présentait avant validation en Comité technique du 9/11/2022 les 49 règlements spécifiques de notre collectivité. Ces règlements spécifiques concernent environ 3 000 agents, tant dans la filière culture, environnement, DGAS, les routes, le laboratoire départemental.… et certains agents de la filière administrative. Malheureusement sur le dossier du SCAM (accueil), le personnel n’a pas été entendu car l’aménagement du temps proposé n’est pas en adéquation avec une vie familiale. Quant aux ouvriers-forestiers et à la garde à cheval le DRH s’est engagé à les recevoir rapidement. Au vu du mode de vote de ce dossier il n’a pas été possible de voter favorablement ; nous avons dû nous abstenir au vu des personnels oubliés malgré notre engagement, notre travail de collaboration avec la DRH et les services concernés.
Le 6 septembre dernier notre collectivité consultait les organisations syndicales, sur fond de campagne départementale pour le pouvoir d’achat des populations bucco-rhodaniennes, celui des personnels départementaux, pour prendre connaissance de nos revendications, pour améliorer ou maintenir la revalorisation du montant de la participation à la protection sociale complémentaire des agents du Département.
Alors qu’une véritable campagne de diffamation menée par de nombreux médias nationaux comme locaux, attaque dans leur intégrité et ce à grand renfort de fausses affirmations et de contre-vérités les personnels du Conseil départemental des bouches du Rhône avec le syndicat CGT dénoncent une manipulation de l'opinion publique orchestrée par un gouvernement dont l'objectif premier est la destruction des services publics et la suppression des fonctionnaires qui le servent et sur lesquels on jette aujourd’hui le discrédit favorisant divisant les salariés en opposant les salariés du public et du privé
Comme vous le savez nos organisations syndicales sont mobilisées autour de l'accès au Ségur (CTI, Complément de traitement indiciaire) depuis plusieurs mois. Après que le gouvernement a fait paraître un décret le 28 avril dernier stipulant l'octroi d'une prime de revalorisation, nos organisations syndicales ont œuvré au plan national pour obtenir l'attribution d'un complément de traitement indiciaire large pour tous les agents exerçant dans les métiers du médico-social. Le gouvernement a d’ailleurs accepté de revoir sa copie sous la pression.
Les agents de la filière administrative, quelle que soit leur catégorie A, B ou C qui exercent au sein des Directions ou à l'Hôtel du Département nous ont fait part de leur sentiment d'isolement, de laissés pour compte et du faible niveau de considération de leur engagement ou expertise à l'occasion du dossier de révision du temps de travail. Par ailleurs, cette filière souffre dans certaines catégories d'un salaire et d'un déroulement de carrière extrêmement contraints : leur demande de révision de leur IFSE apparaît donc bien légitime à un moment où leur temps de travail se déclinera à la hausse en 2023…
Comme décidé cet été, la rencontre avec Monsieur le DRH a permis d'aborder trois sujets qui préoccupent l'ensemble des professionnels sociaux et médico-sociaux, qu'ils exercent au sein de la DGAS ou en DRH, et ce, au-delà de la question des effectifs. Nous tenons à remercier de leur présence lors de la rencontre les collègues qui ont formé la délégation, qu'il sagisse des secrétaire de MDS ou du service de Médecine préventive, des collègues Conseillers d’orientation de pôles d'insertion ou puéricultrice du SMAPE.
L’augmentation de 3,5 % de la valeur du point d’indice au 1er juillet a marqué une rupture indispensable avec l’absurde politique de gel menée par les gouvernements successifs. Mais le niveau de cette augmentation est clairement insuffisant, d’autant que la montée de l’inflation devrait continuer (jusqu’à frôler les 10 % fin 2022 selon certaines estimations). Dans de nombreux secteurs, en France et dans le monde, les grèves et mouvements sociaux se développent pour l’augmentation des salaires. Après plus d’une décennie de refus obstiné d’augmentation générale pour tou·tes les agent·es de la Fonction publique, les annonces de dégel — très insuffisantes, donc — sont aussi un encouragement à agir pour obtenir plus !
Les réalités de la vie des travailleuses et travailleurs de ce pays, des jeunes, des privé.es d’emploi, des retraité.es, ont émergé difficilement dans un débat politique qui a tourné en boucle autour des thèmes imposés par l’extrême droite. La vie chère, les luttes et les mobilisations ont permis de parler salaires, pensions, emplois, conditions de travail. La première préoccupation de la population est de savoir comment remplir le réfrigérateur, faire le plein de la voiture, trouver ou garder un emploi, se projeter vers l’avenir malgré la précarité et les conditions de travail difficiles. Le taux d’abstention de 26 % du premier tour des élections présidentielles est inquiétant et révélateur de la difficulté pour une part importante de la population de penser que la vie quotidienne pourrait s’améliorer grâce à cette élection. La situation est grave, en France l’extrême droite est aux portes de l’Elysée.
Nombreux sont celles et ceux qui considèrent que ce n’est pas au virus que le président Macron a déclaré la guerre, mais aux services publics territoriaux et aux agents chargés de les mettre en œuvre ! Cela d’autant plus que les personnels ont toujours répondu présents, avec sérieux, professionnalisme, abnégation dans le cadre de la lutte contre les conséquences de la pandémie de Covid-19.
En grève et manifestation jeudi 31 mars 2022à 10h30 aux Réformés à Marseille
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Des personnels déterminés à défendre des conditions de travail respectueuses de leurs fonctions, de leur santé et des missions de service public. L’Assemblée Générale du 22 février 2022 porteuse de mobilisation, s’est déroulée à l'Hôtel du Département en présence de plus de 200 personnes. Si la première partie de cette réunion s’est centrée sur une explication détaillée des propositions émises par la collectivité, le bilan a été rapidement posé.